• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 524 8647 14152
1 mois 4 27 39
5 jours 1 2 3
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 395 395 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 9 juin 2007 22:35

    Bonjour Fab.E. Un article merveilleux. L’extrait me rappelle l’extraterrestre de « La cinquième dimension » quand la vedette féminine passe en revue les méfaits de l’espèce Humaine. Mais puisque tu sais que toutes les interactions dégagent de l’énergie et qu’à cet instant des événements meurent ou arrivent à leur terme pour en engendrer d’autres. Il t’est dont compréhensible que je te dise que dans le monde animal il n’y a rien de paisible pas plus dans les structures terrestres. Mais comme le disait Théodore Monod dans cette oasis bordée de nuit à notre regard le spectacle est divin. Alors effectivement pourquoi ne pas le montrer.

    J’espère que tu ne m’en voudras pas mais tu m’as suscité une énorme envie de te répondre par un article, et je l’intitulerai pour te remercier du tien « mon frère l’animal ». Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 8 juin 2007 23:11

    Bonjour Robert. Je ne vais pas me plaindre de ton article qui fait l’éloge de la laïcité, ni de tous ceux que tu as cité, sans parler de ceux que nous oublions tous quand nous faisons des citations tant nous re suçons et re mâchons les concepts les idées, et moi aussi je fais de même. Cela montre au moins que nous avons une aptitude à la réflexion et prenons du plaisir à l’analyse et au débat d’idées.

    Tout ce que j’écris, des hommes l’avaient compris bien avant moi, et avant nos scientifiques avec moins de moyens à leur disposition ; les orientaux avec le Yin et le Yang (taiji), hindouisme, etc., les occidentaux au travers des mythologies, de la Bible, le Coran et tant d’autres.

    Encore fallait-il que leurs successeurs aient les moyens de décoder et traduire les messages, plutôt que d’en faire une codification religieuse immuable où dans certains de ces ouvrages, le savoir y est présenté comme la connaissance spontanée transmise aux prophètes. Cette codification stricte leur a fait perdre le bénéfice de toutes réformes en muselant l’agir social (capacité d’une société de s’interroger et de se réformer). Elle instaure l’immobilisme là, où nous savons qu’il n’y a que mouvement, l’équilibre là, où il n’y a que déséquilibre.

    C’est encore aujourd’hui le cas, sous la forme naïve, quand les religions rapportent le « message universel » ou la compréhension de la vie qu’elles ont toutes perçue. Néanmoins je dois reconnaître que leur stabilité offre une assise qui a pu absorber toutes les erreurs commises dans l’élaboration des sciences, et qu’il peut en être de même aujourd’hui, tout en étant accessible au moins instruit.

    Mais la stabilité n’est qu’une étape cyclique vers une nouvelle entropie, tel le fait social, ou ce que nous appelons l’impuissance collective sont aussi des stabilisateurs nécessaires, car il est essentiel de comprendre que notre psychique ne résisterait pas à une perpétuelle remise en cause sans un apprentissage, mais c’est seulement quand ces stabilisateurs se figent se pétrifient qu’ils deviennent une entrave. Nous avons vis à vis des théories monétaires le même comportement qui reflète celui humain de si auto justifier. De fait, ceux qui nous les expliquent quelles qu’en soient les variantes nous les présentent comme étant incontournables, parce que calquées sur le comportement dit « naturel ».

    C’est l’histoire de la poule et de son œuf, L’un ne peut que donner l’autre et réciproquement. Toute personne qui vous expliquerait que son œuf peut donner un canard, passerait pour fou.

    Et bien robert c’est ce que tu viens de faire après tant d’autres et j’en suis fort aise, car j’en fais beaucoup. On ne nait pas laïque on le devient. Nous naissons avec une conscience que la connaissance de notre monde sensible par l’apprentissage modulera et modèlera.

    Si la laïcité ne veut pas être un idéal et donc une idéologie, au moins doit-elle accepter d’être une philosophie existentialiste dont il faut apprendre les principes dont tant d’auteurs ont développé les valeurs.

    Mais pour qu’elle s’impose dans les esprits il faut faire comme le faisait certain Grecs suivre le maitre pour s’instruire de son enseignement. La démocratie n’est pas en soi garante de la Laïcité, pas plus que ne l’est l’énoncé des droits de l’homme ou le droit. Vu ce que tu as écrit je ne vais pas te faire l’injure de croire que tu ne connais pas toutes les lois iniques qui ont pu être légiférées par des démocraties. Sébastien Say disait qu’il fallait laisser le pouvoir aux plus instruits pour que les affaires soient bien conduites. On ne peut pas dire que c’est ce qui nous manque aujourd’hui.

