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Ecométa

Ecométa

Entre autre chose, notamment une expérience bancaire, j’ai vécu au cœur de la mondialisation financière, j’ai également compétence en matière de mise en place de système « qualité totale » dans les entreprises ; concept passé de mode et qui ne se pratique plus dans cette époque ou l’on préfère jeter plutôt que réparer, remplacer coûtant ! C’est de là qu’est parti toute ma réflexion, de la qualité et d’une impossibilité de pratiquer ce métier de qualiticien, pourtant tellement nécessaire ; de le faire en mon âme et conscience : tout simplement honnêtement ! En fait, les entreprises ne sont pas réellement intéressées par la qualité qui représente un coût : elles sont intéressées uniquement par le financier et la baisse des coûts systématique ! Nous sommes loin du rêve fordien qui voulait que les ouvriers puissent s’acheter les voitures qu’ils fabriquaient ; actuellement, il y a dans le monde des milliards de personnes qui sont incapables de s’acheter ce qu’ils fabriquent ! De revenir sur un concept d’aussi bon sens, sur un tel entendement : est-ce cela le progrès humain ?
 
 
 
Il n’y a que dans notre petite cervelle d’humain rationalo technoscientiste, désireux à la mode cartésienne de se rendre maître et possesseur de la nature, que les choses s’opposent à l’antagonisme. Pourtant, aucune chose, aucun système naturel, ni métaphysique humain, ni même artificiel humain, pas un gêne du vivant, pas même un humain... rien, absolument rien n’existe par lui-même et uniquement pour lui-même ; la politique pour la politique, le politisme, ou politique pure, tout comme l’économie pour l’économie, l’économisme, ou économie pure ; tous ces concepts paroxysmiques n’ont aucun sens, car, le plus naturellement du monde, tout participe, tout collabore : tout s’entretient !
 
 
 
Si au lieu de raisonner en termes exclusivement d’opposition, de compétition, d’antagonisme ; en termes de « dichotomie » sans nul doute vieille résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et le mal, voire du plus récent manichéisme, nous raisonnions en terme de complémentarité et d’entretient comme sont naturellement les choses !
 
 
 
Les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, celles bien sûr environnementales, en fait de progrès durable, qui, visiblement intéressent beaucoup de gens, mais également celles sociétales, qui, visiblement, comme par fatalisme intéressent beaucoup moins ; ces difficultés sont de nature bien plus fondamentale que ce que pensent la plupart des gens, surtout que ce pense cette « Elite » en tout genre qui entend nous gouverner ! En fait nous avons développé un savoir en totale négation, même en total mépris de la « Nature » et des états de nature, dont la nature humaine, notamment celle sociétale : comment s’étonner alors de toutes ces difficultés ?
 
 
 
Il n’y a aucun doute : une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose !
 
 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 18/02/2008
  • Modérateur depuis le 28/01/2010
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Derniers commentaires



  • Ecométa Ecométa 16 août 2009 11:53

    @ L’enfoiré

    je ne suis pas Ecomédia mais « ecometa »

    Bien sûr que c’est moi qui ai ajouté le « mais tout de même » ; et visiblement je n’extrapolais rien... j’étais plutôt « juste à propos » étant donné la suite de votre discours !

    Le fait d’ignorer la différence entre une action et une obligation n’a rien à voir avec l’éthique, ni même la cupidité, mais plutôt avec l’ignorance ! C’est au banquier d’informer le client, d’éventuellement de combler ses lacunes en matière de placements financiers.... ce que prévoit le MIFID.  Je connais les techniques de ventes des banques pour les avoirs apprises et pratiquées ; notamment cette technique consistant à poser des question dites fermées, qui, immanquablement, amèneront le client, là, où le vendeur à décider : signer ! Il est impossible pour un vendeur honnête de satisfaire à la fois, le client, son employeur et lui-même ; et souvent, par pure cupidité du professionnel, et non celle du client, du professionnel et de celui qui l’emploi et qui fait les règles, le client passe au troisième rang, et, forcément, il est insatisfait !

    Si, j’ai bien compris, vous êtes de nationalité belge, et, en Belgique, ce sont les clients qui manqueraient d ’Ethique et pas les banquiers ; la Belgique serait alors une exception au monde ! Vous allez bientôt nous dire que les « subprimes » sont une pure invention, que « Madoff » n’existe pas, que l’argent qui fait de l’argent c’est du bidon ...

