• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

eau-pression

eau-pression

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 44 0
1 mois 0 44 0
5 jours 0 15 0

Derniers commentaires



  • eau-pression eau-pression 21 août 18:27

    @Philippe Huysmans et @pemile

    Effectivement, c’est l’optimiseur qui avait permuté les opérations (du moins ce que je voyais à l’analyseur logique).
    Il me semble que l’anecdote rejoint cette histoire de blocs cachés au coeur du silicium, dont on se doit de connaître l’existence. En effet, comme le dit Ph.Huymans, les concepteurs d’aujourd’hui assemblent des blocs dont ils ne connaissent pas le détail.

    Au début des années 90 (où se situe mon anecdote) on mettait en place dans les composants standards un dispositif « bus de service », très utile pour la mise au point des systèmes électroniques. Il pouvait aussi servir à leur reconfiguration et autres acrobaties qu’un concepteur envisage avec gourmandise.
    Que cette innovation ait servi de précurseur aux chevaux de Troie dont sont dotés nos objets connectés, c’est du même style que les dérives du « page rank » au fil du temps.

    L’affaire Huawei se pose mine de rien autrement qu’en simple question de guerre économique. Si les développeurs « libres » s’en mêlent, leur code sera-t-il caviardé a posteriori par les services secrets, accepteront-ils de programmer eux-mêmes les fonctions de flicage, ou verra-t-on arriver des appareils neutres (sans ces fonctions) ?

    Sur ce, je vais finir ma lecture.

    @+



  • eau-pression eau-pression 21 août 17:55

    @Philippe Huysmans
    Si ça se trouve d’ici là vous ne serez même plus propriétaire de votre génome.
    Si mes enfants n’étaient pas si beaux, je vous répondrais modestement que mon génome sera au musée, dans la salle des naïfs ; une rencontre avec Nimbus serait un plaisir posthume appréciable.

    Vous m’apprenez la disparition du « Don’t be evil ». Considérons cela comme de la franchise ?

    Sinon, pour Huawei, passant des rives de la naïveté à celles de la paranoïa, j’imagine une guerre souterraine des chevaux de Troie planqués dans les tablettes communicantes (j’ai oublié le raccourci anglais pour ces engins qui ont remplacé le miroir de maquillage dans lesquels les belles demoiselles vérifiaient à la dérobée notre intérêt pour elle et le détail qui tiendrait cet intérêt en éveil).

    @pemile
    Le RISC est une architecture séduisante mais aussi inquiétante : la seule fois où j’ai écrit un petit bout de code à destination d’un engin de ce type, j’ai eu la surprise de constater que l’assembleur avait permuté l’ordre de 2 instructions dans le code final. Comme quoi, même quand on a écrit le code, on n’est pas sûr que la machine sera conforme.
    Evidemment, dans ce cas véridique, l’ordre des 2 opérations n’avait pas de conséquence sur le résultat final, mais quand même ...



  • eau-pression eau-pression 21 août 12:51

    Bonjour

    Je reprends le fil « machine » ici, après avoir un peu avancé la lecture du document de Nafeez Ahmed.

    Vous me disiez donc : la machine est au service de tous, FATAL ERROR La machine est au service de celui qui a écrit le programme, et à travers lui, celui qui le paie.

    Si je ne m’abuse, nous partageons une inquiétude de fond, qui émerge parfois en colère, sur l’impression que l’homme est en train de laisser la machine prendre les commandes.
    Si je vois comme moteur de votre article : attention, la politique des USA garde son objectif de domination du monde, et affine ses techniques de story telling et d’infiltration des réseaux socaux avec cet objectif, est-ce que je me trompe ?

    Pour moi, l’article en cours consiste à décrypter dans ce sens les pratiques de Google.

    Comment faites-vous, dans la vie courante, pour lutter contre cette « androïsation » des comportements ? Par paresse, nous acceptons que la machine passe du statut d’assistant au statut de prescripteur. Un simple exemple a été développé sur ce site (article de Fergus sur Tripadvisor, de mémoire).