    Pourtant quid des problèmes. Peut-on être croyant et Laïque ? J’ai rencontré des pasteurs qui le soutenaient, mais bien sur ils étaient dans l’esprit des textes et non dans la lettre. Pourtant la différence fondamentale demeure dans l’approche de l’incertitude audelà de la vie (la mort), dans celle de l’incertitude de l’existence avant cette finalité. Les idéologies offrent l’espérance de lendemains idylliques, et dans la générosité de leurs idéaux peuvent déboucher sur des dogmes comme celui que nous vivons aujourd’hui dans la pensée unique, ou celui que tu as signalé. Les religions offrent l’idéal dans l’au-delà, sous la contrainte d’un certain nombre de rituels fondateurs, et face à cette perspective, aucun croyant de délaissera sa religion pour une philosophie ou un idéal. Ainsi la Laïcité porte en elle le germe de sa destruction. Cela comme toutes les organisations sociétale, car si l’une d’entre-elle constituait une vérité absolu, elle se reconduirait héréditairement. Alors oui la Laïcité est un beau concept, bancal aujourd’hui, qui a obligatoirement sa concrétisation, puisque nous l’avons pensé, et que nous ne pouvons rien penser qui ne soit pas en mesure d’exister ; mais pas toujours comme nous l’avons explicité. Excuse moi de ne pas te développer se « canard », ce serait trop long. J’en termine par un autre.

    Tout ceci commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s’écroule, Il est donc nécessaire de comprendre que quelqu’un qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car il est déjà mort. En fait c’est un mort vivant qui ne pourra plus rien apporter au monde, hormis sa destruction, car pour vivre il ne peut développer que la mort qu’il porte.

    Cordialement. Et bravo pour ton article.



  • ddacoudre ddacoudre 7 juin 2007 22:46

    bonjour. tu as faux sur tous les tableaux. cordialement



  • ddacoudre ddacoudre 7 juin 2007 22:34

    bonjour. Il y a bien longtemps que j’espérais lire quelqu’un qui est pu comprendre le rôle structurant et aliénant du plan comptable et autre. Dans l’année du ministère R.Barre je lui en ai beaucoup voulu. Non pour ses compétences, mais parce que il a fait sortir la notion de charge du plan comptable pour en faire la référence du coût des vicissitudes humaines et encore aujourd’hui nous regardons nos malheurs comme une charges, ce qui est parfaitement inhumain. Ca coûte de vivre nous le savions depuis la célèbre déclaration de Malthus.

    Je te joins une analogie à laquelle je m’étais livré en m’interrogeant en 1999 si le capitalisme pouvait être social ? Il est utile de se servir des découvertes de la science, biologie, neurologie ou de la physique, telle « La Théorie du chaos » qui met en évidence un ordre sous-jacent que nous ne pouvons pas observer de visu, et que la science à mis à la disposition de notre réflexion, qui nous permet d’agir sur nos constructions psychiques culturalisées. Et l’économie est une partie intégrante d’une construction psychique culturelle sous-tendue par l’inconscient qui peut être trompé, particulièrement par un plan comptable.

    Le capitalisme peut-il être un vecteur socialisant de l’évolution ?

    Pouvons-nous regarder le système capitaliste et son organisation monétariste, comme un vecteur socialisant de l’évolution humaine ? Pour répondre à cette question je vous invite à imaginer les humains comme des cellules organiques. Ces cellules humaines, par nécessité où par sens de la propriété en vu de posséder ce qu’elles produisent, se sont regroupées dans une organisation cellulaire ou société cellulaire. Organisation fabriquant des enveloppes protectrices que l’on appelle les frontières d’États qui leur offrent la protection d’une zone de ressource, mais également qui les isolent des autres groupes de cellules identiques à elles.

    Dans leur isolement elles développent des spécificités internes qu’elles considèrent comme étant leurs caractères culturels, leurs ADN culturels. Pourtant, il survient un moment où ces organisations cellulaires doivent évoluer, car leurs cellules prolifèrent. Et leur évolution va dépendre du message qu’elles auront développé, de la structure qu’elles auront prise, et des moyens d’expansion qu’engendrera son organisation cellulaire, en quelque sorte leur ARN culturel, celui qui s’assurera que les ordres qui seront donnés pour former le nouvel ADN soient bien conformes à ceux qu’a mémorisé l’ARN (nous appelons cela la colonisation).

