• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

@distance

@distance

Un Âne chargé d’une Idole passait au travers d’une foule d’Hommes ; et ceux-ci se prosternèrent à grande hâte devant l’effigie du dieu qu’ils adoraient.
Cependant l’Âne, qui s’attribuait ces honneurs, marchait en se carrant, d’un pas grave, levait la tête et dressait ses oreilles tant qu’il pouvait.
Quelqu’un s’en aperçut, et lui cria : « Maître Baudet, qui croyez ici mériter nos hommages, attendez qu’on vous ait déchargé de l’Idole que vous portez, et le bâton vous fera connaître si c’est vous ou lui que nous honorons ».
Esope

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 565 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • @distance @distance 3 avril 2010 19:20

    Celui qui sait, que sait-il exactement ?
    Qu’est-ce que la connaissance, qu’est-ce que la réalité ?

    Si on essaie de préciser la nature intime du savoir et celle de son mécanisme, on éprouve une très grande difficulté par le fait évident que l’on se sert du savoir lui-même pour cette fin et qu’il est, ainsi, peu aisé de saisir les premiers éléments conscients, bases de toute connaissance.

    Le savoir ne nous fait pas connaître l’essence des choses, mais le rapport de notre sensibilité avec le milieu.
    Le savoir véritable est une adaptation de notre être aux influences du milieu. Savoir, c’est agir en s’adaptant aux réalités.

    La principale cause de division entre les hommes consiste dans le fait de donner comme vérité, ou comme un fait général et impersonnel, ce qui n’est qu’un fait particulier ou indémontrable expérimentalement.
    La méthode scientifique est la seule méthode pour former la connaissance réelle et le savoir. Elle utilise les réalités générales et crée des concepts généraux susceptibles de s’adapter aux variations du milieu. Mais toute utilisation de ces concepts ne peut s’effectuer sans un coefficient personnel d’appréciation qui ôte précisément à cette adaptation tout le caractère rigoureux de causalité ou de convenance infaillible de cause à effet.

    Il y a donc la méthode scientifique et il y a les hommes l’utilisant. Il est nécessaire de se servir de la méthode. Il est prudent de se méfier des hommes et de leurs affirmations.





  • @distance @distance 3 avril 2010 17:27

     » Où étiez-vous lorsque vous avez créé la politique des grands frères, quand vous avez abandonné un nombre de jeunes filles dans ces quartiers difficiles entre les mains des grands frères ? » Rachida Dati

    Même si elle-même avec Sarkozy n’ont fait qu’empirer les choses, en allant jusqu’à insulter les personnes vivant dans certaines banlieues, je trouve que Dati n’a pas tout à fait tort de POSER la question...,

    car il suffit de lire dans le lien Rue89 pour avoir une idée :

    (pioché dans le lien de l’article)
    Thierry Mandon dit :
     » On l’a fait quand on s’est rendu compte qu’il y avait une féminisation croissante des services publics autour d’eux ; à l’école, il n’y a quasiment plus d’instituteurs, les assistantes sociales sont des femmes… Finalement le policier ou le pompier, c’est le premier homme qu’on voit. Et ça peut être la cause du défi à l’autorité dont ils sont victimes. Le grand frère devait rétablir une autorité de type masculin. »


     » L’intention n’a jamais été (comme le laisse entendre l’intervention de Rachida Dati) de passer des deals avec des caïds pour avoir la paix » insiste Eric Macé, sociologue. Mais des délinquants ont parfois été recrutés. Grâce à quoi, » c’était très facile pour les tenants d’une politique sécuritaire de délégitimer » les grands frères, résume Manuel Boucher. Mais au-delà de ces cas, pour Vincent Geisser, l’idée de départ était bancale : 

     » Demander à un jeune d’être du groupe et d’être une autorité externe, c’est ingérable. » 


    les politiques droitières voulues et menées par la gôche et par la droite depuis des decennies sont catastrophiques pour tout le monde, pas seulement pour les habitants des banlieues ; leurs politiques d’abandon du service public ne peuvent qu’encourager le repli communautaire (mixité quasi nulle) et la création des bandes qui règnent par la loi du plus fort, ce qui entraîne pour tous ceux qui habitent en banlieue, notamment, une insécurité bien réelle.

    comme le faisait remarquer Michel Foucault dans Surveiller et punir, les grands complexes industriels européens ont été construits en lisière des villes pour prévenir les révoltes ouvrières. De même, aux États-Unis, les campus ont été bâtis hors des villes pour éloigner la menace étudiante... Aussi, lorsque la violence amorce une courbe en J après-guerre, les autorités gouvernementales et patronales vont décider de construire les grands ensembles où loger les populations les plus démunies en banlieue.





  • @distance @distance 3 avril 2010 15:41

    Pour un libre-échangiste, un libéraliste, un libertarien qui défend l’audacieux entrepreneur capitaliste et qui veut la suppression de l’Etat parce que celui-ci fait obstacle à sa liberté (d’entreprendre), et parce que la seule liberté qu’il prône est la sienne, qu’il ne se reconnaît pas comme l’égal de l’Autre (à commencer par ses ouvrier-e-s, ses employé-es-, ses domestiques) 

     Un libéraliste, un libertarien ne reconnaît pas l’Autre comme son égal, il n’a d’autre fratrie que ses actionnaires et associés, il a ab-strait la fraternité pour en faire une entité – l’Homme – quand, sans vergogne, il immole les humains à cet autre « vaut d’or » qu’est le Capital ; il n’a de solidarité qu’anonyme et limitée du capital risqué, il ne connaît d’autre société que celle de capitaux et il profite de sa propriété privée et abuse de la non-propriété collective (l’environnement, la main d’œuvre, les ressources naturelles... )
     

    * * *

    Regardez-les aller. Lisez leurs journaux ; écoutez leurs stations de radio ; regardez leurs chaînes de télévision. Les chiens ont soif. Les médias sont déjà, dans une large mesure, contrôlés par les cartels aux-quels ils appartiennent et jouent un rôle fondamental dans la prépara-tion et l’adaptation des esprits aux « nouvelles réalités ». Tout cela échappe en partie à la connaissance du public comme à tout contrôle démocratique. L’école et l’université sont désormais transformées dans leur mission et dans leurs valeurs constitutives par ces mêmes forces, pour les mêmes raisons et avec les mêmes objectifs. À défaut d’une vaste mobilisation populaire, c’est foutu. Il va falloir se battre.

    Militant, anarchiste, Normand Baillargeon est professeur à l’Uni-versité du Québec à Montréal où il enseigne l’histoire de l’éducation et la philosophie
    http://classiques.uqac.ca/contemporains/baillargeon_normand/chiens_ont_soif /les_chiens_ont_soif.pdf



  • @distance @distance 3 avril 2010 14:23

    « Sous tous ces angles, le libertarianisme ne fait pas le poids. Dès que le peuple réussira à devenir rationnel en ce qui concerne la politique, j’envisage qu’il le rejettera à titre d’échec pratique et de désastre moral. » Mark Rosenfelder

    Le problème du libertarianisme
    http://www.phonono.com/papyrus/000567.html

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv