Pouvez-vous m’expliquer pourquoi je n’arrive pas à m’enlever cette image que j’ai dans la tête, celle d’une poignée de main similaire entre Adolf Hitler et Benito Mussolini, il y a environ 65 ans_ ?
La vie devient de plus en plus chère, ce n’est pas sûr qu’on s’en sorte encore d’ici quelques temps, même avec ce niveau de revenus.
Il y a un tassement de la classe moyenne vers le bas parce que mécaniquement la vie est de plus en plus chère. Regardez simplement le prix d’un apart à Paris, c’est ahurissant (de 500 k€ à plusieurs M€) : qui peut se payer ça, certainement pas vous avec seulement 4k€ par mois…
Une vraie bonne politique devrait trover un moyen de freiner et inverser la spéculation immobilière et faire en sorte que tout travailleur puisse acquérir son logement à un prix raisonnable (moins de 100.000€).
Enfin, ce que j’en dis… Moi je pense que nous sommes tous pauvres, vous y compris. On est riche lorsque le revenu est supérieur à 15.000 € mensuel. Je connais des directeur de banque qui se font 50.000 € par mois. Leur travail vaut-il une telle somme ? Je ne le crois pas une seule seconde !
Sur 27 réactions comptabilisées ci-dessus (non comprise celle-ci ni les prochaines) seules 14 viennent des lecteurs, 13 étant de vous…
Oui, même si, à juste raison, JK refusait d’être considéré comme un Maître Spirituel, la spiritualité (la vraie, évidemment, donc surtout pas celle des religions, sectes et autres mythes-délires de l’humanité) ne fait guère recette, ni ici sur AgoraVox ni dans le monde réel.
Oui, JK a donné les moyens à l’homme de se liébérer : de l’égoïsme, de la haine, du mental. Et pourtant, où en sommes-nous aujourd’hui ?
Son successeur, AK, pose les mêmes constats… L’homme est-il incorrigible ? La libération est-elle réservée à une minorité ?
Ceci dit, j’ai une remarque à faire. JK, dans son vocabulaire personnel désignait le noyau dur de l’obstacle intérieur sous le vocable de "spirit" que les traducteurs français de l’œuvre de JK traduisent bien maldroitement par "esprit". C’est une erreur. Le "spirit" de JK n’est autre que ce qu’en français nous désignons par mental ou ego.
Encore une remarque ; vous dites ceci, je cite : « Très critique à l’égard des religions organisées et des gourus, Krishnamurti a porté de manière radicale un questionnement sur l’autorité psychologique ; et conscient d’en être devenu une aussi par l’énergie déployée en tant qu’orateur, il mettait en garde ses auditeurs contre la tentation de faire de l’image « Krishnamurti » une nouvelle autorité (i.e. un nouveau fétiche, une nouvelle figure de dévotion ou d’admiration).
N’est-ce pas exactement ce que vous faites en écrivant SUR JK, A PROPOS DE JK, admiratif a posteriori ?
Pourquoi ne pas être vous-même et rendre compte de votre propre vécu, au lieu de ne faire qu’une N-ième hagiographie dont on devrait tout oublier, précisément pour mettre en pratique son Enseignement et ne pas être esclave de la mémoire.
Si du côté de mon ego, j’éprouve un certain plaisir à lire sur JK, du côté de mon âme profonde, ça me désole de voir la mise en pratique CONTRAIRE de ce qu’il nous a enseigné.
Car lorsque vous parlez de JK, au fond, vous ne faites que remuer du souvenir et vous perdez le contact avec le réel qui est l’instant présent.
Même réaction que toi, OMAR, je suis agréablement surpris de voir sur AgoraVox un article rendant hommage à mon vieil ami Jiddu, moi qui commençait à désespérer en voyant AgoraVox, avec ses articles insipides et inutiles, cette politique du moinsage et du plussage exaltant la mesquinerie et le nivellement par le bas, un AgoraVox se transformant en une poubelle, comme l’est d’ailleurs Internet.
Mais il est vrai que la sagesse nous apprend que, même dans une poubelle, on peut trouver un trésor.
Sans doute la raison qui me pousse à visiter de temps en temps AgoraVox, histoire d’y dénicher la perle rare.
Mais en permettant à des internautes de visionner des vidéo de Jiddu, en faisant des commentaires sur son Enseignement libérateur, ne serait-ce pas justement en totale contradiction avec ce que toute sa vie durant, Jiddu n’a eu de cesse de dénoncer : l’esclavage de la mémoire.
Sentant sa mort prochaine, Jiddu ne voulait pas que l’on "honore sa mémoire" car c’était encore un piège du mental.
En somme que dire ?
Que Jiddu Krishnamurti est mort et que lui rendre réellement hommage consisterait plutôt à l’oublier et à oublier son enseignement. Ça fait 22 ans qu’il est mort et vous ne vous en êtes pas encore rendu compte ?
Enfin, pour ceux qui ont découvert JK au travers de ses livres (moi j’ai eu la chance de le cotoyer) et qui pourraient regretter de ne pas avoir vu et entendu ses Enseignements, qu’ils sachent que celui-ci a fort heureusement un successeur ou continuateur, bien vivant et encore assez jeune pour poursuivre le difficile combat contre les obscurantismes et les obscurcissements du mental.