    Ainsi, nous pouvons considérer que l’ADN est la représentation de l’organisation cellulaire humaine, et qu’il se compose de la diversité culturelle, à laquelle l’ARN veillera, en faisant en sorte que le message soit toujours le même, pour que la duplication cellulaire soit toujours identique et recompose la même diversité culturelle. Si nous rapportons cette construction analogique au système capitaliste et que nous considérons que ce système est l’ADN, il convient de rechercher ce qui constitue l’ARN qui lui permet de reproduire toujours le même schéma. De sorte que si nous voulons que le capitalisme se socialise, ce n’est pas à ses masses monétaires qu’il faut toucher, puisque celui-ci et l’ADN qui se recompose en fonction du message structurel, mais à ce qui veille au respect des ordres qui l’organise, c’est à dire son ARN.

    Et ce qui veille à cela n’est rien d’autre qu’une codification que nous appelons le plan comptable, le schéma structurel dans lequel nous avons enfermé, codifié nos relations sociales après les avoir qualifiées (qualification mesurable). Un plan comptable qui a formalisé au fil du temps nos relations économiques, et les conditionne. Ainsi, quoique nous puisions faire ou développer comme idéal, si nous l’inscrivons dans une structure dont la fonction est de faire de l’argent, et de définir comment il se ventile, nous n’aurons donc en rien modifié dans le système capitaliste de ce qui nous chagrine ou nous souci.

    Ce qui nous souci étant que tous ceux qui concourent à la richesse s’en trouvent, dans un tour de rôle d’espérance, inégalement pourvus, voir exclus. Pour poursuivre l’analogie, nous savons que ce sont les enzymes qui vont structurer la fiabilité de l’ARN messager, et cet enzyme ou ces enzymes qui vont élaborer l’ARN messager c’est nous, sous-tendus par un mandant qui est notre égocentrisme, et que nous avons codifié.

    Ainsi cet ADN monétariste qui prolifère, produit des déchets et empoisonne en les rejetant dans son environnement toutes les autres espèces et menace la planète Terre, tout en présentant son ARN comptable comme seul messager valable du message initial, en s’appuyant sur les lois naturelles. Le système capitaliste peut donc, tout en conservant l’utilité de concentration du capital, se comptabiliser de manière différente et donc se trouver un rôle socialisant, sans passer par la forme étatique concentrationnaire qu’ont connu les pays socialistes.

    Il suffit pour cela que nous codifions différemment notre égocentrisme. Pour que dans le plan comptable l’activité humaine ne soit pas une charge mais une richesse. Pour que le travail ne soit pas un coût mais un produit, pour que ce ne soit pas nos projections égocentriques « instrumentalistes » qui nous dirigent seulement, mais aussi la raison de notre intelligence.

    Ainsi, ce langage commun commercial est devenu un « organisme » fictif ou abstrait, qui nous dirige par notre entremise soumise à son ARN comptable.

    J’aurais pu choisir une autre analogie se rapprochant de l’analyse psychanalytique. Notamment le fait que la projection à laquelle se livre notre pensée ne fait que reproduire les mêmes schémas dans tous les champs que nous avons sériés, et donc dans celui de l’économie, que j’ai défini comme la qualification mesurable de notre activité sociale.

    il n’y a rien de scientiste dans cela mais c’était le moyen que j’avais trouvé pour essayer de faire comprendre pourquoi nous reproduisions toujours les mêmes schèmas et discours. cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 7 juin 2007 01:36

    bonjour LLcuyer tu as choisi un sujet brûlant, mais tu as raison de dire qu’aucun homme politique n’admet se tromper, et qui plus est retourne toujours les événements à leur avantage. Qui voterait pour un politique qui se trompe ? Pour sourire tous les français depuis trente ans, mais parce que les hommes politiques ne le reconnaissent pas.

    S’il suffisait d’élire un homme pour que la violence cesse j’y souscrirais immédiatement.

