Pauvre Chalot ! vous voulez « faire comprendre aux gens » ! Mais il faudrait d’abord avoir vous-même compris quelque chose au monde qui vous entoure, et à part le catéchisme trotskiste de la « bête immonde », du « nauséabond », et du « barrage républicain », qui sont autant d’aboiements conditionnés que quelque dialecticien malicieux a subrepticement glissés dans votre cerveau, votre réflexion s’arrête avec les slogans des manifs, c’est pourquoi elles vous fascinent tant.
Le FN n’est pas un parti d’extrême-droite, mais un parti démocratique, jusqu’à preuve du contraire, car il n’exerce nulle violence envers les corps institutionnels, nulle menace de mort envers ses ennemis, nulle organisation d’un chaos social qu’il chercherait à détourner vers un contrôle militaire de la société : Il ne se bat qu’avec des idées et des bulletins de vote, ce en quoi il est plus démocratique que vous, ami Chalot, qui l’insultez en lui faisant des procès d’intention, sans avoir aucun fait grave à lui reprocher : l’extrême-droite a existé, dans les années 30, et vous pouvez être certain que ses méthodes d’action n’avaient rien à voir avec celles du FN : les insultes ad hominem, les dégradations, les intimidations et même les morts pleuvaient. Les enfants de cette extrême-droite aujourd’hui, ce ne sont pas ceux du FN, mais les « antifas », dont le préfixe « anti » n’est finalement qu’une habile couverture...
Quant au « racisme » et à la « xénophobie », ce sont des mots dont vous ne percevez visiblement ni les tenants, ni les aboutissants : Cessez donc de jouer les théoriciens, et contentez vous donc de battre le pavé avec vos insultes haineuses, bien au chaud dans la manif : Vous n’êtes fait que pour cela, ami Chalot, car vous ne pensez pas : vos idées, ce ne sont que du « prêt-à-penser »...
Saviez-vous, par exemple que ce n’est pas sur un élan spontané de son esprit que Karl Marx a écrit le Manifeste du Parti Communiste, mais sur la demande d’un certain Clinton Roosevelt, illuminati new-yorkais, qui l’appointait comme correspondant à Londres de son journal, le New-York Daily Tribune, à travers ses adjoints, Horace Greeley et Charles Dana, illuminatis comme lui, et que la Ligue communiste à laquelle avait adhéré Marx a été fondée par le sinistre maçon italien Mazzini, fondateur de la mafia, qui a eu infiniment plus de sang sur les mains que n’en aura jamais Marine Le Pen qui, elle, d’ailleurs, jusqu’à preuve du contraire, n’en a pas du tout.
Mais continuez à donner des leçons de morale en croyant que le sommet de toute Connaissance réside dans les glorieux slogans de votre cellule syndicale d’énervés de banlieue, et dormez en paix, camarade, le Parti Socialiste est content de vous !
Cet article est très édifiant, et son auteur peut être érigé en cas d’école, auquel on pourra même se référer sous le nom du « cas Chalot », prototype parfait de « la pensée par étiquettes ».
En effet, ami Chalot, vous êtes très prolixe sur Agoravox, et vous rapportez parfois des anecdotes ou des informations intéressantes, et certains de vos billets sont de ce fait dignes d’intérêt, mais vous auriez dû vous connaître un peu mieux vous-même et comprendre que vous n’êtes nullement qualifié pour vous ériger en analyste ou en théoricien :
Votre pensée a beaucoup de mal à s’élever, d’où le recours aux étiquettes convenues que vous avez adoptées dans votre jeunesse pour pouvoir filtrer la surabondance d’information que notre société hyper-communicante vous impose quotidiennement.
D’aucuns pensent par eux-mêmes et se révoltent souvent contre les stéréotypes ambiants qu’on cherche à leur imposer, et d’autres, au contraire, s’efforcent de conformer leur pensée à l’approbation générale, c’est à dire à la mode, afin de baigner dans un paisible état d’autosatisfaction : Ces derniers, par suite, engrangent les étiquettes des idées toutes faites et s’y tiennent, acte superficiel par lequel ils jugent sans jugement, comme les jeunes filles éthérées entrent en pâmoison ou en révulsion dès qu’elles voient une étiquette de marque sur un vêtement, selon qu’elles ont catalogué la marque comme « classe » ou comme « nulle ».
