Alors petites explications somme toute cartésiennes :
1- Incertitude de mesure de ce genre d’appareil : + ou - 30% (déjà ça fixe la marge d’erreur)
2- on fait une mesure au-dessus d’une flaque sans se préoccuper de ce qu’il y à côté de la flaque voir même en-dessous de la flaque (beau pavé bien parisien). Et surtout n’allez pas vous promener sur les pavés de Montmarte ou sur le rond-point des champs Elysées !
3- on interprète que c’est l’eau qui est contaminé (ou pas, on en sait rien vu qu’on a pas discriminer le reste). Par quel radioélèment ?, on n’en sait rien. Vu l’appareil, cela doit être du gamma que l’on détecte (voir du beta, mais avec l’eau et le capot de l’appareil, pas bien sur que l’on puisse voir grand chose en beta)
4- 0,35 µSv/h ramené à 1 an d’exposition au plus prés de la flaque (cas hypothétique surréaliste), on est trés, trés loin, de la limite d’exposition du public qui est de 1 mS/an.
5- calibration de l’appareil : c’est le genre d’appareil qui n’est pas en odeur de sainteté question étalonnage, donc mon incertitude du début peut facilement crever les plafonds !
6- Ces infos c’est le minimum à connaitre pour faire de la mesure en radioprotection, mais bon je ne jette pas la pierre...même pas dans la flaque. Ce Mr a acheté un beau joujou qui fait bip bip mais savoir ce qu’il mesure vraiment.
6- la chasse au nano Sievert par heure est ouverte...c’est un nouveau hobby à la mode et là y a du monde !
Rassurez-moi : y a-t-il un travailleur mort par irradiation ?
Petit complément d’info : en France, il meurt env. 3000 personnes par an du fait d’accident du travail (chercher sur le net sur les sites de la sécu AT/MP).
Et sans faire de démagogie, c’est juste pour remettre les nombres dans leur contexte.