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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 30 août 2007 14:29

    @L’auteur,

    A priori, vous avez un premier détracteur qui ne semble pas très bien connaître les tenants et aboutissants de l’approche écologique par intégration de l’économie dans une approche systémique. Pour Jean-Christophe, il semble bien qu’il pense que le système économique est totalement autonome comme l’enseignent les économistes néoclassiques.

    Sans doute ne connait-il pas les principes de thermodynamiques tout en faisant référence à son second principe ; introduction par Georgescu Roegen il y a plus de trente ans (économie thermodynamique). Mais les choses ont encore évoluées avec la thermodynamique des processus (voir R. Passet), les lois du chaos, ... enfin, je conseille la lecture des travaux de Prigogine.

    Je me permet de faire référence à un article écrit sur AgoraVox il y a quelques temps ( http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21811 ).

    Quand à l’hypothèse du rationalisme et plus particulièrement de l’homo economicus, la réduction levée par Phelps devient de plus en plus intenable. La seule chose que ne souligne pas Phelps, ce qui reste surprenant pour un économiste utilisant des outils mathématiques et plus particulièrement des outils logiques, est que lorsque le prémisse est faux dans la logique des propositions, nous pouvons obtenir n’importe quel résultat qui sera considéré comme juste (vrai) par le système. C’est Aristote qui avait levé ce fait : Avec du faux, je fais ce que je veux. L’homo economicus est critiqué depuis fort longtemps par les sciences qui se préoccupent du comportement humain ; et j’ajoute pour Jean Philippe que je fais partie de cette catégorie de personne bien que ma formation soit scientifique (logicien dans les sciences cognitives) et sans doute plus scientifique que bien des économistes qui posent un postulat dans le domaine des sciences de l’homme.

    Pour revenir au rationalisme de l’homme, si nous prenons comme référence les travaux de Charles Sanders Pierce (Sémiotique et Philosophie), il montre que si l’homme peut avoir des comportements rationnels, il peut aussi avoir des comportements irrationnels. Réduire l’être humain à l’homo economicus consiste à admettre, pour les neurosciences, que l’intelligence humaine ne dépasse celle d’un reptile. Nous sommes tout autant confrontés à des problématiques de cet ordre en Intelligence Artificielle ; si l’homme a appris à déduire (raisonnement rationnel), cet aspect n’est absolument pas naturel, l’homme a, par nature, une capacité à induire (raisonnement irrationnel, conjecture pouvant s’avérée fausse mais qui est faite à un instant donné par similitude). Le comportement humain est très complexe, il faut l’admettre, principalement dans les phases d’acquisition de connaissances. La réduction économique devrait, si les néoclassiques avaient une once de fibre scientifique, les obliger, par précaution, à utiliser leurs modèles avec circonspection ; mais que nenni ! On ne récite pas une litanie religieuse en laissant planer un doute, n’est-ce pas ???



  • Christophe Christophe 29 août 2007 21:31

    @L’auteur,

    Votre article est très intéressant pour ouvrir un débat. Négliger les aspects psychologiques dans la phase d’acquisition de connaissance me semble inique.

    Il existe une question qui reste, pour ma part, sans réponse.

    Lorsque vous aborder la psychologie de l’enfant, considérez-vous que l’âge soit un critère suffisant pour déterminer l’environnement psychologique d’un enfant ?

    Cette question n’est pas totalement anodine. Chaque contingent d’une classe est dans une tranche d’âge unique, principalement dans les petites classes de primaire, mais leur capacité à appréhender le savoir peut être très diverse ; chaque élève ayant un environnement psychologique propre (dû principalement au vécu extérieur au contexte scolaire). Ce qui pourrait rapidement mener à la conclusion que plus les effectifs sont bas, plus nous retrouverons des profils psychologiques connexes.

    D’autre part, vous insistez sur la compétition. Mais la vie n’est nullement faite que de compétition ; il faut aussi faire appel à des périodes d’émulation. Le plus difficile psychologiquement, me semble-t-il, est le basculement de l’un à l’autre.

    Ce qui pèse, à mon sens, psychologiquement, dans le contexte scolaire, est justement le fait d’éviter, à tout pris, de mettre les enfants dans une situation difficile pour eux, et ce jusqu’à un âge avancé.

    Pour ce qui concerne les punitions, les collectives sont déjà interdites. Nous sommes d’accord sur le terme un peu fort. Normalement, la référence est un réglement intérieur à chaque établissement scolaire ; et toute faute devrait nécessiter une mise en responsabilité. Il n’y a réparation que si il y a dommage, mais toute infraction doit aboutir à une réaction de l’autorité ; il n’y a rien de pire, pour des enfants, qu’un réglement qu’il peut bafouer sans sanction. smiley



  • Christophe Christophe 29 août 2007 17:35

    Il me semble, mais peut-être est-ce l’expérience qui tend à cette approche, qu’il faudrait s’attaquer à l’école primaire avant même de pouvoir penser résoudre les problèmes au niveau du secondaire pour dessiner une solution durable. Certes, certains soutiens peuvent être nécessaire dans une période transitoire.

    La plupart des lacunes en langue et mathématiques sont dues principalement à des carences d’acquisition durant les classes de primaire ; le savoir est cumulatif, il ne faudrait pas l’oublier. Depuis que les parents ont droit d’opposition au doublement en primaire, nous allons de mal en pis. Quand vous devez traiter des cas d’illétrisme quasiment total de gosses de 11 ans, il faut admettre que ce n’est pas simple ; aucune structure ne peut prendre en compte ce type de problématique. Il faut travailler avec les parents qui ne se sont jamais rendus compte que leur bambin chéri pouvait avoir des lacunes (en remontant les parcours, les premiers redoublements refusés par les parents se situent entre le CE1 et le CM1).