Ainsi, ami Chalot, vous avez sur vos étagères les étiquettes « bête immonde », « facho », « salaud », « réac’ », et vous les brandissez comme un crucifix devant un vampire dès que celui qui ouvre la bouche est affilié au Front National. Intellectuellement parlant, cela n’est pas très sérieux...
Vous devriez donc vous méfier de vous-même. C’est avec ce genre de comportement qu’on fait les petits assassins, ceux que l’on peut chauffer à blanc très facilement, d’un simple slogan, pour leur faire accomplir les crimes les plus odieux : en d’autres temps, vous auriez fait un parfait coupeur de têtes, que n’importe quel orateur révolutionnaire de bazar aurait pu utiliser comme un pantin à baïonette pour aller pourfendre hargneusement de l’aristocrate, et avec bonne conscience, en plus, sans se demander une seule seconde si « l’aristo » en question mérite réellement la mort.
Si vous voulez professer, commencez par vous abstraire des pensées convenues qui gouvernent vos raisonnements, et dans lesquels vous ne jouez, en réalité, aucun rôle personnel.
Pardon pour cette sévérité, mais vous et vos semblables êtes devenus si nombreux que cela finit par engendrer un tumulte aussi stérile qu’insupportable : faites nous au moins la grâce de baisser un peu le son...
Démosthène, Bourrico, Totor : Pavlov a lâché les chiens, on sent que les injures vont fleurir. Pas d’analyse, pas de contre-arguments, on brandit juste les clichés et les anathèmes. Vous avez été bien dressés, bravo...
Dois-je me cacher du fait que je suis catholique pour éviter les crachats électroniques et les quolibets des semi-analphabètes qui pontifient avec toute la « doctitude » (moi aussi, je peux créer des néologismes, car j’ai été surpris de ne pas trouver « cathomaniaque » dans mon Littré) que leur confère l’absence totale de scrupule qui accompagne avantageusement la grande ignorance. « Le bon sens est la chose la mieux partagée du monde », écrivait Descartes, qui était, contrairement à ce que soutiennent de fausses rumeurs, un authentique catholique, critique mais catholique : Je l’ai attentivement relu et la question ne laisse aucun doute.
Descartes, donc, pour notre auteur pétri de créativité linguistique à la recherche de termes méprisants pour les gens qui ne pensent pas comme lui, est donc un imbécile, sans doute ? Pour ma part, je pense déceler dans ce rapport de positionnement quelque chose qui s’approche d’un flagrant contresens. René, mon ami, peux-tu aider cet homme à devenir plus intelligent ? Peux-tu venir en rêve lui suggérer de te lire ? Peut-être parlera-t-il avec plus de respect à ses adversaires, en gardant quelque part en lui l’idée qu’il n’est peut-être pas l’homme le plus intelligent de ce monde et que, partant, il n’est peut-être pas placé dans une position si éminente qu’elle lui permette de les condamner de manière si péremptoire. Apprends-lui la prudence, la réflexion, et la méthode d’acquisition de vraies connaissances avant de se permettre d’émettre des jugements, ce qui doit venir beaucoup plus tard.
Les médias modernes vous ont gavé de haine pour la vraie religion, leur travail est remarquable : Dans un premier temps, l’indifférence amicale, puis l’indifférence hostile, puis la haine rentrée, et maintenant la haine ouverte. Je vous pardonne, cela ne vient pas de vous, mais de ceux qui vous ont programmé. Le tout est de vous en rendre compte. Ce ne sera pas facile : Lisez Descartes, lisez Pascal, lisez les encycliques pontificales de Clément XIII à Pie XII, et peut-être commencerez-vous à comprendre ce qui vous anime. Bonne chance.