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crazycaze

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  • crazycaze 24 janvier 2012 17:34

    Logan, savez-vous ce qu’est un pigiste ? Le nombre de cadreurs qui sont en CDD reconductibles at vitam aeternam ? Et tous les journalistes sont-ils à mettre dans le même panier (de crabes) ? Dans ce monde, il y a 200 journaleux qui sont achetés et se tiennent les coudes, et beaucoup d’autres qui galèrent, qui se font blackbouler pour écrire ou dire ce qu’ils pensent, subissent des pressions et des emmerdes, comme Denis Robert, par exemple !! Un peu de discernement !!



  • crazycaze 24 janvier 2012 13:22

    Ce n’est pas sûr du tout... Je n’ai pas le souvenir que l’on se soit moqué des chômeurs et des gens qui galèrent dans le Petit Journal. C’est votre sentiment...

    Quant au journaliste qui aurait ironisé sur le tee-shirt... Il ne faudrait pas confondre les réflexions idiotes, les ironies faciles ou les jeux de mots limites que l’on peut faire en privé et ce qu’on médiatise. D’autant plus que les conditions de travail des arpètes de la télé et leur lot de contrat précaire ne les incite pas forcément à se moquer des difficultés des autres...



  • crazycaze 24 janvier 2012 12:01

    Curieux que vous omettiez le fait que l’équipe du petit journal avait demandé au staff du Front de Gauche une accréditation qu’ils ont obtenu, avec toutefois l’indication qu’ils ne pouvaient profiter du transport prêvu pour les journalistes car ce dernier était supposé être complet - ce qui s’est révélé faux à la descente de l’autocar, de nombreuses places restant disponibles aux dire des « embedded journalists », mais il peut s’agir de désistements de dernière minute. Or, selon moi, quand on n’apprécie pas un journal, on ne lui donne pas d’accréditation. Le procécéde est faux cul, il s’agit de dissuader tout en faisant croire qu’on est large d’esprit. Quant à « la peur que les chômeurs soient ridiculisés »... C’est celaaaa ouiiiii...

    Le petit journal brocarde, détourne, etc. , c’est pas nouveau, et jusqu’à présent ils ont plus dégommé le pouvoir en place et les caciques de l’UMP, du PS ou des verts. Ils ont été « connards » avec Mélenchon... soit. Mais l’attitude au final du staff de campagne et de Mélenchon dans le cas présent est contre-productive. De plus, après tout ce qu’il a balancé sur les media et leurs laquais - souvent avec raisons - il devait s’attendre à ce qu’on l’asticote là dessus, à ce qu’on le cherche... et vu qu’il est du type sanguin, à ce qu’on cherche à le faire sortir de ses gonds.

    Oui Canal, c’est plus le canal de Rousselet :’( , ni même celui de de Greef et Lescure, mais au lieu de s’en prendre au Petit Journal, les attaques devraient davantage concerner le Grand Journal de Denisot, qui reçoit ministres et autres suppôts de la droite libérale à qui mieux mieux, leur sert la soupe, le plat et le dessert, avec moultes courbettes, et développe une toute autre attitude quand l’invité est de l’autre bord, lui coupant la parole quand pour les premiers ils écoutent leurs dire dans un silence religieux, sans remettre en cause ni relever leurs mensonges les plus éhontés.

    Lecteur du Canard, de Charlie - sauf du temps de Val laid du pouvoir, période pendant laquelle j’ai acheté Siné Hebdo - assidu de Groland, j’aime la satire, même quand elle vise ceux que j’apprécie. Faire tout ce barouff, avoir cette attitude, c’est dommage... et ça laisse aux opposants aux idées du FG un boulevard pour agiter l’épouvantail du Stal’ ennemi de la liberté de la presse. Vraiment, c’est on ne peut plus maladroit... et ça devient grotesque quand ensuite on s’affiche dans Gala. Pour ma part, ça m’a rappelé quand j’avais voulu discuter avec une encartée au PC de la façon dont les militants ressentaient la dissidence de Juquin et Co et que je m’étais vu rétorquer que vu que j’étais pas du PC, elle n’avait pas à discuter de ça avec moi... C’est con, très con même.

    Je me doute bien que je vais me faire « moinser », et en tant que Libertaire, ça ne me gêne pas, du moment que je peux exprimer mes idées. L’attitude du FG envers le Petit Journal ne changera pas le fait que j’apprécie les idées développées, mais je trouve que c’est disproportionné et contre-productif, et c’est bien dommage !!



  • crazycaze 23 janvier 2012 23:26

    @ Immhotep : est-ce qu’une action en nullité a été engagée à l’encontre de Woerth ?? smiley !!



  • crazycaze 23 janvier 2012 23:10

    Le problème de votre article me semble provenir du fait que si l’on peut parler de recherche scientifique, on ne peut parler de science mais des sciences, et également faire le distingo entre sciences appliquées et sciences fondamentales.

    Tout d’abord, pour ce qui est de la recherche appliquée, qui devrait connaître un financement important dans les entreprises qui bénéficient de ses avancées, nous ne pouvons que malheureusement faire le constat que la part d’investissement en recherche et développement du secteur industriel a baissé de près de 25% ces 15 dernières années. 

    Pourquoi ? Parce qu’on a puisé sur ces investissements pour payer les dividendes aux actionnaires. Pour pallier à ce déficit, on a réussi à obliger les états à promouvoir le co-financement état-privé dans la recherche universitaire. Résultat, seules les recherches susceptibles de permettre à court terme aux entreprises de réaliser des bénéfices sont favorisées. Autant vous dire qu’avec une telle orientation dans la recherche Albert Einstein serait en train de balayer les rues ou de servir des nuggets à MacDo.
     
    Ainsi, si l’état prend en charge l’essentiel de la formation et du coût des thèses, il suffit qu’une entreprise participe au financement pour que les brevets ou les avancées technologiques à venir deviennent leur propriété exclusive - même si ça et là le subterfuge étant décidément trop gros des chercheurs se sont prémunis d’une totale spoliation en négociant quelques retours sur investissement. Toutefois, le calcul est tout bénéf pour les entreprises. Pas besoin d’embaucher des chercheurs, il suffit d’utiliser le vivier et de prélever de temps à autre le poisson rare, quant aux autres, bons esturgeons, on leur pique leurs oeufs et on les renvoie à la flotte !! Une enquête avait révélé que si 15% à 25% des entreprises privées se déclaraient prêtes à co-financer les thèses de recherche, elles étaient moins de 10% à promettre d’embaucher ensuite le thésard.

    Pour ce qui est des états-unis, le financement de la recherche est très différent du système français. D’abord, le financement est attribué à un chercheur comme porteur de son programme de recherche. Et c’est d’ailleurs en fonction des fonds qu’il parvient à lever pour son programme qu’il est ensuite convoité par les universités. Ensuite, beaucoup de recherches sont financées par des fondations qui doivent elles-mêmes leurs subsides de l’argent que donnent des particuliers ou des entreprises grâce à une mesure fiscale incitative. Or, depuis le début des années 80, le tissu industriel américain n’a cessé de diminuer comme une peau de chagrin, notamment par les délocalisations. Moins d’industries, donc moins de financement pour la recherche.

    Les problèmes sociétaux que nous connaissons à l’heure actuelle sont en grande partie les conséquences d’une recherche appliquée et des avancées technologiques qu’elle génère assujeties à la recherche du profit à court terme. Le problème, c’est que comme le prédisent les théories générales des systèmes dynamiques, une petite variation à un niveau du système - ici un financement quasi exclusif des recherches permettant des bénéfices à court terme - peut avoir des conséquences majeures à des niveaux supérieurs, comme par exemple l’ensemble des éco-systèmes planétaires. Or, s’il est relativement facile de se prémunir des conséquences néfastes en amont, il sera beaucoup plus difficile de réparer les dégâts causés en aval.

    Enfin, des secteurs entiers de la recherche, notamment en sciences humaines, qui pourraient avoir des effets bénéfiques, autant au point de vue sociétal qu’économique, sont laissés à l’abandon, en friches, faute de financement. J’ai il y a quelques années solliciter les groupes bancaires et leur mécénat pour obtenir un financement - réduit - en sciences humaines, en essayant de leur faire comprendre que cela aurait un impact positif sur leur image... sans résultat. A priori c’est plus valorisant pour elles de financer des gros bateaux de course et autres, qui ont pourtant peu à voir avec le secteur qui les préoccupe. Il en est de même pour les recherches fondamentales, car elles s’inscrivent dans l’intemporalité. lorsque Einstein a développé sa théorie de l’effet photo-électrique et des photons, qui pouvait prévoir qu’un demi-siècle plus tard elle serait à l’origine des cellules photo-électriques qui sont utilisées dans une grande quantité de nos technologies ?

    Je pense qu’il faut mettre un terme à cette dérive mercantile des programmes de recherches. La recherche appliquée devrait être essentiellement financée par ceux qui bénéficient de leurs avancées, et la recherche fondamentale et dans les sciences dont la vertu première n’est pas de développer un produit commercial à court terme devrait être financée par l’état et les fondations - en s’assurant que les dites fondations ne sont pas des constructions artificielles émanant de groupes industriels qui par ce biais ferait l’économie d’embaucher des chercheurs pour leur propre intérêt.

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