Ceux qui donnent à l’UMP pensent en tirer profit. Cela dit, il n’y a pas que les partis politiques dans la vie. Personnellement, je crois qu’il faut soutenir ceux qui défendent vos croyances, ce qui passe souvent par l’éducation, la médiatisation. Je pense par exemple à P. Jorion qui ne pourrait faire ce qu’il fait actuellement sans l’aide financière de certains internautes. Parfois, l’aide peut prendre des formes différentes, tout dépend de la situation. Les partis politiques sont des réseaux bien organisés contre lesquels un individu ne peut rien., Si nous voulons les dépasser, il nous faut créer nos propres réseaux.
La solution me semble-t’il est dans l’éducation politique populaire. Se libérer de la politique événementielle et émotionnelle pour enfin commencer à dessiner un modèle de société cohérent sur une longue échéance.
"De même, il doit être insupportable à tout adhérent UMP de voir sa
cotisation partir en fumée dans le règlement amiable d’une affaire qui
non seulement ne les concerne pas"
> la solution est simple, arrêter de soutenir ce parti...
Vous avez raison sur un point : la multiplicité des voix. Il est vrai qu’internet a joué un rôle détérminant en ce sens. Toutefois, il faut relativiser cette avancée puisque la majorité de la population continue de s’informer par les médias traditionnels (journaux télévisés).
Pour ce qui est de la censure, il est vrai que la censure officielle est beaucoup moins pratiquée que sous De Gaulle. Mais elle a laissé place à l’auto-censure qui est bien plus efficace et plus discrète. Qui plus est, cette censure est accentuée par la recherche de rentabilité : les journalistes doivent faire de l’émotionnel, et surtout, n’ont plus le temps de faire de la recherche (enquêtes etc). Ainsi,is ne font que répéter ce que disent les officiels. Faire du journalisme politique se réduit ainsi à enregistrer les discours du (des) palais... Il n’est plus question de réfléchir.
Prenez un exemple flagrant : la guerre d’Irack. Combien de médas francais ont ils parlé de guerre du pétrole ? On le dit maintenant, mais à l’époque... Combien ont hurlé face aux mensonges de Bush ? Combien ont mentionné l’aide militaire des EU à Hussein lors de la guerre Iran Irack ? Etc.
Cela dit, j’avoue partager un certain optimisme avec vous. Depuis quelques mois, on commence à entendre des voix dissonantes (pas trop quand même) dans les médias officiels. J’attends de voir la suite.
Juste un point pour compléter votre analyse : Le mot gouvernance apporte un aspect déshumanisant à l’action de gouvernement. En effet, on peut nommer les membres d’un gouvernement mais cela semble impossible avec la gouvernance. Or, on ne peut critiquer et donc combattre ce que l’on ne peut nommer.
Du coup, la gouvernance me semble-t’il se dérive sous une forme plus dogmatique. Cela rappelle étrangement les techniques de management qui ont rayé de leur vocabulaire toute notion de classe sociale et de hiérarchie. De même en politique, on commence à sur-utiliser le mot de citoyen qui permet de gommer les notions de rentiers, de bourgeois et autres.
Toutefois, soyons optimistes : je ne pense pas que ces changements linguistiques puissent faire longtemps illusion face à la réalité...