    Je voudrais expliquer mon intervention première, sur l’essence matérialiste de la société américaine. La lecture de l’article de Ahmed n’a pas remis en cause cette impression venue de mon lointain passé : si Brin et Page ont avancé leur projet de moteur de recherche « bestial », et s’ils ont plus tard été poussés à le développer dans les directions qu’on connaît, c’est que leur vision du monde dans leur société n’est pas encombrée de l’ombre de l’Esprit qui plane chez nous (« nous » même si vous êtes belge et moi français) sur tout travail intellectuel. L’attitude « je chasse de race », voyez-vous. J’existe si ma pensée reste inaccessible au commun des mortels.

    Quand vous dites « n’utilisez pas Google », je lis « halte au matérialisme ». Ni l’un ni l’autre n’empêchera l’androïsation des tablettes-téléphones, mais ça fait du bien de le dire, non ?

    Entre parenthèses, avec votre énergie pour explorer les dessous de ce monde techno, vous devriez nous informer la prochaine fois sur les dessous de l’affaire Huaweî, sipement abordé ici.

    Mais c’est bien le matérialisme, cette conviction que la réalité se réduit au monde sensible, qui est le vrai moteur du développement de Google. Quand Brin et Page portent l’étendard « don’t be evil », n’est-ce pas pour conjurer cette tendance matérialiste qui nous passe à la moulinette de l’analyse, et dont ils sentent qu’elle les entraîne sur des terrains « mauvais ».
    Par exemple, le traducteur de l’article signale que « les Damasios proposent une théorie expliquant en termes biologiques le sentiment de soi ».

    A votre « FATAL ERROR », je réponds donc que la machine dont je parle désigne l’ensemble des dispositifs de traitement de données, et que je souhaite rester maître de cette machine. Il serait bien sûr ridicule de me prétendre le patron (« me », c’est aussi bien vous que moi ou la DARPA), je n’ai pas le choix : il faut que je m’allie avec la tribu des humains pour ne pas que la machine me soumette.

    Pour illustrer la chose, faisons un peu de science-fiction. Imaginons que la production des biens matériels soit complètement robotisée. Les robots en question pourraient faire partie du patrimoine commun. Dans ce monde, si j’ai besoin d’un clou et d’un marteau pour construire ma cabane, je donne au robot le plus proche le logiciel adapté (on ne peut plus libre). Celui qui me paie a disparu ...



  • eau-pression eau-pression 20 août 10:14

    @Fifi Brind_acier
    A l’occasion de ces articles, j’ai déjà dénoncé la manoeuvre anti UPR qui consistait à s’attaquer à une personne.

    Sur les syndicats, il me semble que la position de représentant syndical demande une moralité hors norme, et je ne vois pas comment éviter que des gens peu exigeants avec eux-mêmes profitent de cette position de représentant quand ils y accèdent.

    Sans doute De Gaulle avait-il son idée de la France comme guide d’action. Néanmoins, il a agi avec les syndicats comme avec les militaires algériens, c’est à dire qu’il s’est débrouillé pour garder le pouvoir de décision en les chargeant de calmer les esprits.



  • eau-pression eau-pression 20 août 10:01

    @Philippe Huysmans
    Permettez-moi d’user de mon ancienneté pour vous inciter à plus d’optimisme. La manipulation des symboles par des machines, ça reste une révolution. Les mentalités pyramidales résistent, et même très fort, mais l’optimisme consiste à se dire que la machine est au service de tous, contrairement aux relais que se donne la Loi dans les structures sociales existantes.

    Ceci dit, vous avez raison de dénoncer dans votre article la tendance au formatage des gens par les algorithmes. Ce faisant, elle restreint la représentation des choses que porte la machine à celle de ceux qui la programment.

Voir tous ses commentaires (20 par page)







Palmarès