Tout à fait d’accord avec vous. D’autant plus que les faiseurs de génies à des fins mercantiles existent sans doute depuis l’aube des civilisations, tout comme les artistes médiocres encensés par un aéropage d’experts autorisés qui ne doivent leur statut qu’à leur aisance quand ce n’est pas à leur naissance, les faux génies usurpateurs du talent des autres, etc.
Ce n’est pas l’Art qui est à blâmer dans cette histoire, ni les artistes, « bons » ou « mauvais », mais ceux qui ont fait du marché des oeuvres des objets de spéculation fortement attractifs car non imposables. Après, c’est le même système que pour tout objet de marchandise : l’intérêt est dans le rendement, pas dans la qualité. Et si on veut faire une bonne opération, on achète du tartempion pour une bouchée de pain, puis on le fait mousser, on l’encense en achetant de la communication, on l’expose, et il y aura bien quelques gogos pour acheter, contribuant ainsi à faire grimper la valeur des oeuvres.
Pour autant, il ne faut pas rejeter tout en bloc, et ce n’est pas parce qu’une oeuvre dérange, déroute, qu’elle ne sera pas reconnue comme géniale des années plus tard pour retomber peut-être dans l’oubli quelques décennies après. L’histoire des arts l’illustre à merveille.
Quant à la notion du beau, rien n’est plus subjectif, et je m’étonne au regard que l’on puisse adhérer à l’idée d’une beauté universelle, quand elle n’est même forcément pas partagée au sein de groupes restreints partageant pourtant de nombreuses valeurs que peuvent être la famille, les amis, etc.
On peut toujours rêver... mais les crevures politiques ont plus de chance de mourir vieux et dans l’opulence malgré tous les cadavres et toutes les saloperies dont ils sont responsables, que les humanistes, les pacifistes, les courageux opposants aux dictatures de tout poil, qui meurent souvent jeunes et assassinés.
Notre président est petit mais il a fait le maximum... dans tout ce qui est détestable et condamnable lorsqu’on est en charge des affaires de l’état. Encore heureux que l’on soit passé à un mandat de 5 ans... je préfère pas imaginer ce qu’il aurait été encore capable de faire s’il avait eu deux ans de plus !!!
Bien que l’on s’évertue à faire de l’élection présidentielle l’élection majeure dans une démocratie, c’est au contraire l’élection la moins importante quand il s’agit de choisir les orientations économiques et sociales.
Bien que les présidents successifs de la 5eme aient cherché à étendre leurs prérogatives, le chef de l’Etat est surtout le chef des armées et de la diplomatie. Pour le reste, il a un droit de regard, mais n’est pas forcément lui qui décide, qui impose son point de vue. A toutes fins utiles, je rappelle que le 1er ministre et son gouvernement, sont choisis en fonction du résultat des élections législatives. Certes, c’est le président qui choisit le 1er ministre et il peut s’opposer à l’attribution de maroquins aux individus proposés par le 1er ministre. Mais le gouvernement et la politique qu’il applique dépendent avant tout de la représentativité de leur parti à l’assemblée nationale. D’où les cohabitation, où l’on a vu des politiques de droites être menées avec un président de gauche.
Alors, élire un président de la république sur la base du programme qu’il est supposé développer, relève de l’arnaque pure et simple. Imaginez que Mélenchon soit élu président de la république, mais qu’au final ce sont les partis de droite qui ont la majorité au parlement. Est-ce que Mélenchon pourra appliquer son programme ? Non, bien sûr que non.
Personnellement, je pense qu’il faut en finir avec ce régime présidentiel qui est un ersatz de monarchie et faire du parlement autre chose qu’une chambre d’enregistrement des lois gouvernementales, notamment par l’existence d’une réelle représentativité de tous les courants (proportionnelle à 50%) et la suppression du 49.3.
Ce sont les élections européennes, législatives, régionales et municipales qui doivent être considérées comme des élections majeures dans le cadre de la conduite des affaires économiques et sociales d’un pays « démocratique », et non l’élection présidentielle.
1) Virer Sarkozy 2) En finir avec le régime présidentiel et les fastes monarchistes 3) Voter utile aux législatives en ne donnant pas la majorité absolue au PS, pour les obliger à composer avec les partis de gauche et les verts pour faire passer les lois.
Quant à M. Hessel, respect total pour son parcours et ses engagements. Après, j’ai pas lu son livre, mais bon, comme disait René Dumont « Je ne suis même pas certain d’être encore d’accord avec ce que j’ai écrit dans mon dernier livre ».