    Dans le cadre d’un essai je m’étais intéressé à ce problème d’évolution de la violence sans pour autant pointer du doigt un politique alors que j’ai eu affaire au SAC (service d’action civique). Michel Wieviorka à écrit en 2004 un ouvrage très fourni sur la violence « La violence » aux éditions Balland et Christophe Lambert en 2005 aux éditions Plon « La société de la peur »

    J’écrivais donc en 2000 le résumé suivant. Une autre conséquence de la peur, et celle de la « policiarisation de proximité ». Cela peut se comprendre, d’une part, depuis que les espaces frontaliers ont été ouverts, car l’activité de contrôle et de filtre qui était le leur, si elle doit être effectuée, s’effectue dorénavant au niveau de chaque individu dans leur quotidien. Cela entraîne une multiplication de contrôles de la vie privée (papier et vidéo). D’autre part, cela se comprend surtout par le « phénomène d’insécurité » d’une société qui est névrotique. En l’espèce, je ne veux pas développer un point de vue naïf, ignorant des besoins de sécurité, d’un État, du civil et du pénal. Mais, je veux m’attarder sur le phénomène de la perception du besoin de sécurisation constant, comme indicateur d’un symptôme d’une sociabilité « socio-économique » qui évolue mal. Évolue mal, puisqu’elle sécrète ses propres agents agresseurs (quelle qu’en soit la cause), et suffisamment pour que la communauté désire que sa sociabilité s’exerce sous le contrôle des forces de coercitions, police, justice ou en si auto protégeant. Ceci, non plus comme l’exercice de la correction d’un taux inévitable de violences et de déviances inhérentes à toute société dans le cadre de concomitances d’événements probabilistes.

    Mais, comme force de compensation, d’une société ayant une tendance à générer de la violence, comme caractéristique d’une absence ou d’une diminution de ses capacités à communiquer, sous son autorité de fait, par son désintérêt pour l’exercice de sa citoyenneté socio-économique, de ses relations socialisantes, et qui se sent en permanence menacée dans son égoïsme, courant le risque de l’enfermement, de l’isolationnisme, et de la paranoïa.

    En effet, le taux de crimes et délits s’élevait à 13,73 pour 1000 habitants en 1950 ; 15,05 en 1960 ; 22,37 en 1970 ; 48,90 en 1980 ; 61,69 en 1990 ; 63,17 en 1995 ; et 60,97 en 1999 (Francoscopie, source ministère de l’intérieur). Les crimes et délits contre les personnes sont passés de 58 356 de 1950 à 233 194 en 1999, soit 398%. Les vols (y compris recels), infractions économiques et financières, et autres infractions (dont stupéfiants) sont passées de 515 933 infractions à 3 334 670 soit une progression de 650%. Ce que l’on peut observer c’est la croissance liée à des motifs de recherche d’une ressource illégale.

    Globalement ces taux doivent être regardés avec prudence, car ils ne font pas état des modifications de comptabilisations des crimes et délits intervenus, ni de la suppression de certains délits par abrogation de dispositions législatives ou de l’apparition de nouvelles.

    Mais ils sont suffisants, afin d’y voir une progression et en comprendre sa source la plus probante, et qu’il est nécessaire que cette progression repose sur un support, sur un terrain favorable, pour que des individus passent à l’acte, car personne ne se lève un beau matin en se disant, « tient aujourd’hui il fait beau je vais être un délinquant ».

    Généralement, il s’agit d’un support ambiant de relations qui baignent dans les prémisses d’une banalisation de rapports relationnels violents. C’est à dire que pour qu’il y ait autant d’accroissement d’agissements délictueux, il faut que les chances de probabilités des conditions événements délictueux, se soient accrues, que la « communicabilité » baisse, ou les deux à la fois, et c’est cela qu’indiquent ces taux globaux. C’est cela que les citoyens ressentent quand ils parlent d’insécurité, quelles que soient les sources à quoi ils les attribuent , et c’est contre cela qu’ils veulent se protéger, en désignant des boucs émissaires qui ont toujours existé.

    Et si d’ordinaire la répression policière peut s’avérer rassurante, elle ne peut résoudre durablement une tendance sociétale à la violence dans ses rapports citoyens, sans que la société ausculte elle-même son organisation socio-économique, qui est comment avoir un revenu pour exister en consommant.

    Cependant, cet appel excessif à l’autorité coercitive nous fera entrer dans une démocratie policière vers laquelle nous nous dirigeons. Une démocratie qui surveillera la vie privée de ses citoyens comme n’importe quel État policier, que nous fustigions, il y a trente ans. Une démocratie qui se « judiciarisera », en installant la justice (l’organisation judiciaire, non la justice prise en son sens moral qui consiste à être juste et respecter les droits d’autrui) au-dessus de la citoyenneté, comme un dieu vertueux.

    Dans ce cas l’énergie qui se consume est celui de la liberté.

    cordialement.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/