• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

crazycaze

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 435 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • crazycaze 11 février 2012 23:33

    En me relisant, j’ai trouvé également que j’avais été un peu « sévère » envers vous, et j’espère que vous m’en excuserez... mais je suis un peu las des généralisations et des idées toutes faites qui consistent à attribuer à Paul (les parents) ou à Jacques (l’EN) la prétendue faillite de l’école publique.

    Rassurez-vous, votre âge n’est pas en cause, et votre article pourrait tout aussi bien être le fruit de quelqu’un d’âgé. Non, ce que je vous reproche, c’est à partir d’un expérience restreinte d’en tirer des généralisations abusives, tout comme certains sociologues tirent des plans sur la comète à partir d’une étude de cas sur quelques individus, là où des approches plus scientifiques en nécessiteraient des centaines pour pouvoir se prononcer avec toutes les prudences qui s’imposent.

    La sévérité dont vous parlez me dérange car elle peut revêtir différentes formes, et les études qui ont porté sur le développement de l’enfant soumis à des pratiques éducatives sévères (autoritaires) en ont montré les limites et les failles, et les conséquences négatives sur le devenir des enfants, quand elles ne sont pas dramatiques du fait d’une sévérité disproportionnée. Ce qui semble le plus adapté dans nos cultures occidentales est une éducation faite à la fois d’amour, d’affection, et de contrôle. Comme chez tous les mammifères, le jeune apprend à partir de différents individus qui interagissent avec lui et/ou font partie de son environnement et qu’il peut observer. Si le système dans lequel il grandit est « perverti », il apprendra à se comporter d’une certaine façon de manière à s’adapter à ce système. Et en absence de connaissance d’autres systèmes, il ne pourra même pas imaginer que le système dans lequel il grandit est complètement dysfonctionnel. C’est ce qu’on observe avec les enfants vivant en vase clos et victimes de différentes formes de maltraitance. Comme chez tous les mammifères sociaux, et c’est particulièrement vrai chez nos cousins primates, à mesure que l’enfant grandit on attend de lui qu’il se conforme aux règles sociales régissant le groupe, et l’on passe d’une grande tolérance à des réprimandes plus ou moins appuyées aux manquements.

    Pour le jeune enfant, les individus avec lesquels il a établi des liens d’attachement sont des référents sociaux. Pour comprendre l’environnement, il se sert de l’observation des actions et des réactions de ces individus. Ainsi, la peur du médecin peut être déclenchée dans les première visites par l’angoisse de la personne qui l’accompagne. C’est cette angoisse qui confère au contexte son aspect anxiogène, pas le médecin, ni le facteur nouveauté (en général) ni même l’objet de la consultation. C’est également le cas pour l’angoisse de séparation pour l’entrée en crèche ou à la maternelle... Le problème des conditions matérielles est davantage à considérer dans la façon dont il affecte la disponibilité psychologique des parents à l’égard de l’enfant. Vous pouvez être très riche comme très pauvre et ne pas arriver à vous rendre disponible... et le fait d’être dans le même espace que l’enfant et ce durant de nombreuses heures ne garantit en rien la disponibilité, l’attention que vous lui accorderez.

    Et le fait de savoir tout ça ne m’a pas empêché de me comporter parfois comme un vrai CON avec mes enfants... mais à la différence des autres parents, moi je savais à quel point et je disposais de quelques outils qui me permettaient d’en atténuer la portée. 



  • crazycaze 11 février 2012 16:52

    La proportionnelle, mixte 50-50 ou intégrale, est à mon sens le seul mode électif démocratique.

    On ne peut pas en revanche comparer le nombre de nos représentants par rapport au nombre d’habitants entre les US et nous. La réalité américaine est très très différente, l’état fédéral y est perçu comme pour nous l’assemblée européenne, les autres états américains comme les autres nations européennes, l’état assimilé à notre nation, etc... Pour un américain moyen, les élections les plus importantes sont celles du comté (mairie, sheriff, juges,..), puis celles du gouverneur de l’état... le reste...



  • crazycaze 11 février 2012 16:33

    De l’intelligence, à voir... mais une solide formation dans ce domaine ça c’est sûr !! smiley !!!

    Par contre, à tous ceux qui distribuent des mauvais points, il serait sans doute plus constructif de prendre la plume - hum, le clavier - et de développer votre point de vue, vos critiques, vos points de désaccord. Je n’ai pas la science infuse et mes considérations, même si je peux les étayer sur des bases solides, ne sont jamais que les miennes, et donc sujettes à controverses.

    Pour ma part, je trouve que la controverse est le moteur du progrès scientifique. Par contre, ce conduire comme une Agence de Notation, ça n’apporte pas grand chose !! smiley !!!



  • crazycaze 11 février 2012 16:25

    Pour ce qui est du redoublement... le problème est celui d’une conception de l’apprentissage à la mode piagétienne mal comprise (pauvre Piaget). Tel âge, telles compétences !!!

    Or, beaucoup d’études montrent des différences profondes entre enfants dans leur vitesse d’apprentissage. Dans certains systèmes éducatifs « nordiques » il n’y a pas de redoublement tout simplement parce que ça n’a pas de sens dans un système où l’on respecte le rythme du développement cognitif de l’enfant. Bac à 16 ans ou à 20 ans ? Quelle importance ??? L’important est d’asseoir ces connaissances sur de bonnes bases, le reste n’est qu’idéologie et arbitraires culturels. Erikson montrait ainsi l’incidence des contextes sociétaux et culturels sur la pression parentale concernant l’acquisition de la marche chez l’enfant. Dans une tribu amérindienne nomade, l’enfant était encouragé, stimulé, pour qu’il acquiert le plus vite possible la marche, alors que dans une tribu sédentaire l’enfant apprenait à marcher à son rythme.