    D’autre part, il faudrait tout autant arrêter de prendre des vessies pour des lanternes. Tout doublement est vu comme une pénalité pour l’enfant ; un enfant ayant deux doublements de classes est considéré, à partir du collège, par l’administration, comme n’ayant plus droit à l’erreur.

    Quant aux DGH, je n’en n’ai jamais connu une seule qui ait progressée d’une année sur l’autre ; même dans un collège qui est passé de 600 à 718 élèves ; c’est le seul cas où elle est restée stable, le reste du temps, à effectif constant, la DGH baisse malgré les multiples plans, parcours, ... mis en oeuvre qui amputent d’autant les heures d’enseignement prévus.

    La première réforme devrait être réalisée dans les rectorats. Le niveau de compétence de bien des chefs de services de certains Rectorat est au plus bas ... enfin plutôt dans le politiquement correct.

    Je ne suis plus dans la boucle, bien que j’y ai passé 15 ans, mais il faut savoir que depuis les années 2000, on nous rabâche les oreilles avec des baisses d’effectifs. Vous savez, dans la même période, il y avait des grèves administratives des directeurs et directrices d’écoles primaires ; les Rectorats n’avait aucune connaissance des effectifs réels des écoles primaires. Dans la zone géographique où je me situe, j’ai monté tout un dossier pour le Conseil Général (responsable des infrastructures des Collèges) concernant les effectifs. Cela a conduit à la construction de 6 Collèges alors que les prévisions du Rectorat ne nécessitaient aucun investissement. Il est certain que si le ministère tient compte des données fallacieuses des Rectorats, il ne doit pas souvent prendre la bonne décision.

    NOTA : Lors d’une de mes rencontres avec le Conseil Général, j’ai appris qu’un des Collèges avait 24 divisions ; dans la réalité, il en avait 28 ; soit une erreur d’appréciation de environ 4 x 30 élèves ... mais 120 élèves de plus ou de moins, cela ne doit pas changer beaucoup de choses, n’est-ce pas ??



  • Christophe Christophe 22 août 2007 16:10

    @Ludo,

    Le problème central actuellement levé par le ministère de la justice est la récidive. Certes, nous ne pouvons admettre qu’un crime perpétré soit admissible, que cela soit une récidive ou non.

    Je vais donc tenter de rechercher des éléments permettant de mesurer le poids de la récidive au regard des libérations conditionnelles (pas uniquement en matière de pédophilie) qui se passent bien. J’ai les chiffres 2004 : sur 5 866 libérations conditionnelles accordées par les juges, 143 ont été révoquées en raison d’une nouvelle condamnation. Pour 35 589 permissions de sortir, la chancellerie a recensé 4 crimes. La récidive suite à une libération conditionnelle représentait, en 2004, 2,5% du nombre de libérations conditionnelles. Pour les permissions, nous sommes très proche du 0%.

    En fait le propos consiste à se poser la question rationellement, comme vous la posez, et non dans la passion du moment. Il faut aussi se poser la question des outils à disposition du juge d’application des peines qui doit prendre position en terme de libération conditionnelle. Devons-nous ajouter une couche législative (dont il n’est pas certain que les moyens de sa mise en pratique soient efficaces) limitant les droits des 97,5% pour lesquels cela se passe bien pour résoudre les problèmes posés par 2,5% ? Ou devons-nous accroître les outils (ils sont très limités en la matière et ne correspondent pas aux contraintes législatives) permettant au JAP de prendre une décision en connaissance de cause et surtout des risques ?



  • Christophe Christophe 21 août 2007 12:28

    @l’auteur,

    Vous posez plus de questions que vous ne fournissez de réponses ; bien qu’une part de votre point de vue tend à transparaître dans votre propos.

    Il me semble qu’il faut passer par la question qui, pour ma part, est primordiale concernant le rôle de la justice. J’ai cru comprendre que, jusqu’à présent, la justice est tout autant responsable de la sancion pénale découlant d’un acte délictueux que de la capacité à réinsérer un condamné une fois sa peine purgée ; sa dette envers la société étant réglée.

    Il conviendrait tout autant que droits et devoirs (il n’existe aucun droit sans devoir ou sa négation l’interdit) s’imposent au citoyen, à la justice mais aussi aux politiques. Il est somme toute inconvenant de proposer des lois sans mettre en place les structures et l’organisation nécessaires à l’application desdites lois ; ce qui est devenu, depuis longtemps, une spécialité de nos chers politiques.

    Mon raisonnement ne pose pas encore si la nomination ou l’élection des juges est la plus pertinente, mais simplement d’assurer une certaine cohérence entre la loi et la capacité à l’appliquer ; à moins, bien sûr, que la justice n’ait plus à se préoccuper de l’insertion sociale d’un détenu.

    De façon plus pragmatique, j’abonde en votre sens ; certains délits ne mènent plus à une incarcération bien que la loi impose, normalement, l’enfermement. Cependant, qu’en est-il de l’état de nos prisons. Que cela émane d’Amnesty International, de la Ligue des Droits de l’Homme, ou même dans les rapports internes du monde carcéral, la surpopulation est telle qu’il devient impossible d’incarcérer pour un délit qui pourtant est condamnable et dont la loi stipule l’enfermement.

    Mais je reste d’accord avec vous sur le fond ! Il serait temps de se poser des questions de fonds ; les réactions nous montrant sans cesse des interventions diverses et variées en fonction de l’actualité et non sur un raisonnement en profondeur. Il faut juste rappeler qu’une loi est inutile quand elle est ambigue (au regard d’autres textes) ou quand elle ne peut être appliquée dans les faits.

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