Pensez-vous que désobéir au modèle parental est nécessaire ? Utile ? Irrespectueux ? Question mal formulée, à plus d’un titre.
Comment peut-on affirmer sa différence, sa liberté de ne pas penser ou vivre comme on l’a appris, et conserver des bonnes relations avec ses proches ? Tout dépend du contexte familial et des pratiques éducatives qui le caractérisent.
Comment avez-vous affronté le désaccord avec vos proches ? Par l’argumentation de mes décisions. Mais là encore, tout dépend du contexte familial.
Quelles sont les limites à la transgression des règles établies par les parents, et à plus forte raison par les autorités ? Tout dépend du contexte familial et des pratiques éducatives qui le caractérisent
Comment s’affranchir de la tutelle familiale sans se soumettre à d’autres conditionnements (modes, médias, publicités, web, etc.) ? Et l’infuence des pairs ???
Dans une société de l’enfant roi, faut-il au contraire restaurer le respect de l’autorité familiale ? Comment ? Confusion entre ce que les anglo-saxons appellent Authoritative et Autoritarian.
Je suis désolé, mais comme d’autres, je considère ce questionnaire extrêmement mal conçu, trop pour générer des réponses intéressantes et utiles. L’art de construire un questionnaire en évitant les pièges de la suggestion, la résonnance intime des mots, etc. ça s’apprend.
@ Sisyphe : Il est là, l’écueil conceptuel : d’un côté le corps, de l’autre côté l’esprit, le psychisme. C’est là une approche qui conduit forcément à l’impasse. C’est ce qu’ont compris depuis longtemps les chamans, les medecin-men, etc. (Voir Levi-Strauss _ Pour le rappot aux cultures : Erikson ou Jaan Valsiner).
Le corps et l’esprit ne sont pas deux entités opposées, l’un et l’autre sont inextricables, comme l’inné et l’acquis. Continuer dans cette voie est revenir aux querelles du réductionnisme mécaniste de la fin du XIXeme. C’est pourquoi je considère que James Mark Baldwin ou Pierre Janet sont bien plus importants en tant que précurseurs d’une approche holistique du fonctionnement humain que ne l’est Freud.
Pour ce qui est de l’autisme, a priori, il semblerait qu’il existerait plusieurs trajectoires pouvant conduire aux symptômes conduisant à diagnostiquer l’autisme. Bernadette Rogé est bien mieux placée que moi pour en parler. En tout cas, il est avéré que les considérations de Bruno Bettelheim visant à rendre les parents responsables de l’autisme sont certainement une des plus graves erreurs de l’approche psychanalytique qui a engendré de très grandes souffrances chez des parents d’autistes.
C’est effectivement une honte, quand on sait ce que coûte ces hébergements en Hôtel miteux aux deniers de l’Etat alors que des appartements vacants 10 fois moins chers et 10 fois plus confortables sont vacants...
Malgré les quelques rares reportages qui ont tenté d’y voir clair (malgré la réticence et l’opacité des tenants et des aboutissants), je me demande encore comment est-ce possible, à quelles fins, et pour servir quels intérêts... (rnfin, je ne suis pas naïf au point de ne pas avoir quelques idées...).
Pour le reste, quand on veut donner les allocs juste aux familles aux conditions modestes, les nantis crient au scandale, à l’inéquité de traitement... Tiens !! Je suis sûr qu’ils sont pour la suppression des allocs en cas d’absentéisme, eux...
Dans ma région, au palmarès des lycées affichant les meilleurs taux de réussite, 9/10 sont privés ou semi-privés... La grande casse du service public de l’éducation pour tous est en marche, vite la société à deux vitesses à l’américaine, avec ascenseur social en panne. Un environnement adapté à ses hôtes, riche pour les riches, pauvre pour les pauvres, c’est l’écologie telle que la conçoit l’UMP.
La suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme répété de l’enfant est non seulement une absurdité éducative quant à ses attendus mais en plus complètement inéquitable.
Prenons le second point : Quid des enfants uniques ?? (les allocs ne sont versées qu’à partir du 2eme enfant). Quid des enfants dont les parents se foutent royalement du maigre pécule que cela représente en regard de leurs revenus ?? Bref, c’est une loi qui ne concernera que certains, donc créant une différence entre les familles et des sanctions applicables non en regard du délit mais des conditions des familles.
Pour ce qui est du second point : Ajouter un problème dans des familles en précarité, qu’elle soit économique, culturelle ou éducative, ou les trois à la fois ne changera rien à l’affaire, et pourra même aggraver les choses. L’absentéisme scolaire n’a pas qu’une seule origine, et chaque cas est particulier. Je vais prendre un exemple que je connais. Suite à un divorce, la fratrie des enfants d’un de mes amis a été séparée. Quelques années plus tard, la justice a décidé de replacer l’aîné auprès de son père. Les deux enfants restés avec lui sont très brillants au collège (16 de moyenne, classe européenne pour l’un). Celui qui est revenu avec son pèrs est complètement parti en vrille. Ingérable malgré tous ses efforts. Absentéisme répété (bien qu’il veille à ce qu’il aille au collège... il se fait virer des cours et fait le mur). Pensez-vous qu’il serait juste que cet ami soit sanctionné ??
Chaque cas doit être étudié avec discernement, et les aides éducatives adaptées au cas par cas. Cette loi satisfait des français qui ne connaissent pas le problème et s’en tiennent aux stéréotypes véhiculés par les medias. Je suis assez bien placé pour ma part pour connaître cette problématique, car j’interviens en qualité de psychologue spécialiste des questions d’adaptation scolaire. Comme mes collègues du Québec, et comme l’a dit de façon effarée Egide Royer sur une antenne de radio, la France a 15 ans de retard sur ce genre de problématique. Une fois de plus ce gouvernement agit précipitament, à l’aune de l’opinion publique, sans même s’intéresser à ce qu’en pense ceux qui ont étudié le problème (même si Eric Debarbieux a été chargé d’une mission... mais comme disait Clémenceau, quand on ne veut pas traiter un problème, on crée une commission). Tout ceci est du populisme à la petite semaine.