    On rencontre souvent à la sortie des écoles certains de ces parents qui confondent précocité d’acquisition (marche, langage, etc.) et compétence parentale... les mêmes qui quelques années plus tard s’enorgueilleront des performances scolaires de leurs enfants comme étant pour une très large part le fruit de leur éducation et qui par contre au moindre échec en attribueront l’entière responsabilité à l’enfant.



  • crazycaze 11 février 2012 16:03

    Votre appréciation et votre analyse sont empreintes de vos préjugés et valeurs propres, et à partir d’une toute petite expérience personnelle vous rendez compte de façon simpliste et pleine de poncifs d’une problématique fort complexe dont les variables sont nombreuses.

    De nombreuses mutations, culturelles, sociologiques, socio-économiques, technologiques, mais aussi idéologiques et politiques constitutent des dimensions que nous ne pouvons ignorer pour comprendre la scolarisation des enfants, les programmes et les conditions mêmes de ces enseignements, l’école et ses professionnels.

    Les politique de droite qui sont succédées n’ont eu qu’un seul souci, rendre improductif tout ce qui est de l’ordre du service public pour que l’offre privée se place dans un contexte concurrentiel favorable. La scolarisation n’échappe pas à cette volonté mercantile.

    Chaque année on nous dit que les performances des élèves sont de plus en plus bassespar rapport aux années précédentes, et chaque année nous voyons le nombre de bacheliers augmenter ainsi que le nombre de mentions... J’ai fait il y a quelques temps une recherche sur l’estimation qui avait été faite à l’entrée en 2e du niveau des élèves qui en terminale avaient explosé le nombre de réussites et de mentions au bac. Selon l’estimation, ils étaient catastrophiques à l’entrée en 2e !!! Cherchez l’erreur...

    On exige des élèves qu’ils aient les mêmes performances en français et en mathématiques qu’autrefois.... du temps où ces matières constituaient à elles-seules un volume horaire équivalent à la moitié du temps scolaire. Aujourd’hui, les enfants font des initiations aux sciences, de l’informatique, de l’anglais, etc. autant de matières qui n’existaient pas dans l’enseignement. Le volume d’enseignement du français et des maths a donc baissé. Or, nos capacités cognitives ne vont pas changer du jour au lendemain, et nos capacités d’apprentissage et de rétention d’un cours demeurent les mêmes. Il est donc logique que le niveau de performance sur ces deux matière baisse par rapport au temps où elles constituaient l’essentiel de l’enseignement.

    Quant aux parents... les conditions mêmes de leur possibilité d’exercer un rôle éducatif se sont dégradées. Mais il ne faut pas croire que d’être sévère suffit... c’est mal connaître là encore la diversité des problèmes, des conditions mêmes d’exercice de la parentalité. Aux difficultés économiques de plus en plus criantes, générant de plus en plus de stress, de moins en mons de disponibilité, viennent se greffer des idéologies mercantiles, consuméristes et de dénigrement systématique de tout ce qui est « intellectuel ». Les media, mais aussi nos « élites » politiques, abondent de crétins qui affichent de façon clinquante leur réussite financière malgré leur échec scolaire et leur QI d’huître anémiée. Comment voulez-vous alors qu’un môme, dans de telles conditions socioculturelles, puissent voir dans l’école et les performances scolaires les conditions sine qua non d’une réussite personnelle ?

    Enfin, pour ce qui est des enseignants eux-mêmes, si l’Ecole Normale formait bien sur 3 ans des insituteurs, plus ou moins compétents, ayant plus ou moins la fibre pédagogique, les IUFM se sont révélées catastrophiques, que ce soit au niveau des contenus (absence de pédagogie, psychologie de l’enfant en option, sur-intellectualisation par les didactiques et les sciences de l’éducation) ou dans les modalités de sélection des candidats. Une étude avait même montré que la réussite au concours était statistiquement liée aux notes en français et en maths du bac. Or, pour bien enseigner, une tête bien pleine ne suffit pas - cela est également vrai au plan universitaire - encore faut-il avoir le goût, l’intérêt pour cette relation pédagogique. Malheureusement, les IUFM comptaient davantage sur leurs bancs des gens qui faisaient le métier d’enseignant par défaut, ayant échoué dans leurs plans de carrière initiaux, et qui s’étaient finalement tourné vers ce débouché (vacances + sécurité de l’emploi), ne pouvant se résoudre à s’engager dans l’armée ou la police !!

    Enfin, le nombre d’élèves, et parmi ces élèves, le nombre d’élèves issus de famille en grande difficulté, peut avoir selon le contexte socio-economico-culturel une incidence sur les performances scolaires, encore que cela dépende beaucoup de l’équipe enseignante, et du soutien dont l’école peut bénéficier de la municipalité. J’ai vu à Arras une école maternelle de ZEP où 22 enfants sur 24 avaient les deux parents au chômage, des enfants arrivant survoltés, manquant de sommeil, dans une école peut amène et avec une équipe pédagogique aussi désabusée qu’incompétente... et j’ai également vu la même année une école maternelle située également en ZEP à Marseille avec des locaux accueillants et surtout une équipe pédagogique extraordinaire, et des enfants qui malgré les difficutés de vie, s’épanouissaient, et étaient arrivés pour certains à faire lever leurs parents pour qui les amène à l’école alors qu’ils étaient en grande précarité et au bord de la désocialisation.

    Tout discours simpliste et généralisant sur des problématiques aussi complexes ne peut éviter de tomber dans l’écueil de la caricature grossière et l’erreur.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv