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Eloi

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« Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croît »

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2008
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Derniers commentaires



  • Eloi Eloi 11 octobre 2008 14:04

    Cela dit il faut avouer que la découverte de "La Vérité" serait terriblement désespérant.

    Et que, de plus, pour revenir à votre concept d’émergence, il est évident qu’il assure, sans l’existence de "La Vérité" que le jeu de décovurir une "Vérité" et de l’explorer, voire de changer quand on s’en ennuie, promet une infinité d’"amusement".

    Cependant, là où c’est paradoxal, c’est que cette recherche infinie de toujours plus de nouvelles "Vérités", qui existeront alors par le simple fait de les énnoncer, a elle-même son lot de désespérance. Un jeu sans la moindre "fin" n’est au final pas un très bon jeu.

    Nous avons besoin d’une fin, mais en même temps, nous savons que cette fin stoppe le jeu. Je vois en ces contraintes opposées comme une prison(i). Le questionnement de cette prison ouvre tout un jeu de possibilités métaphysiques... à explorer...

    Cordialement,


    (i) je ne me rappelle plus d’où vient cette histoire du chien avec sa laisse, qui essaie de tirer dessus me se rend compte qu’il lui vaut mieux suivre le mouvement, ca doit être une parabole Cynique, non ?



  • Eloi Eloi 11 octobre 2008 13:54

    Disons que sur l’existence ou non d’une finalité (et donc probablement d’un dieu) nous en sommes réduit à cette dichotomie.

    Ma remarque portait non pas sur le fait que vous ayez le droit à avoir une conviction, mais cette conviction est nuancée par le fait que toute idée "raisonnable" porte par principe son lot de perpétuelle remise en question de cette idée. Sinon nous ne sommes plus dans la conviction, mais dans la foi. Mais je ne pense rien vous apprendre, là.

    Pour ce qui est de la finalité ou non, l’exploration des deux hypothèses montre qu’envisager un monde sans finalité est très dérangeant, car il implique que tout acte est justifiable. Assumer une telle liberté est difficile car il retire tout sens à la vie, à part, disons le sens "épicurien" de jouisseur, sans transcandance. Je ne suis pas contre, mais malheureusement, comme nous retirons beaucoup de plaisir (aussi) aux discussions métaphysiques, cette branche sans finalité est mort-née, dans le cadre d’un tel débat. L’exploreration de cette hypothèse s’arrête à son propre énnoncé. Ce qui n’est guère intéressant.

    Rechercher une transcandance, par contre, réserve beaucoup d’aventures, de mouvement, et de curiosité.

    Voilà pour mon opinion ! smiley



  • Eloi Eloi 11 octobre 2008 13:46

    Merci pour la richesse de vos réactions qui me conduisent à clairifier mon propos...

    De rien, c’est un plaisir smiley

    Oui nous resterons habiter un lieu [...] et dans le même temps nous serons immergés dans le lointain.

    Cela se produisait déjà avec les livres d’histoire ou de fiction, avec les théories sociales, les philosophies... non ?

    De même que je vois pendant que j’entends ou je sens, demain "j’internetiserai" (affreux néologisme mais je n’ai pas mieux immédiatement...)...

    neuraliserai ?
    toiliserai ?
    globaliserai ?
    socialiserai ?
    connecterai ? ou
    interconnecterai  ?

    Très exactement. La permanence n’est qu"une erreur, une construction mentale. Le bouddhisme l’a depuis longtemps compris. Ce qui est nouveau, c’est que les dernières découvertes des neurosciences vont dans ce sens....

    Bien d’accord avec vous : il est d’ailleurs amusant de voir la réussite des société occidentales (très chrétiennes) dont pourtant la vision du monde très figée, très absolue, est si mal adaptée aux changements inéluctable. J’y vois une contradiction... Vous en pensez quoi ?

    Voilà ce que j’appelle Neuromonde...

    Je ne suis toujours pas persuadé que le Net soit une révolution en la matière. Une amélioration substantielle, certes, mais c’est ce que nous avons toujours fait, non ?


    Cordialement,



  • Eloi Eloi 11 octobre 2008 13:30

    Juste pour préciser :

    pour la mode, concurrentiel n’est pas vraiment le bon mot : je dirais implicitement inflationiste : je veux dire que le luxe se doit d’être le sommet, et comme la course au luxe est permanente, cela pousse la surenchère de la dépense toujours plus haut. D’autant plus que les salaires des plus puissants sont plus ou moins indexés sur cette inflation. D’où l’explosion... Et l’absurdité des Rolex, Ferrari, villas à plusieurs dizaines de millions et autres paires de chaussettes à plus de 100€

    Un bel objet est cher, et c’est normal, mais il faut le mériter pour l’avoir : le mériter par l’attente, par la participation à sa fabrication. Et pas seulement dépenser un salaire indexé sur le prix de l’objet. Car dans ce cas-là, il ne sera pas beau, comme objet. Il sera terriblement banal, au final...

    Exemple : quelqu’un qui travaille d’arrache pied pendant 10 ans, ne se paye que peu de vacances et de fioritures, pour s’acheter une belle bagnole. n’en a-t-il pas plus le droit qu’un "riche" capable de la payer en une semaine de boulot ? Vous n’allez pas me dire que le travail fourni pour l’obtenir est équivalent... Et dans notre monde, seul le travail crée les objets...

