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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 2 novembre 2007 21:24

    bonjour yoan.

    l’argent est une illusion de notre cerveau, ce sont nos comportements qui la fabrique.

    La monnaie une valeur fictive...

    Le phénomène le plus important est l’organisation sociale qui s’est constituée autour de la monnaie depuis des siècles.

    Si sa circulation a facilité le développement économique, sa rareté est en même temps un frein au développement.

    La monnaie n’en demeure pas moins une valeur relative fictive réglementée qui n’a de valeur que celle que nous lui accordons.

    Imaginez-vous dans un désert, et devoir choisir entre un verre d’eau ou un compte bancaire opulent.

    Nul doute que c’est votre survie qui l’emporterait sur votre envie de posséder un compte opulent, et vous choisiriez le verre d’eau.

    Car c’est bien notre existence qui est une valeur fondamentale, et non pas une ligne d’écriture sur un compte, qui sans lui dénier son utilité, n’est pas une fin en soi.

    Si dans la même situation un tiers vous proposait le verre d’eau pour le prix de votre capital vous l’achèteriez.

    Si un autre tiers vous offrait ce verre d’eau vous le prendriez.

    Les deux cas donnent un résultat identique pour l’assoiffé.

    Pourtant, dans le premier cas, la valeur de votre compte qui valait, à un cours imaginaire un million de litres d’eau, n’en vaut plus que celui d’un verre.

    Dans le deuxième cas vous êtes bénéficiaire de tout.

    Dans le premier cas vous êtes sauvé mais ruiné, dans l’autre, sauvé également et propriétaire d’un capital qui ne représente rien parce qu’il n’a pas été désiré.

    L’exemple est réducteur et exclusif des autres types de situations possibles, mais indique ceci : Que l’éducation sociale de l’un et de l’autre n’engendre pas la même échelle de valeur pour l’ensemble des éléments qui composent la situation.

    D’autres appellent cela « la loi du marché », et ramènent de ce fait nos relations sociales à un seul échange commercial dénudé de l’humanisme que notre espèce a su définir en théories et qu’elle a tant de mal à réaliser.

    Il ramène un long processus d’organisation « subsistantiviste » à la plus stricte expression d’égocentrisme, comme la justification d’une impossibilité à concevoir d’autres types de relation économique.

    La monnaie un bout de papier une reconnaissance de dette derrière lequel il y a tout le pouvoir politique que nous lui conférons, au-delà de sa seule fonction de moyen d’échange. Celui qui le possède est puissant, celui qui le désire est soumis, et il faut ajouter les rêves qu’il suscite, y compris le rêve de ceux qui voudraient bien modifier sa répartition, mais qui espèrent en un renversement du destin : « Et si je modifie un processus qui peut me rendre puissant » ?

    Pourtant, du pouvoir régalien de battre monnaie, nous sommes passés à une organisation qui enverrait en prison pour escroquerie, tout particulier qui s’y livreraient. Organisation du pouvoir des banques d’émettre de la monnaie, en prêtant de l’argent qu’elles n’ont pas, sous réserve qu’elles se garantissent auprès de la banque centrale, et que tout le monde ne la convertisse pas en de la monnaie fiduciaire.

    N’est-ce pas merveilleux la confiance ? N’est-ce pas la le sommet de la « créativité » ?

    Au début les hommes n’avaient rien. Ils créèrent, le troc, la reconnaissance de dette, puis la monnaie métallique, puis fiduciaire en papier normalisé, puis scripturale, un peu d’encre sur un bout de papier, demain une puce, autant dire plus rien.

    Si ! Un capital, confiance dans une valeur fictive qui ne vaut que par la crédibilité du fonctionnement de sa structure, et qui constitue un paradoxe, car elle réduit le capital, confiance des hommes entre eux.

    Aujourd’hui, il est plus facile d’aller sur la lune, que de persuader les hommes qu’ils vivent dans un système monétaire fictif. Il est tout aussi difficile de les persuader que la circulation réglementée de monnaie ne doit pas être un mur infranchissable, car ce mur n’existe que dans notre esprit, et ce n’est pas ce mur de papier virtuel qui est infranchissable, mais seulement certains de nos comportements et préjugés.

    Alors nous enfants il faudra qu’ils se bousculent le cerveau pour assurer l’existence de ceux qui se sont bousculés le leur pour leur façonner un monde de riche égoïste plutôt que de fuir.

    Si toute l’éducation que nous leur avons apportée se réduit à cette fuite devant leur responsabilité citoyenne et générationnelle, alors je ne suis pas fier. Heureusement De Gaulle ne leur ressemblait pas.

    Lui n’a pas fuit devant une réalité bien réelle et il faudrait que nos enfants fuient devant des bouts de papiers imaginaire, et bien ils en fabriqueront car vivre c’est aussi avoir du courage pour ne pas subir la régression.

    merci pour ton article qui est bon même si je ne partage pas ton point de vue.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 1er novembre 2007 22:56

    Bonjour hobbes.