    Bien sûr qu’il existe des gens cupides, mais ce n’est pas la majorité ou alors seulement en Belgique ; les nombreuses crises du capitalisme ne sont pas le fait de citoyens cupides, mais le fait du « capitalisme », usage paroxysmique du capital : un capitalisme, qui, par nature est crisique !

    Quant à l’économie financière qui ferait partie de nous... personnellement je pense que la finance fait partie de l’économie, lui appartient, et ne doit être considérée comme une entité à part de l’économie, comme un élément pouvant se suffire à lui-même ! La finance doit être considérée comme un élément économique et non purement financier : un élément financier devant satisfaire à la logique économique et non à une logique qui lui serait en propre !

    Vous tombez mal, car, tout comme vous, il me semble, je viens précisément de la banque et aussi de l’assurance : de la banque assurance ! Dans les années 70 j’ai tout fait dans banque de dépôt, j’ai même été « employé de bourse » ; époque ou le terme de « Bourse » avait encore du sens : tout son sens ! A la fin des années 80, j’ai oeuvré au coeur du capitalisme financier, j’ai été détaché auprès de grandes banques international désireuses de s’implanter en France pour le démarrage de leur activité financière, et plus précisément de leur « back office salle des marchés » ; je vous l’assure, et vous le savez : ont fait de l’argent avec de l’argent !

    Demandez à un « broker » ou à « trader », ou un « simple « agent » ou « conseil financier », de vous expliquer l’ontologie de la bourse... tout simplement sa raison d’être à l’origine (bien incomplète de ce que j’ai lu de votre part), et les règles de déontologie qui devraient en découler, car « ontologie » et « déontologie » doivent être intimement liées : ils en seraient bien incapables ! Ils n’ont aucune connaissance en économie, pour la simple et mauvaise raison, qui confine au simplisme, qu’ils considèrent le marché financier en dehors de l’économie. Ils vendent des produits que des ingénieurs financiers ont concocté et auxquelles ils ne sont comprennent rien, incapable de comprendre, et encore moins leur responsable ni même leur patron ; de même pour les prêts qui seraient devenus, il paraît, des produits sophistiqués... alors que ce sont de belles embrouilles : du bonneteau financier !

    Des métiers que j’ai quittés pour faire du « management qualité », car il m’était devenu impossible de continuer de pratiquer ces métiers en mon âme et conscience : de réellement servir les intérêts du client. Non pas de la faute des clients mais plutôt la faute de pratiques bancaires et assurantielle sans aucune ontologie, sans aucune déontologie, sans aucune éthique, sans aucun altruisme !

    Vous dites :

    « Une fois la Bourse rendue plus éthique, les actionnaires plus conscients, nous pourrons peut-être spéculer en paix les yeux mi-clos ».

    « Mais en fait, entourer la bourse, n’est-ce pas n’avoir ni queue ni tête ? »

    « Si la bourse vous fait « ch... », vous avez raison, il vaut mieux avoir la bourse par devant que par l’arrière ! »

    Déjà, et d’une part, il n’est plus réellement question de « BOURSE »... mais exclusivement de « marché financier » ; je crois que c’est ce que vous avez tenté d’expliquer ! D’autre part on ne spécule jamais en paix... c’est d’ailleurs, là, aussi, ce que vous expliquez ! Assez généralement vous dites d’ailleurs tout et son contraire : solution de facilité pour ne pas prendre position ! Vous « pétez » même les plomb... c’est généralement ce qui arrive quand on dit tout et son contraire : qu’en on est dans la pure contradiction !

     
    De l’éthique dans la finance ... même avec le MIFID (MIFID mi raisin) j’attends de voir pour y croire ; je pense à toutes ces « Chartes » empreintes d’humanité, remplies de bonnes intentions, celle onusienne et autres comme celles de l’U. E., dont tous les dirigeant se moquent éperdument ! Quant aux actionnaires plus conscients, il y a actionnaire et actionnaire : les petits porteurs dindons de la farce, du bonneteau financier, et les gros porteurs ; et que dire des « zinzins » qui seuls utilisent tout l’arsenal (l’ingénierie financière) pour se couvrir d’une façon ou d’une autre !



  • Ecométa Ecométa 15 août 2009 10:15

    @ enfoiré

     Je ne suis pas pour les banques, loin de là, mais les banques ne sont que le reflet de la cupidité de nos sociétés. ...
    mais tout de même !

    P
    ar ailleurs, « la société serait cupide » : en partie peut-être, mais en même temps tout est fait pour alimenter ce travers ; personnellement je ne me sens pas particulièrement cupide et des tas de gens sont comme moi... et il y a certainement moins de gens cupides, de gens qui savent rester à leur place, certainement plus que de gens cupides !

    Vous avez certainement entendu parler de « Gouvernance  », c’est à dire que les « Etats » sont dirigés comme de véritables entreprise et non comme des sociétés civiles qu’ils sont pourtant, surtout en régime démocratique : le vivre ensemble !


    Gouvernance : assez généralement, quand les choses ne vont pas dans une entreprise, ne vont vraiment plus, c’est rarement la faute des services opérationnels, mais plutôt celle des « Dirigeants », de leurs incurie à résoudre les vrais problèmes ! J’en sais quelques chose car je me suis occupé de « management qualité » dans les entreprises !

    C’est trop facile de culpabiliser le citoyen, ou la société, et d’exonérer les Dirigeants ! Les difficultés auxquelles nous sommes confrontées, celles environnementales, qui comme par une prise de conscience subite, intéresse beaucoup de gens, comme celles plus sociétale : politique et économiques, qui, visiblement comme par un fatalisme systémique, intéresse beaucoup moins ; ces difficultés sont largement à mettre au crédit, ou plus exactement au débit des dirigeants de toute sortes ! Bien sûr il y a partage de responsabilité car nous sommes en démocratie et nous avons le droit de vote ; mais le système démocratique, et pas que lui, aussi l’ensemble de notre savoir et de notre culture, sont largement manipulateurs ! Le partage de responsabilité serait certainement de l’ordre de 20 / 80, voire 30 /70, dont 80 % ou 70 %  pour la responsabilité des Dirigeants et certainement pas de 50 /50 !

    Vous dites encore « C’est un peu le jeu du chat et de la souris. L’histoire de l’oeuf et de la poule, vu sous un autre angle ».

    Il n’y a aucun rapport entre l’histoire du chat et la souris et celle de l’oeuf et de la poule qui n’est d’ailleurs pas une histoire mais plutôt un paradoxe pour certains ; pour certain car en fait il n’y a pas de paradoxe du tout, sauf à nier l’évolution ! En effet, le paradoxe de l’oeuf et de la poule est une affaire d’évolution ! Il ne vous à pas échappé que l’oeuf n’est pas propre à la poule mais aus ovipares et que l’oeuf était là bien avant la poule !

    En ce qui concerne nos problèmes de société et de démocratie, il n’y a pas de problème d’oeuf ou de poule ; il y a simplement un problème de prise de conscience des priorités sociétales et non de celles purement économiques et qui plus est purement économiques financières ! 



  • Ecométa Ecométa 15 août 2009 08:54

    Mondialisation financière oblige, ceci dans partout dans le monde, les Banquiers tiennent les Etats par les « valseuses » ; et, il se trouve, désormais, démocratie oblige, soi-disant : que l’Etat c’est nous ! Il serait temps que ces Banquiers nous lâchent la grappe !  Il n’y avait, et l n’y a  qu’une seule et vraie solution pour sortir de ce véritable cercle vicieux, pour arrêter tout ce cirque financier, ce jeu de bonneteau financier : en nationalisant les établissements financiers !

    D’où les Etats sortent-ils de l’argent sinon en l’empruntant sur les marchés financiers : un véritable cercle vicieux !

    Il faudra payer deux fois au citoyen, comme client des banques qui doivent reconstituer leurs fonds propres (augmentation des frais bancaires et du taux de marge sur les prêts... ce qui est déjà fait), puis comme contribuable, même si on leur dit que l’Etat, au bout du compte, serait gagnant et donc le contribuable ; ce qui est loin d’être gagné car tôt ou tard tout le système s’écroulera ! Il y a dix fois plus d’argent dans l’économie virtuelle, celle de la cavalerie que pratique les banques entre elles, et n’oublions pas les multinationales ; dix fois plus que dans l’économie productive réelle et à plus ou moins long termes c’est intenable !

    Faîtes ce que je dis mais ne faîtes pas ce que je fais ; c’est assez souvent le leitmotiv des puissants de ce monde d’humains : des dirigeants de toute sorte ! C’est ainsi qu’il peut y avoir deux poids et deux mesures ; c’est bien connu : selon que vous soyez riches ou miséreux... !

    Poussons le raisonnement jusqu’a bout !

    Imaginez que vous soyez, vous, individu ou entreprise lambda, en difficulté financière, limite en faillite personnelle, et, que, pour vous sortir d’affaire, il vous viendrait l’idée de faire de la cavalerie financière avec d’autres commerçants ; autrement dit : de vous faire escompter de faux billets de commerce pour vous financer sur des marchandises n’existant pas, comme on dit maintenant : des marchandises totalement virtuelles ! Croyez-moi, une fois au tribunal de commerce, ce qui est inéluctable, vous seriez considéré comme un tricheur tenu responsable de ses difficultés et lourdement condamné !

    Arrivez là, au bord de la faillite, imaginez, après avoir fait de la cavalerie financière, vous trouviez encore un « prête-nom » qui emprunte de l’argent à votre place et, qui vous prête cet argent à un taux usuraire, (2 fois le taux du moment relève de l’usure) C’est précisément ce qui se passe ! A l’évidence vous ne pourriez pas le faire, et surtout pas avec l’aide des institutions, qui, bien au contraire, se retourneraient contre vous et vous feraient payer très cher ce type de pratiques !

    C’est pourtant bel et bien ce qui se passe entre les banquiers et les Etats-Nations pour ce qui est du plan de soutien bancaire ; bel et bien ce qui se passe également entre Banques et autres Zinzins, sur les marchés financiers avec les contrats sur dérivés qui sont purement et simplement de la cavalerie financière car il n’y a jamais d’échange de marchandises ; les positions pouvant même être reportées ad vitam aeternam !

    De la recherche de capitaux et la possibilité de se procurer rapidement des liquidités en cas de besoins impérieux, ce qui était le rôle de la bourse ; de la satisfaction de ces besoins financiers mais réellement économiques, aussi et plus récemment de la couverture de risques somme toute légitime, à la spéculation pure et à grande échelle : il y a là un sacré détournement de moyens élaborés par de beaux larrons en foire sur les marchés financiers !

    Si les Etats mettaient autant d’énergie à lutter contre la spéculation que contre l’inflation la chose économique irait certainement bien mieux ;  en même temps iraient mieux : la politique et la démocratie ! Mais voilà, l’inflation coûte au capital, ceci, quand la spéculation, elle, lui rapporte !

    Le problème de l’économie, du système économique, c’est qu’il n’y a pas d’« ingénieur système », pas de vision et d’approche réellement globale du système... il n’y a que des spécialités ; plus exactement : il n’y a que des spécialiste qui tirent la couverture à eux !

    On pourrait logiquement penser que les politique pourraient être ces ingénieurs systèmes : visiblement non car ils trimbalent la même bêtise humaine que les économiste : en fait la même connerie !

    En écrivant ceci, il me revient en mémoire quelques pensées d’Albert Einstein qui me paraissent fort à propos :

    « La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, (ou réalité) c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi ! "
    (Albert Einstein) 

     
    Il parlait de la nouvelle réalité physique qui s’offrait au yeux des physiciens du début du 20 è siècle, de la « nouvelle physique », la quantique ; mais ceci est aussi valable pour l’économie ! Ces physicien durent élever leur conscience pour comprendre cette complexité qui s’ouvrait à eux ; les économistes, et tous les dirigeant de cette planète, seraient bien inspirer d’en faire autant !

    « L’imagination est plus importante que le savoir »
    . (Albert Einstein)

    Visiblement les économistes comme les politiques, tous bordés de savoir... du même savoir rationalo économico technoscientiste, manquent terriblement d’imagination ; c’est la raison pour laquelle il n’inventeront rein de nouveau mais s’accrocherons à leur savoir crétin surfait au superfétatoire !

    « Il y a deux infinis, celui de l’univers et celui de la bêtise humaine ; encore que pour l’univers la chose ne soit pas certaine… »  
    (Albert Einstein)

    Une bêtise humaine qu’il ne considérait pas comme relevant des petits gens mais plutôt de l’« Elite dirigeante » !



  • Ecométa Ecométa 14 août 2009 15:29

     @Mengneau Michel

    Vous avez conclut : « Il s’agit bien de redonner à la science, à la technologie leurs lettres de noblesse qui sont de donner avec sagesse et modération du véritable bien-être à l’humain, voire du bonheur, et ceci en dehors de toute contingence mercantile… »

    Je ne comprends pas bien votre réaction... il me semblait aller largement dans ce sens !

    En fait je m’adressais très précisément à Halman, qui, me semble-t-il, vilipendait votre article !

    D’ailleurs à lire cette réaction, j’ai l’impression, mais ce n’est techniquement pas possible, que c’était Halman qui utilisait votre nom ; à moins que vous adressiez à Halmam et que vous avez indiqué « écométa » par erreur !

    Pour autant, je connaissais les pseudosciences, comme l’économie, la politique, les sciences humaines, métaphysiques humaines, que l’on veut faire passer pour de vraies sciences ; mais je ne connaissais pas la pseudo philosophie, à part les sophistes et les cyniques que combattaient déjà à leur époque, Socrate, Platon et Aristote, mais qui existent toujours en ces temps de modernismes et que je combats !

    Pourriez-vous développer ! Pour vous : qu’est-ce qu’un philosophe ? Qu’est-ce que la philosophie ?



  • Ecométa Ecométa 14 août 2009 08:36

    @Halman

    De l’utilité à l’utilitarisme, de l’utile à l’inutile, de la simple modernité au modernisme paroxysme de modernité... c’est le problème que pose cet article !


    Il ne s’agit pas d’être contre la science et la technique si sont utile et nécessaire à l’humanité pour évoluer ; de nier les progrès de la science pour l’humain, notamment d’un point de vue médical, et qui sont un fait réel ! Mais voilà, ne nous voilons pas la face, toute médaille à son revers, et il est simplement question de dénoncer une certaine dérive de la science vers le « scientisme » croyance que seul la science et la technique peuvent et doivent faire l’affaire, ceci au mépris de la nature et des états de nature dont la nature humaine qui visiblement ne conviendrait pas au rationalisme économico technoscientiste et qu’il faut absolument soumettre !

    « Si la science un jour règne seule, les hommes crédules n’auront plus que des crédulités scientifiques ». Anatole France.

    Nous y sommes précisément !

    C’est simple, on pourrait même dire simpliste, mais pour notre époque moderne au modernisme, celle du changement pour le changement, véritable paroxysme de modernité et plus simple modernité, la science est devenue générique de savoir et du « SAVOIR » et, il n’y aurait plus de « valeurs », comme d’ailleurs de « PRINCIPES », que de nature scientifique et technique ! Au diable l’ontologie, la déontologie, l’éthique et l’altruisme : tous ces acquits intellectuels humains. Renvoyée aux calendes grecques et aux oubliettes de l’histoire la « métaphysique », cette « épistémologie » première, cette première philosophie et interrogation sensée qui sortait l’humain de l’état de pure croyance. Une question se pose : sommes-nous plus intelligent avec notre pléthore de savoirs scientifiques et techniques ? Non, il semblerait que non ; il semblerait même que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent car toujours aussi ignorant de l’humain ; voire même de plus en plus ignorant de l’humain et des principes d’humanité !

    Une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose car si les progrès de la science, consistent, normalement, et pour une large part en une meilleure compréhension des phénomènes étudiés, ils ont aussi en même temps, et désormais avec le temps et l’expérience nous le savons, pour effets d’invalider tout ou partie des théories et des connaissances, mêmes celles scientifiques, antérieurement admises ! Il en va ainsi de la révolution copernicienne comme des découvertes de la chimie vers 1850 qui ont rendu caduques les principes généralement admis et pratiqués à cette époque ; de même pour le darwinisme, pour les balbutiements de la génétique ou la révolution pasteurienne qui ont bouleversée, elles aussi, bon nombre de « croyance » de l’époque. Mais la rupture est encore plus profonde lorsqu’à partir des années 1880, les nouvelles orientations des recherches mathématiques et de la physique en viennent ruiner les fondements communs de la pensée scientifique sur lesquels reposait l’assurance des scientistes. Et que dire des conclusions hautement philosophiques de la physique quantique, la plus récente des physiques, qui nous dit que le monde est apparemment complexe, désordonné, contingent, quand le rationalisme classique, cartésien, dont est issue la science mécaniste qui préside toujours nos destinées notamment en économie, nous dit que ce monde est simple, ordonnée et nécessaire. Que dire des acquits intellectuels du 20 è siècle, issus précisément de la physique quantique, et qui limitent la connaissance tant dans le domaine du raisonnement : principe d’incomplétude de Gödel et Chaitin ; que dans celui de l’action : principe, d’incertitude d’Heisenberg et principe d’impossibilité d’Arrow.

    Nous avons désormais du recul et nous savons que la science, et loin s’en faut, n’est pas le parangon de vérité voulu par Descartes et consorts. Visiblement, la science pose autant de problèmes qu’elle en résout, voire même plus, mais pour certains, la science, dans sa grande exclusive, résoudra elle-même les problèmes qu’elle pose ! Nous sommes en droit et même en devoir de nous interroger : n’y aurait-il pas là, dans cette exclusive scientifique, à vrai dire « scientiste », comme une sorte de tautologie voire un véritable cercle vicieux et non vertueux comme prétendu ? Avec Descartes et l’ensemble du savoir (un savoir réduit à la science, dont la philosophie, elle aussi, réduite à la recherche de la vérité pure pourtant pur sophisme) un peu comme si le savoir et la culture étaient uniquement et essentiellement devant nous et à découvrir, nous avons fait table rase d’un savoir ancestral deux fois millénaire. Désormais, obsédés par la prospective nous vivons un monde de fuite en avant économico technoscientiste dont les maîtres mots ne sont plus réellement la nécessaire compréhension et l’utilité, mais clairement la manipulation et l’utilitarisme. Déniant la temporalité humaine (passé, présent, avenir), qui, pourtant, participe largement de la conscience humaine, celle individuelle comme collective (le temps est dialectique disait Plotin) ; obsédés par l’avenir, fascinés par le temps technique et scientifique : nous ne justifions plus le présent que par l’avenir ! Désormais, à la façon des oracles de l’ancien temps : savoir serait uniquement prévoir ! Vouloir réellement comprendre, notre monde, bien sûr le monde physique, mais aussi et surtout celui métaphysique des humains, et non simplement vouloir les manipuler ; tout ceci implique une forme de modestie et d’empathie, qui, assez visiblement, sied mal, non seulement avec l’arrogance de notre savoir rationalo mathématico technoscientiste, mais aussi et surtout celle d’une élite bourgeoise en tout genre qui a fait sien ce savoir essentiellement utilitariste et forcément manipulateur.

    Quelle alternative logique proposez-vous ?

    Blaise Pascal, avec son « principe cognitif » (toute choses étant ...) avait déjà tout compris e la complexité du monde physique comme celui métaphysique humain ; ceci contrairement à René Descartes qui nous donnait une méthode pour creuser et creuser, afin de soi-disant mieux comprendre... ou mieux manipuler car la science, qui sépare et divise, parfois même à l’antagonisme, notamment dans le domaine des pseudo sciences, des sciences humaines, est manipulatrice dans l’âme ! Pascal était un tenant de l’écologie et de la physique quantique bien avant l’heure : quelle modernité !

    Vous citez l’astrophysicien Stephen Hawking

     
    « Cependant, si nous découvrons une théorie complète, elle devrait un jour être compréhensible dans ses grandes lignes par tout le monde, et non par une Poignée de scientifiques. Alors, nous tous, philosophes, scientifiques et même gens de la rue, serons capables de prendre part à la discussion sur la question de savoir pourquoi l’univers et nous existons. Si nous trouvons la réponse à cette question, ce sera le triomphe ultime de la raison humaine - à ce moment, nous connaîtrons la pensée de Dieu. »

    Stephen Hawking,

    Il existe une théorie complète et largement suffisante, fondamentale même, pour tout comprendre, la « théorie des systèmes », accessible à tout un chacun ; une théorie confirmée d’ailleurs par la plus récente physique : la « quantique » ! La physique quantique nous dit une chose simple : tout est système et même « écosystème » ; c’est la complexité qui règne et non le simplisme ! Le problème, le vrai problème, c’est que l’ancien système, le rationalisme classique fait de la résistance... surtout dans le domaine des sciences économiques, car elle protège des intérêts des plus particuliers : limitation, étroitesse, réductionnisme, exclusive de l’approche rationaliste classique oblige !

    En fait tout est système : tout est en interactions et en interdépendances complexes et dynamiques ; rien, absolument rien, pas une chose, pas un système, physique, purement physique ou même métaphysique humain, pas un humain, pas même un gène du vivant : rien, absolument rien n’existe par lui-même et uniquement pour lui-même ! Tout ceci pour dire qu’en réalité, contrairement à l’idée reçue rationaliste, l’efficacité d’un système ne se juge pas uniquement dans le système mais également, même surtout, dans les systèmes qui lui sont connexes ; ainsi, sauf à être dans l’erreur, on ne peut dissocier économie et société !

    Le système, comme élément de base de la connaissance, a ceci de particulier, de représenter aussi bien l’unité de l’élément composant que celle de l’élément composé : la théorie des systèmes participe donc de l’unité du savoir ! Cette « théorie des systèmes » impose de raisonner en termes de complémentarité et non plus en terme d’opposition dichotomique sans nul doute vieille résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et le mal, voire du plus récent manichéisme ; elle impose de raisonner en termes de dépendances, d’interdépendance : en termes d’entretien !

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