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Eddy KHALDI

Tableau de bord

  • Premier article le 29/12/2010
  • Modérateur depuis le 21/11/2012
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Derniers commentaires



  • Eddy KHALDI Eddy KHALDI 30 mai 2013 19:32

    Dénigrer et dénaturer le service public pour invalider ses principes fondateurs

    Je regrette que certains ne débattent pas honnêtement. Leurs commentaires sont à la limite de l’insulte. Je ne les connais pas, ils ne me connaissent pas. Alors restons respectueux, surtout lorsque l’on prétend parler d’éducation.

    Ni le public, ni le privé ne sont aussi uniformes que certains le prétendent. Insistons sur le fait, qu’il n’existe, a priori, pas de différence entre les élèves, les parents, les personnels qu’ils soient du public ou du privé. Seule se trouve posée, la question du clivage institutionnel, instrumentalisé pour privatiser, et accessoirement, confier une partie de l’école à l’Eglise. Tous les élèves, parents, personnels, et citoyens souffrent de ce séparatisme et pâtissent du surcoût engendré par ce dualisme. Réaffirmons ici sans détour, que le coût de cet enseignement particulier doit être supporté par ceux, et eux seuls, qui refusent le vivre ensemble de l’école publique et laïque ouverte à toutes et tous. Des chrétiens pour leur part, véritablement républicains, n’ont pas peur d’exprimer, qu’ils « se sentent humiliés quand l’Eglise catholique contribue, par le comportement des responsables de cette école confessionnelle, à appauvrir l’école publique - école de la Nation »[1]

    Au-delà de l’Église catholique elle-même, une certaine dialectique du Bien et du Mal, surfant et alimentant cette cabale médiatique, est, toujours et encore plus, entretenue par ceux qui n’ont jamais admis que l’école puisse être l’affaire de tous. Certains s’évertuent ainsi, depuis des années, à présenter l’école publique comme une diabolique machine à perdre la jeunesse, non réformable et trop coûteuse.

    Ces fossoyeurs de l’école publique, se recrutent toujours nombreux, au sein d’un chapelet d’associations très clérico-libérales, anciennes ou nouvelles venues, pour beaucoup déjà signalées dans Main basse sur l’école publique. Active en coulisses depuis le milieu des années 1970, cette cabale réunit ainsi, un agrégat mêlant clubs, réseaux et think tanks, tels que l’IFRAP, Enseignement et liberté ou l’Aleps (émanation du MEDEF), proches des courants ultralibéraux et de l’extrême-droite. Mais aussi, de franges catholiques intégristes dont les ramifications s’étendent jusqu’à l’Opus dei, habitées par le fantasme d’un retour à l’école d’ancien régime, aux mains de l’Église. Une coterie en réalité, écoutée et soutenue en haut lieu, pour certains de ses éléments depuis près de quarante ans, en réalité, chaque fois que la droite en France, accède au pouvoir. Avides d’en finir avec l’école de la République, ces officines, « SOS éducation », « Créer son école », « Enseignement et liberté », « Famille, école, éducation »… entretiennent de concert, un discours catastrophiste sur l’Éducation nationale, aussi virulent que malsain, reprenant en chœur depuis des années le même leitmotiv, inlassablement ressassé par l’Église catholique elle-même depuis la mise en place, finalement jamais digérée, de l’école publique de Jules Ferry : le « mammouth comparable à l’ex-armée rouge » qui « génère de la violence », « coûte cher » et « fabrique des crétins » dans un « enseignement inadapté » et « non réformable ». « L’école est en train de mettre en péril l’avenir de milliers d’enfants : il faut agir vite », disent-ils.

    Il faut bien comprendre, que pour cette cohorte catholico-libérale, il ne s’agit-là que d’une étape. À chacun son « rêve éducatif ». Pour les uns, l’école est appelée à renouer avec son rôle missionnaire, d’instrument d’évangélisation pour conforter une visibilité et une empreinte sociales visant à contourner la séparation des Églises et de l’État. Pour d’autres, l’école doit devenir marchandise.

    L’enjeu de ce débat sur l’enseignement privé est le développement d’une conception libérale de l’enseignement, ouvrant la voie à l’établissement de la concurrence entre privé et public pour organiser l’école selon la loi du marché, gestion dans laquelle la considération religieuse n’est pas inexistante.

    Les fondements et valeurs de l’école publique reposent sur des principes fondamentalement républicains. L’enjeu, plus que jamais, est celui d’une société organisée autour de ces principes, au premier rang desquels, la laïcité. Ces valeurs au fondement de notre pacte social, veulent faire du citoyen un individu autonome, responsable, doué d’intelligence et d’esprit critique, acteur essentiel du vivre ensemble.

    Eddy KHALDI


    [1]Communiqué du 16 aout 2010 des « Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l’Ecole Confessionnelle » (CEDEC)





  • Eddy KHALDI Eddy KHALDI 10 janvier 2013 16:03

    Lesquels ?



  • Eddy KHALDI Eddy KHALDI 10 janvier 2013 16:00

    Argumentez sur des statistiques précises pas sur des affirmations « café du commerce ».

    Voici quelques unes de ces données

    Toutes les données reproduites ci-dessous sont extraites du document officiel, « Repères et références statistiques », édition de Septembre 2012

    http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2012/06/4/DEPP-RERS-2012_224064.pdf

    Nombre moyen d’élèves par classe : 2011-2012

    Préélémentaire (p41)

    Public : 25,8 (+0.1%)

    Privé : 27,2 (+0.2%)

    Le privé a peu d’écoles exclusivement maternelles pour lesquelles il n’existe pas d’obligation de financement public. Il préfère implanter ses classes maternelles dans des écoles primaires sous contrat afin de les englober dans le forfait communal et obtenir ainsi un financement public. L’enseignement catholique s’intéresse de près aux jardins d’éveil : « Le nouveau contexte ne peut qu’inciter l’Enseignement catholique à imaginer des dispositifs pour rester présent sur la tranche d’âge des 2 ans, et, même à s’intéresser à l’accueil de toute la petite enfance de 3 mois à 3 ans. » « La réduction, voire la suppression, de la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans dans des classes sous contrat va perturber de façon importante le recrutement des écoles catholiques. Elle pourrait entraîner la fermeture des classes réservées aux enfants de 2 ans et pourrait provoquer la fermeture de classes dont l’effectif était soutenu, pour une part significative, par l’accueil d’enfants de 2 ans. » (Orientations du Comité national de l’Enseignement catholique pour l’accueil de la petite enfance.) A la rentrée 2011, de nombreuses classes préélémentaires hors contrat sont ainsi, implantées dans des écoles sous contrat.

    Le pré-élémentaire privé connaît un succès grandissant auprès des 2 ans, « recrutés » par le privé à hauteur de 22% d’entre eux, contre seulement 12,4% chez les 3 à 6 ans.

    La logique du profit primant sur la recherche de qualité, un quart des classes préélémentaires du privé ont plus de 30 élèves, et 6% plus de 35.

    Sur l’accueil des 2 ans, le public recule en 2010 de 10%, et le privé de 7.7%.

    Primaire (p41)

    Public : 22,7 (+0.0%)

    Privé : 23,3 (+0.4%)

    Le public, du fait de l’obligation scolaire et des contraintes géographiques, totalise près de 4700 soit 9.7% d’écoles à classe unique, contre seulement 148 soit 2.9% dans le privé (p.37) .Pour autant le taux d’encadrement est sensiblement le même alors que l’enseignement public doit répondre a des contraintes géographiques afférentes au service public (zones à faible et fort densité de population).

    Le privé est peu implanté dans des zones à faible densité de population. Dans certains départements, il représente moins de 5% de la population scolaire : Alpes de Haute Provence, Haute Saône, Corse du Nord et du Sud, Bas Rhin, Haute Marne, Moselle, Creuse. Il est aussi peu présent, moins de 5% ou à peine plus, dans des départements de banlieues tels que la Seine -et-Marne, la Seine-Saint-Denis, l’Essonne, le Val d’Oise et le Val-de-Marne. Confirmation, que les contraintes géographiques, démographiques et sociales sont évidemment assurées par le seul service public.

    Collèges (p43)

    Public : 24 (+0.4)

    Privé : 25,9 (+0.5)

    Le privé compte de nombreuses classes à faibles effectifs, et également, des classes à plus de 30. Le financement du forfait se fait à l’élève. Le public assure là aussi la continuité territoriale et doit répondre à l’intérêt général dans les zones à faible densité de population.

    Lycées généraux et technologiques (p41)

    Public : 27.2 (+0,4)

    Privé : 24,3 (+0.5)

    Le gouvernement avait déjà surajouté des moyens pour le privé dans le cadre du plan banlieue. Aujourd’hui, grâce à un amendement de Jean Claude Carle , voté par le Sénat en décembre 2010, à l’heure où l’enseignement public, est frappé par la rigueur, les suppressions de postes exigées dans l’enseignement privé sont encore allégées . Cet amendement a en outre ajouté une surdotation de 4 millions d’euros équivalant à 250 emplois supplémentaires. Au budget 2011, sur 16 000 postes supprimés, 13 767 emplois sont ainsi retirés à l’enseignement public contre seulement 1 633 au privé sous contrat, au lieu des 3 416 attendus, si la règle des 80%-20%, avait été respectée. Ce sont donc près de 2 050 emplois, dont 250 par subvention, qui sont encore illégitimement, voire illégalement, concédés au privé. Nathalie Mons, chercheuse spécialiste des politiques éducatives, nous apprend dans un article paru dans le Monde le 16 juin 2010 qu’entre 2003 et 2009 « 95% (des postes supprimés) ont été prélevés sur le public contre moins de 5% pour le privé. Une proposition nettement en retrait par rapport au poids de ce réseau dans l’éducation française ».

    Le différentiel public- privé représente ainsi plusieurs milliers de postes manquants pour le public, sans qu’il soit jamais tenu compte, des contraintes spécifiques qui pèsent sur le seul service public.

    Le privé se positionne sur le second degré. La gestion des postes du privé en « équivalent heure » lui permet de transformer 1 poste du 1er degré (27 heures) en un poste et demi de certifié ( 18 heures), opération menée sans aucune transparence.

    Lycées professionnels (p41)

    Public : 19,0 (-0.1)

    Privé : 17.6 (-0.3)

    Le différentiel Public-privé s’accroît encore en 2012. Il représente désormais, quelques milliers de postes manquants pour le public pour un taux d’encadrement Public-privé équivalent.

     

    Lisez l’ensemble de ce document officiel sur le site du ministère….



  • Eddy KHALDI Eddy KHALDI 8 juillet 2012 21:35

    Un rendez-vous à ne pas manquer.
    Bravo pour cette initiative


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