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Chtiboom

Jeune Centriste du Nord / Pas-de-Calais (Ch’ti Centriste !), adhérent au Nouveau Centre depuis Juillet 2007. Cela fait plaisir de voir un parti politique où l’on peut s’exprimer son opinion sans se faire allumer si l’on n’est pas dans la ligne. Des valeurs européennes, humanistes, et d’équité, dans un esprit de débat ouvert. Les qualités de l’UDF sans les défauts !

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Derniers commentaires



  • Chtiboom 17 juin 2008 11:47

    Il y a des chances que ce changement soit une invitation à faire des titres plus courts...

     smiley



  • Chtiboom 17 juin 2008 10:47

    Voici une autre hypothèse, qui à mon sens mérite d’être examinée.

    Et s’il l’avait vraiment fait au culot ? Et si sa candidature n’avait pas été demandée ou préparée par Papa ? Quelles conclusions pourrait-on en tirer ?

    Premièrement - c’est la conclusion évidente - les élus UMP ont le trouillomètre à zéro. Ils savent que s’ils ne plaisent pas au fiston, celui-ci risquerait fortement de les démolir devant Papa. Et un Papa, on le sait, cela préfère croire que dit le fiston qu’un étranger.

    Deuxièmement - et là on est en face d’une conclusion moins évidente - Papa ne sanctionne pas son fiston. Il lui passe tous ses caprices (le canton de Neuilly-Sud ? La Présidence de Groupe ?), en trois mots il est faible.

    Faible comme face aux secrétaires d’Etat récalcitrantes NKM et Rama Yade, ce qui corroborerait le fait que plus on gueule, moins on est fort.

    Politiquement, cela veut dire qu’on fait beaucoup d’annonces, mais que derrière, il n’y a pas tout le bouleversement qu’on avait annoncé...

    Qu’en dites-vous ?



  • Chtiboom 17 juin 2008 09:52

    Désolé de vous le dire, mais vous êtes à côté de la plaque. La Commission Européenne n’est pas le vrai pouvoir en Europe, ce sont les Gouvernements des pays membres. Tout ce qui se décide est préparé et avalisé par eux. L’UE, c’est 40.000 fonctionnaires, soit à peine plus que la Mairie de Paris ! Et vous voudriez faire croire qu’à eux seuls ils peuvent tout régenter ? Personne peut y croire.

    La vérité, c’est que les Gouvernements utilisent l’UE pour faire passer des mesures qu’ils n’osent pas assumer face à leur population. Comme ça ils peuvent dire "C’est pas nous c’est Bruxelles". Et quand c’est quelque chose de bien, ils s’empressent d’en revendiquer la responsabilité.

    Il y a un moment où il va falloir sortir des hypocrisies. Le véritable scandale, c’est que le pouvoir exécutif a confisqué le pouvoir législatif, et comme les dispositifs du parlementarisme rationalisé n’était pas suffisant, ils se sont servis de l’UE pour en rajouter une couche.

    Il faut redonner le pouvoir législatif aux parlementaires, qu’ils soient parlementaires nationaux ou européens. Eux, au moins, quand ils ne conviennent pas, on peut les changer. Pas les fonctionnaires des administrations nationales qui préparent les textes qui sont acceptés par les gouvernements à Bruxelles.



  • Chtiboom 13 juin 2008 15:39

    Il ne faut pas mélanger les genres. Soit on discute de cette question d’un point de vue purement juridique, et on se balance des jurisprudences à chaque commentaire, soit l’on a une discussion de fond, et il va falloir chercher autre chose que "c’est dans la Constitution / ce n’est pas dans la Constitution".

    Je vais donc placer le débat sur la question de fond, à savoir l’organisation du droit de grève dans notre société -du XXIème siècle, histoire que l’on ne se trompe pas d’époque.

    Quand des salariés (secteur public ou privé) font grève, c’est qu’ils ont une revendication à faire valoir. Et pour la faire valoir, ils s’arretent de travailler pour faire pression sur leurs employeurs. Jusque là, je pense que l’on sera d’accord.

    Plusieurs questions de fond se posent : dans quelle mesure des grévistes ont-ils le droit d’étendre leur pression sur des tiers ?

    1) Ont-ils le droit d’empêcher de travailler des collègues qui ont décidé de ne pas faire grève ? (question des piquets de grève)

    En effet, sur quelles justifications la revendication de tel ou tel groupe de salariés aurait un droit supérieur à ceux qui ne revendiquent rien ?

    2) Ont-ils le droit de gêner les déplacements, d’empêcher de travailler des personnes qui ne sont en rien concernés par le conflit ? (question des blocages de voies de circulation, etc)

    Qu’est-ce qui légitime ces actions dont la conséquence directe et le but affiché sont de bloquer les gens, de les obliger à prendre des jours de congés qu’ils n’avaient aps forcément prévu, etc.

    Ma réponse est simple : dans les deux cas, c’est non.

    Non parce que toutes les justifications avancées jusqu’à présent dans les médias sont soit fallacieuses ("c’est pour tout le monde qu’on se bat" dans la lutte contre la réforme des régimes spéciaux par exemple), soit ne sont pas des justifications, mais un aveu d’impuissance ("on fait cela pour attirer l’attention des médias" ce qui veut dire que sans les médias, les syndicats n’ont aucun pouvoir de pression).

    Tout le problème est là : la France souffre de syndicats faibles - donc agressifs et sans solutions - qui n’existent que par la perturbation médiatique qu’ils provoquent.

    Vivant aux crochets des organismes sociaux (Assedics et autres Caisses de retraite), figés dans le système de représentativité - qui masque un gel total et un oligopole sur ce qui n’a que le nom de dialogue social, les syndicats français vont devoir accepter une véritable remise en cause pour renaître, ou mourir d’immobilisme.

    La seule solution passe par la liberté syndicale totale. Que tout groupe de salariés puisse créer un syndicat, aussi facilement qu’une association de loi 1901, afin que les salariés représentés ne soient plus seulement ceux des grands groupes et de la fonction publique, mais tous les salariés des PME/TPE.

    Seule cette liberté là pourra guérir les syndicats français de leur absence totale de légitimité. Il faudrait également, qu’au travers d’une participation plus forte du Conseil Economique et Social dans le processus législatif, que les partenaires sociaux puissent avoir un rôle actif dans la création des normes.

    Et il va falloir également que les syndicats français comprennent une fois pour toutes qu’il va falloir qu’ils se bougent le c... pour aller défendre les salariés à Bruxelles, dans les Comités techniques et à la Commission Européenne, qu’ils fassent eux aussi du lobbying pour que ne soient pas seulement représentés les grandes entreprises et les hommes d’affaires.

    Voilà les vraies questions. Mais c’est tellement plus commode de balancer "le Gouvernement s’attaque au droit de grève" que de se demander quelles sont les vraies raisons de l’inversion du rapport de forces entre les salariés et les employeurs...



  • Chtiboom 13 juin 2008 12:39

    Je pense que l’essentiel de votre pensée est résumé dans cette phrase que vous avez mise en gras : "Autant le droit de grève est constitutionnel, autant le droit de travailler ne l’est pas".

    Magnifique. Et pouvez-vous expliquer aux gens d’où vient cette formidable différence morale, cette supériorité irréductible du droit de grève sur le droit de travailler ?

    Pour quelle raison la personne qui n’est pas d’accord avec telle ou telle loi aurait-elle un droit supérieur à celle qui l’approuve ?

    Expliquez-nous, parce que franchement, je ne vois pas...

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