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Un Âne chargé d’une Idole passait au travers d’une foule d’Hommes ; et ceux-ci se prosternèrent à grande hâte devant l’effigie du dieu qu’ils adoraient.
Cependant l’Âne, qui s’attribuait ces honneurs, marchait en se carrant, d’un pas grave, levait la tête et dressait ses oreilles tant qu’il pouvait.
Quelqu’un s’en aperçut, et lui cria : « Maître Baudet, qui croyez ici mériter nos hommages, attendez qu’on vous ait déchargé de l’Idole que vous portez, et le bâton vous fera connaître si c’est vous ou lui que nous honorons ».
Esope

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Derniers commentaires



  • @distance @distance 27 avril 2010 12:49

    L’ambition est une excuse pauvre pour ne pas avoir assez le sens d’être paresseuse.
    Edgar Bergen




  • @distance @distance 27 avril 2010 12:22

    que pensent-ils de moi, de nous ? Pourquoi me regardent-ils « comme ça » ? Qu’y a-t-il donc au fond de ces regards ? De ces regards qui semblent à la fois vides (d’expression ?) et pleins (de ressentiments ?). dans l’article

    et vous que pensez-vous d’eux ? pourquoi les regardez-vous comme ça ? qu’y a t-il donc au fond de VOTRE regard ?


    ILS aimeraient peut-être qu’on leur foute la paix
    bien avant l’arrivée des colons, ces personnes vivaient en parfaite harmonie avec la nature ; discriminés et exploités durant des décennies, depuis la conquête, subissant des transformations dans leur mode de vie et de pensée par les missions et le soi-disant progrès offert par les Etats : pas étonnant donc leur méfiance vis à vis des étrangers.


    à lire :

    « Nous avions marché toute la journée sans nourriture et même sans eau, car nous n’en avions pas emporté avec nous de l’endroit où nous avions campé. Voyant que, de gré ou de force, nous ne pouvions rien tirer des guides, j’en fis couper deux en morceaux pour effrayer les autres  ; mais cela ne servit à rien car ils aimaient mieux périr que d’être nos prisonniers… » (Nikolaus Federmann)

    1528 : les marchands allemands de Augsbourg, les Welser, signent avec l’Empereur Charles Quint un contrat les autorisant à explorer, pacifier et exploiter le Vénézuéla. Durant 28 ans, leurs gouverneurs parcourent plus de 20 000 km à la recherche d’un passage vers l’océan Pacifique, puis de l’El Dorado, dont ils sont les premiers à avoir entendu parler. Lorsqu’en 1530 Nikolaus Federmann arrive à Coro pour le compte des Welser, en tant que capitaine-général et vice-gouverneur, il entreprend aussitôt une expédition dans les terres encore inconnues. Le récit qu’il nous livre raconte la vie quotidienne d’un conquistador et nous fait découvrir un monde qu’il va contribuer à détruire.
    Le jeune homme de 25 ans, à la tête de 126 soldats et de nombreux porteurs indiens, parcourt pendant 6 mois plus de 600 km. Il rencontre une dizaine de populations indiennes inconnues ; doit lutter contre la faim, la fatigue, les maladies et les Indiens de plus en plus rétifs devant l’encombrante présence et la violence des chrétiens.
    Ce récit vivant et cruel, riche en action et en péripéties est le premier des rares témoignages directs de l’occupation allemande du Vénézuéla. Cette édition présentée et annotée est une nouvelle traduction du texte original publié en 1557.

    Histoire indienne, l’expédition de Nikolaus Federmann au coeur du Vénézuela 1530-1531
    paru en octobre 2009
    Traduit, présenté et annoté par Marc Delpech



  • @distance @distance 27 avril 2010 11:52

    On persiste à déclarer que la désobéissance des enfants aux parents est un acte répréhensible qui doit être châtié, et pourtant la désobéissance des enfants est le plus souvent déterminée par l’incompréhension et provoquée par 1es parents eux-mêmes.

    Donner un ordre à un petit enfant est utile, car il est parfois incapable de se conduire lui-même ; il a besoin, pour s’orienter, d’être appuyé et soutenu par les conseils de ses parents ; encore faut-il que les parents soient des êtres raisonnables et logiques et que leur autorité ne se manifeste pas fréquemment d’une manière arbitraire et ridicule.