    Très intéressant ton article.

    Mais d’entrée il faut faire la distinction entre la diffusion gratuite et celle aux coûts différés.

    Ainsi tous les accès gratuits supportés par des pubs sont des coûts différés, donc le consommateur des produits publicitaires en paiera le prix.

    Donc si l’on veut en connaître le prix cela demande de tortueux calculs que nous ne feront jamais.

    et si jamais la pub disparaît la gratuité aussi.

    Je ne sais pas si ces coût différés éclaireront les situations ou contribueront obscurcir les situations.

    Que la pub devienne de la monnaie de financement c’est déjà le cas pour presque tout et il n’y a que l’ignorance des mécanismes de l’économie pour croire que ce sont les entrepreneurs qui financent gratuitement.

    Moi ce qui me gène ce n’est pas le financement différé, c’est l’obligation de devoir ingurgiter contre mon grès de la publicité, qui n’est pas inefficiente, sans quoi elle n’aurait pas de raison d’être.

    Le monde donc je rêvais n’était pas celui du lavage de cerveau. Je n’ai même plus la liberté d’utiliser quoi que ce soit s’en devoir en passer par là.

    Les jeunes gens qui sont nés avec ne font même plus attention à cette dictature des consciences tellement elle est encré dans nos habitudes.

    Chacun dit que c’est sans conséquence que l’on y échappe, c’est bien entendu faux, cela nous a obligeais à mettre en place une procédure pour les plus endettés et d’enlever la notion de chèques sans proposions des délits.

    « L’insidieusité » de la pub n’est plus à démontrer et la voir grandir et étendre sa toile c’est à un moment ou un autre y succomber, pas à l’achat d’un produit, mais à sa culture qui éloigne des réalités, comme celle que tu as expliqué en disant qu’il y avait des actes gratuits.

    La seule gratuité est le don individuel (et encore puisque l’on peut le défiscaliser), tout le reste n’est que coût différé. Ne répond pas que dans le fond l’on en a rien a faire ce serai me donner acte de l’influence culturelle de la pub sur les esprits, et en plus cela ne correspondrait pas au niveau de ton article, qui excepté le point que je développe est très bon, car il met en évidence bon nombres de paradoxes qu’engendrent les technologies.

    Un autre point est que les éléments qui préfigurent l’avenir se mettent en place avant d’être regroupés pour former une voie une route à prendre ou suivre.

    Alors quand l’on à habitué les hommes à suivre des autoroutes avec des voies bornés des bifurcations interdites et des sorties obligatoires, c’est toujours difficile de ne pas passer par la case péage institutionnalisé, mais il ne faut pas croire non plus qu’il ne faut pas payer quelque part la nouvelle voie.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 1er novembre 2007 21:17

    bonjour kostrubala.

    il y a à boire et a manger chez Dolto, l’enfant roi c’est le petit sauvage est il n’existe pas car tout groupe à des règles.

    faire à mesure que je lisais l’article je me disais qu’il aurait du figurer dans une revue de management, et en même temps me venait des réminiscences.

    c’est une méthode de travail agréable pour de petits groupes très liés, il y a des sociétés qui en sont revenus, mais quand cela fonctionne c’est superbe.

    cela ne peut être une méthode de travail imposable.

    Dans l’existence même professionnelle nous avons des hauts et des bas et des moments ou l’on aime se soustraire au regard des autres. C’est une option biologique essentielle, car l’homme n’est pas un être transparent et il faut lui laisser l’arbitraire de montrer ce qu’il veut.

    c’est quelque chose à notre époque difficile à comprendre.

    Mais s’il en était autrement, sans nous demander notre avis l’évolution l’aurait retenu, or c’est l’inverse qu’elle a conservé.

    Comme quoi la génération Dolto n’est peut-être pas dans l’essence de la vie, et peut-être même pas Dolto elle-même.



  • ddacoudre ddacoudre 1er novembre 2007 20:46

    Bonjour henry moreigne

    Ton article a soulevé des commentaires intéressants.

    Pour ma part ces évènements demeurent une affaire politique dont je ne serait pas surpris des trouver des rebondissements ailleurs qu’au seul Tchad, et il n’est même pas dit qu’ils ne soient une réponse à une conduite diplomatique plus générale. L’avenir le dira, plus particulièrement la réponse du Maroc à la demande d’extradition des supposés responsable d’une « affaire d’un autre temps ».

    Alors quand subitement éclate ce genre d’affaire, je me pose toujours un certains nombres de questions qui malheureusement restent souvent sans réponse car nous n’avons pas accès aux résultats des enquêtes qui sont conduites.

