Un certain nombre des catholiques sont revenus à leur religion après avoir lu Guénon ou y ont trouvé un approfondissement : compréhension du symbolisme, du rituel, insistance sur la tradition (ici au sens particulier de transmission à l’intérieur d"une forme comme le catholicisme)... Guénon n’a pas trompé les catholiques, il leur a indiqué la marche à suivre pour éviter une totale désagrégation de l’Occident, cette démarche devait être élitiste, mais l’Eglise devait jouer un rôle essentiel, car on était encore loin de la pénétration des traditions orientales, et il considérait que le christianisme était la tradition providentiellement destinée à l’Occident. Quand il parle de Tradition primordiale, il n’est pas question uniquement des traditions abrahamiques (il n’exclut nullement la Kabale comme voie ésotérique), mais pour la première fois d’une manière claire et explicite, d’une Sagesse divine qui a donné à chaque peuple son propre message, sa propre forme religieuse ou spirituelle (c’est ce que dit explicitement le Coran, mais certains auteurs chrétiens ont aussi fait allusion à une tradition primordiale, c’est le sens de l’intervention de Melkissedek qui vient de nulle part, qui n’a pas d’ascendance et qui en le bénissant manifeste sa supériorité par rapport à Abraham).
@Mélusine ou la Robe de Saphir. Je ne suis pas sur que Platon était
homosexuel au sens moderne, la pédérastie chez les grecs était autre
chose, c’était une relation entre un homme âgé et un jeune homme, une
relation qui sans doute avait des connotations sexuelles, mais qui était
une relation d’éducation et de guidance, acceptée par la société. C’est ce que raconte
Peyrefitte à propos de lui-même, sans s’en cacher, et à propos de
Montherlant qui lui était honteux de ses pratiques et qui n’aurait pas
aimé les voir connues du public.
Il y a deux formes de justice, l’une est absolue et correspond au nom Al Hakîm, le Sage, c’est la justice de Salomon, l’autre est plus relative et tranchante, mais nécessaire dans les affaires du monde et correspond à la fonction royale de David et au nom al Hakam ; comme dans ses fonctions ce dernier est amené à verser le sang, ou au moins à punir d’une manière sévère, même s’il s’agit d’une cause juste, il ne peut construire le Temple, le sang versé porte des conséquences, la punition réduite à elle seule ne peut guérir le mal, cette justice terrestre n’est qu"une succession de balancements d’un coté ou de l’autre, pour compenser des injustices qui ne cessent de se renouveler, parfois dans des formes déjà enregistrées, parfois totalement nouvelles. D’un manière analogue le discours cherchant le vrai va dans un sens résolument opposé au mensonge, mais souvent au prix d’un autre mensonge lorsqu’il pénètre das l’arène de la confrontation, c’est le type du discours politique ou polémique où les points de vue s’opposent, ou encore de la procédure judiciaire ; certes au nom du peuple ou d’un autre principe une décision est obtenue, mais l’injustice demeure pour l’avenir, le mal fait reste comme une tache au moins pour un temps relatif.
Il y a un article d’un inspecteur de l’EN dans le Monde Diplomatique, consacré à la littérature pour les enfants et adolescents, il déplore aussi un affadissement et un nivellement sur des normes actuelles bien pensantes. Exemple du Club des Cinq, retraduit, simplifié (plus de passé simple), caviardé, mis au pas du politiquement correct, les dessins originaux jugés trop érotiques (c’était effectivement sa spécialité dans d’autres publications plus lestes) :