    L’enfant veut savoir, connaître, s’intéresse à toute chose, remarque les moindres détails, et cherche à pénétrer le mystère de ce qui l’entoure : il fonce tête baissée à la découverte de la vie et agit avec toute la fougue et l’impétuosité que lui communique la jeunesse. Il est donc parfois utile de réfréner en lui l’instinct qui peut lui faire commettre des mouvements, des actes dangereux pour lui-même ; mais il faut le faire intelligemment, avec perspicacité et mesure, si l’on veut en être compris et, en conséquence, écouté.

    Hélàs, de plus en plus de parents, d’adultes, ont le plus grand tort de croire leur enfant inaccessible à la raison et l’on se refuse à discuter avec lui. On a trop peu souvent l’habitude de répondre à ses questions et on juge inutile de l’initier aux causes de l’ordre qu’on lui donne et c’est pourquoi tant d’enfants désobéissent.

    « l’enfant doit être obéissant sans chercher à approfondir » :
    raisonnement ridicule, car l’enfant veut savoir, et pour atteindre son but, il désobéit. On le punit, mais cela ne change rien du tout, un enfant ne reculant pas devant une punition quelconque, lorsqu’il veut satisfaire une fantaisie ou un caprice.

    prenons deux exemples :
    quel est le « moraliste » qui soutiendra que l’enfant commet un acte répréhensible
    - lorsqu’il refuse à son père ivrogne et violent d’aller lui chercher de l’alcool ?
    - ou lorsqu’il refuse de rentrer dans la spirale de la haine où sa famille, sous des pretextes religieux et/ou politiques, voudrait l’entraîner ?

    L’enfant a-t-il raison ou tort lorsqu’on lui demande d’obéir et de s’humilier pour satisfaire à l’autoritarisme de ses parents ?

    En vérité, il est bien difficile aux moralistes d’établir des bornes pour marquer le point où la désobéissance cesse d’être immorale. Toute obéissance passive, aveugle, irraisonnée est nuisible, et si on inculque aux enfants les beautés et les bienfaits provoqués par l’obéissance et les méfaits et les crimes occasionnés par la désobéissance, ce n’est que pour les préparer à une vie de mensonge, de veulerie et d’esclavage.



  • @distance @distance 27 avril 2010 00:16

    l’éducateur : « alors Steevy, qu’est-ce qu’il fait ton papa ?

    - » il est gogol !!! « 

    - » ah bon ! et ta maman ? elle est gogole, ta maman ?

    - « nan elle est partie »

    - Et tu as des soeurs et frères, Steevy ?

    - j’ai une soeur, elle est gogole aussi... pis j’ai un frère « 

    - » Et qu’est-ce qu’il fait ton frère, Steevy ?

    - « il est à l’université.

    L’éducateur est scié ; il se dit qu’au moins, il y en a un qui s’en sort dans cette famille de branques.
    - » Et qu’est-ce qu’il fait ton frère, à l’université ?

    - « il est dans un bocal »



  • @distance @distance 26 avril 2010 13:04

    Il me semble que se n’est pas l’école qui est obligatoire mais l’enseignement scolaire
    car comment expliquer qu’une famille, le père, la mère et les enfants puissent voyager pendant une année à bord de leur bateau.
    http://www.blurb.com/bookstore/detail/1019144

    à mon avis :
    le système des allocations familiales est totalement obsolète, voire archaïque ; au XXIe siècle, je n’arrive pas à comprendre qu’un gouvernement puisse « encourager » avec de l’argent les gens à faire enfants. Fait-on des enfants pour avoir de l’argent de l’Etat ? Plus vous avez d’enfants, plus vous touchez le « bingo ».

    Que des familles ayant des revenus modestes soient momentanément aidées me paraîtrait plus juste - est-il raisonnable que les allocations familiales soient distribuées à tout le monde, quel que soit le revenu ?

    Est-ce normal, que la CAF participe financièrement et massivement aux travaux des hôtels pourris qui hébergent des personnes en attente de logement ou des sans-domicile ?
    l’Etat ferait des économies en construisant des logements sociaux ; par exemple, deux personnes dans ce genre d’hôtel reçoit environ 1000 euros d’alloc., alors qu’un loyer hlm coûte environ 380/400 euros.

    Récemment, j’ai pu voir un café-hôtel totalement refait à neuf avec l’argent de la CAF que le marchand de sommeil recevait grâce aux allocations logement ! hallucinant.

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