    Néanmoins deux choses me paraissent curieuse, c’est qu’une ONG se rende dans un village et y choisisse des enfants comme des produits dans un super marché et que cela ne surprenne pas, je n’y crois pas ; et encore moins que cette association se soit livrée à un trafic d’enfants au vue de tout le monde.

    Pourquoi a-t-il été attendu le départ au pied de l’avion pour procéder aux arrestations ?

    Plus choquant et ce qui me parait curieux c’est l’empressement de notre diplomatie à la condamnation de cette ONG, qui me laisse un goût d’abandons de nos ressortissants coupables où pas, alors que nous nous sommes gaussé de la libération des infirmières en Libye.

    Est ce qui me parait de plus en plus problématique c’est de voir les journalistes se faire investigateur sous leur seul arbitraire (que je ne remets pas en cause) mais qui n’est jamais contrebalancé par la réalité des évènement quand ils sont connus car ils survienne quand l’évènement ne fait plus la Une recouvert par l’oublie.

    Mais entre les deux, il aura fait son œuvre suivant la probité des commentateurs d’informations ou de désinformations voire de manipulation consciente ou non.

    Il n’y a rien qui préserve contre cela si ce n’est sa propre expérience et une connaissance approfondi des mécanismes de la communication et des intrigues des pouvoirs socio économiques.

    Il faudrait pouvoir dire non à cette info spectacle, sauf qu’il faut convenir que si elle perdure c’est que nous en sommes demandeur volontaires ou à notre insu.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 1er novembre 2007 14:54

    Bonjour cyril.

    Ta conclusion est puissante.

    Mais, quoiqu’en dise les professeurs, les politiciens ou bien n’importe qui d’autre, le devoir de mémoire ne se fait pas en des jours précis et décrétés par un quelconque arrêté ministériel chez nous, les jeunes. Il se fait constamment.

    Mais est-ce que vous les jeunes vous auriez un cerveau différent des adultes ? Non bien entendu, comme tous les êtres vous fixez d’autant mieux un évènement que celui-ci est chargé d’une émotion que l’on vie ou que l’on revit par la réminiscence.

    Ainsi les dates souvenirs sont des « mémoriels » qui s’estompent émotionnellement faire à mesure que l’on s’éloigne des évènements symbolisés.

    Heureusement qu’il en est ainsi, ce n’est pas nous qui le décidons, c’est notre construction biologique qui retiendra ce qu’elle a perçu comme essentiel pour la survie de l’être qu’elle constitue.

    C’est pour cela qu’il est si difficile d’apprendre car nos organismes ne reçoivent pas la charge émotionnelle qui fixera l’événement dans la mémoire. Par contre si l’on est réprimandé pour une sottise ou interroger par son prof, l’on s’en souvient plus facilement.

    Il nous faut donc développer l’attention, la concentration et l’intérêt car eux aussi facilitent la mémorisation, mais demande un effort, dont peut nous sortir un évènement émotionnel, comme celui d’être contant de maquer une heure de cours.

    Ainsi l’émotion facilite la mémoire, augmente les chances d’encoder un fait, de consolider et récupérer son souvenir, de fixer le contexte spatial dans lequel il c’est déroulé.

    La lettre de Môquet ne revêt aucun caractère émotionnel, sauf pour ceux dont elle est une réminiscence de leurs souvenirs.

    Alors bien entendu la lettre de Môquet aurait pu faire l’objet d’un cours d’histoire.

    Mais pour dire quoi ?

    Que de jeunes gens ont perdu leur vie pour des idées. Que les nazies sont des criminels de guerre. Que certains français collaboraient. Que d’aucun profité des évènements pour régler leurs compte.

    Je pense que l’esprit des circonstances de cette guerre doit être abordé dans les cours, pour ce qui est des précisions particulières il faut en faire une spécialisation.

    Il fut un temps où une émission télé faisait ce travail de mémoire par le côté des particularités qui ont émaillé cette période. Sinon il fallait les lire dans des ouvrages spécialisés qui sur les deux guerres sont pléthores et sont forts instructifs d’événements singuliers.

    Ainsi de cet évènement médiatique il ne reste que l’utilisation politique du président, qui est libre de s’incarner dans ce qu’il veut, mais les autres le sont tout autant de le lui reprocher.

    Ce que l’on peut lui reprocher, c’est d’utiliser les mécanismes du conditionnement pour susciter des émotions pour que les citoyens fixent l’événement en mémoire en le rapportant à un fait, un mot, une situation de manière que son nom y soit associé.

    Mais qui ne fait pas de même à travers le monde. Si l’on ne peut pas y échapper, connaître ce processus permet de se doter d’instruments d’analyses et d’appliquer le vieux dicton qui dit « qu’il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de répondre à une question ».

    Nos ancêtres connaissaient parfaitement tous nos comportements dont ils en expliquaient l’essence avec les moyens technologiques qui étaient les leurs, les dieux ou la philosophie.

    Cordialement et merci pour ton excellant article.

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