    L’immense contradiction du marché du luxe...





  • Eloi Eloi 11 octobre 2008 13:20

    @ Bulgroz

    Pour un exilé fiscal (4600 en 10 ans pour 20 milliards de patrimoine), on compte 347 nouveaux émigrés (1 600 000 en 10 ans dont 63% en provenance d’Afrique et dont 76% au titre du regroupement familial) et 1 800 000 naturalisations (dont 67% en provenance d’Afrrique).

    Ecoutez je pense que vous déviez du sujet : je parle bien sûr des exilés fiscaux : moins il y aura de gens capables de payer l’impôt plus ces gens payeront d’impôts individuellement. Vous en êtes probablement victime, d’ailleurs. Ce problème est d’ailleurs concourrant avec d’autres choses : pourquoi tant de personnes ne peuvent pas payer d’impôt ? Il est évident que la réduction des salaires au niveau juste acceptable de la survie (ou la hausse du coût de la survie, c’est pareil) fait que de nombreuses personnes ne peuvent s’en aquitter. Là est une partie du problème.

    La justification ou non de l’immigration est un autre problème, qui mérite débat, mais pas dans le cadre de notre discussion.

    En 2006 (derniers chiffres connus), 843 contribuables ont pris le chemin de l’exil, 200 sont revenus (peut être ais je fait partie de ces 200 ?), mais tout cela est largement compensé fiscalement, n’est ce pas ?

    Je ne comprends pas votre remarque : en quoi la somme globale peut être égale, si plus de gens "riches" partent que reviennent ?

    Voyez vous, Eloi, le problème n’est pas de payer des impôts, mais de voir comment l’argent des impôts est dépensé et la société dans laquelle cet argent est dépensé

    Entièrement d’accord avec vous. Mais ce n’est pas en fuyant que vous résoudrez ce problème...

    Pourquoi, moi, qui n’ai pas eu la chance de balancer ma tendre et chère épouse, devrais payer pour ceux et celles qui n’ont pas mesuré les conséquences de leurs actes ?

    Pourquoi devrais-je payer pour les autres ? Ca c’est une question vraiment récurrente, et qui va un peu plus loin que notre débat : si payer pour les autres est considéré comme bon pour la société dans son ensemble (meilleure efficacité) alors vous devriez accepter de payer pour les autres, car vos propres bénéfices seront plus grands à long terme. De plus, où est-il écrit dans la société que les gens nés ou grandis intelligents et forts n’auraient pas le devoir de l’utiliser pour protéger et aider les plus faibles ?

    Si votre propre frère, ou meilleur ami, est dans une merde noire, ne l’aideriez-vous pas ? Une société humaine est un cercle élargie de frères : des collaborateurs. Des collaborateurs efficaces sont certainement meilleurs pour vous qu’une bande de miséreux qui ne se font pas confiance...

    Cette question peut être liée à une loi plus générale : ne pas faire ce qu’on n’aimerait pas qu’on nous fasse. Vous êtes probablement quelqu’un de "fort", mais je ne croirais jamais en votre infaillibilité. En cas d’erreur de votre part, peut-être seriez-vous heureux d’avoir de l’aide. Et même si ce n’est pas le cas, envisagez que d’autres pourraient être heureux de vous venir en aide. Si votre fierté vous interdit de recevoir de l’aide des autres, je préfère nettement que vous le soyiez moins, même si cela me coûte : un humain fier et aculé est extrêmement dangereux pour les autres. Et le coût pourrait bien être supérieur à celui de l’aide.

    Peut-être trouvez-vous cela "faible", mais le monde est tel qu’il est en cet instant. La meilleure manière d’agir est d’identifier les causes et de les modifier, pour apporter un peu de mieux. Mais le monde à l’instant t n’est pas modifiable. Il faut l’accepter, éviter de se morfondre de regret, et travailler pour éviter que toutes ces choses bien dommages, toutes ces erreurs, se reproduisent.

    Votre commentaire me semble bien aigre... Payer pour les autres, c’est quelque chose qui est quotidien. Probablement certains payent pour vous, d’ailleurs, puisque vous partez. mes impôts seront probablement plus élevés (d’un chouille, mais bon). de plus quelqu’un de "fort" comme vous a probablement beaucoup à apporter. Si vous en faites le don, vous serez quelqu’un de respectable. Si vous le négocier, vous n’êtes qu’un mercenaire, utile, mais en rien respectable. Si tous les "riches" négocient ce qu’ils apportent à la société, pourquoi vous étonnez-vous du mépris à leur égard ?

    Votre meilleure rémunération pour ce que vous accomplissez est nécessairement la fierté que vous en retirez. Les autres, eux, embourbés comme vous dans leur propre vie passionnante (suivre ma vie est beaucoup plus passionnant que suivre la votre, et inversement, vous en conviendrez), resteront, par principe, profondément ingrats par rapport à ce que vous pourriez attendre d’eux.

    Dites le moi, SVP.

    Pourriez-vous me répondre, concernant l’indécence de certains salaires ? Il me semble qu’un salaire maximum fixé à 10-15 SMIC est LARGEMENT suffisant pour réaliser à peu près tout ce qu’il est intéressant de faire dans la vie. Le reste n’est qu’artificiel, car artificiellement créé par un monde abstrait et terriblement concurrentiel : le monde du luxe. personne n’en a vraiment besoin, pour sa survie et son bonheur.

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