@Giuseppe di Bella di Santa Sofia La différence avec le christianisme c’est que le Coran parle explicitement de l’adaptation aux codes des diverses sociétés, alors que la notion d’acculturation n’a été développée que tardivement dans le christianisme (ce qui a valu la condamnation par le Vatican de Matteo Ricci et en conséquence la disparition du christianisme). Pour autant les gens ont ils lu Levy Strauss ou Soustelle ? Je ne suis pas non plus pour imiter chez nous les moeurs des Arabes du VIème siècle, mais les noirs américains pratiquent t ils comme les Chinois ?
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia Quand je parle de modèle je pense aussi ou surtout aux expériences intérieures, par ex Ibn Arabi (et d’autres soufis) décrivent un voyage céleste analogue à celui de Mohammed, on a voulu aussi interpréter à tort certaines expériences, comme un « islam christianisé » alors qu’il s’agissait uniquement de la typologie spirituelle de l’islam qui considère que chaque prophète a un langage propre qui peut être vécu à l’intérieur de la religion commune (il n’est pas fait mention des prophètes en dehors de ceux connus à l’époque, quoique certains aient assimilé Dhou Al Kifl à Bouddha). Autrement dit Abd el Qader, Sheikh Alawi étaient des saints musulmans christiques (pour ce dernier jusqu’à son apparence extérieure) comme il peut y avoir des saints musulmans mosaïques ou salomoniens, vous aurez compris que je parle de l’aspect initiatique, j’ai parcouru je crois un peu toutes les religions et les techniques intérieures sont un peu analogues, sans qu’il y ait de copie au sens étroit (si Picasso peint la même montagne que de Vinci, ce n’est pas une simple imitation).
@SilentArrow Donc ils auraient volontairement donné une image négative (ou alors ils ont une morale à l’envers, parce qu’ils ont des règles voyez vous), la question de l’image n’est pas si simple, les chrétiens se font ils tous crucifié littéralement ? Certains au début oui. Dans le soufisme le combat a été interprété comme un combat spirituel contre l’ego, il n’est pas incompatible avec le combat extérieur comme l’a montré Abd el Qader (même si c’est un peu malgré lui qu’il est devenu chef de guerre, son père étant trop vieux). Une idéologie qui se préoccupe des problèmes post mortem autant ou plus c’est justement ce qu’on appelle une religion
On parle de l’aspect idéologique de l’histoire, les faits sont toujours « habillés » par les vainqueurs, même la comptabilité sous une apparence de neutralité peut, selon la manière don on représente les chiffres conduire à telle ou telle politique.