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Eloi

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« Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croît »

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2008
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Derniers commentaires



  • Eloi Eloi 11 octobre 2008 11:57

    Cela m’a toujours troublé qu’on m’enseigne que :

    "l’entreprise est un centre de profit"

    j’avais toujours imaginé que :

    "l’entreprise existe pour pourvoir un service..."

    Merci pour cet article !



  • Eloi Eloi 11 octobre 2008 11:33

    @ l’auteur

    vous faites ici une profession de foi. L’"homme raisonnable" se doit de considérer les deux possibilités !



  • Eloi Eloi 11 octobre 2008 11:31

    Non le neuromonde que j’ai en tête reposerait toujours sur des individus indépendants comme aujourd’hui, ni plus, ni moins...

    Je ne comprends pas alors comment l’individu indépendant peut se passer de son territoire géographique, et des autres individus qui vont l’influencer, de manière géographique... Même si nous passons notre 80% de notre temps sur internet, il ne restera jamais que notre faim, bien géographiquement localisée, celle-ci, et beaucoup plus impérieuse que notre soif de connaissances ou de débats. De plus, tout ressenti physique est bien plus violent qu’un ressenti intélectuel (à de rares expressions près) et nos amis resteront limités à des contacts physiques, non ? et donc fatalement limités par la géographie. Je conçois que l’amitié puisse se lier à distance (corresondants, par exemple) mais, il lui manquera alors quand même un certain contact physique, qu’un réseau ne pourra pas lui fournir...
    Il vous faudrait préciser ce concept de "politique non géographique" mais j’avoue avoir du mail à imaginer comment un tel système pourrait fonctionner.

    .... Le concept de soi et d’identité mérite d’être creusé... (par exemple : nous ne contrôlons pas les molecules qui nous composent et la plupart sont changés constamment...

    Boah ca c’est une vraie belle question. Un exemple plus simple (moins physique) pourrait-être : nous changeons constamment, par nos expériences et par nos opinions. Sommes-nous alors le même ? Quel est l’ouvrier qui patiemment recoud nos identités à chaque nouvelle seconde ? (d’ailleurs quelle est la fréquence d’échantillonnage de l’âme ? smiley


    Dans le neuromonde, c’est chacun de nous qui sera différent, car doté d’un 6eme sens (c’est une image), grâce à internet : nous pourrons expérimenter le monde en entier... donc nous muterons, en ce sens que notre système conscient pourra construire des interprétations et des scenarios enrichis...
    Par ailleurs, le reflexe de survie n’est pas antagoniste de l’empathie ... bien au contraire


    Ne pensez-vous pas que ce processus, c’est-à-dire doter l’homme d’extension sensorielle par l’expérimentation des sensations d’autrui existe depuis fort longtemps, depuis les premiers mots baragouinés ? Des mots ne sont rien d’autres que des modèles de la réalité, et nous les avons lentement et patiemment améliorés. Puis-je interpréter votre "neuromonde" par le fait (probablement réducteur) que l’homme, quand il est en société, est fatalement changé par rapport à son individualité par son rapport avec l’autre et les autres (ce que vous évoquez). Ce que vous appelez "neuromonde" n’est-il pas au final, la culture d’une société, mais à plus haut débit ? Ce n’est en rien contradictoire avec ce que j’envisageais dans mon post précédent : la culture nécessite de sacrifier une part de son individu.

    Si je me permets toutes ces questions, c’est bien parce que j’ai de la peine à imaginer votre concept de neuromonde :
    * tout d’abord votre contestation de la géographie. Nous pensons avec l’autre bout du monde mais nous vivons avec nos voisins. Et les lois, la politique, c’est bien vivre avec nos voisins
    * le neuromonde me semble simplement la culture, comme elle a toujours existé, en un peu mieux,

    sur l’émergence, c’est même plus compliqué ca rl’homme lui-même n’existe pas a priori, mais nait dans la relation : il y a une cocréation de l’observé et de l’observant. Je sais c’est un peu prise de tête... Un des mes objectifs est d’arriver à "vulgariser" ces concepts ... et j’ai encore du travail !

    Bien noté votre précision ! Bon courage, alors !!



  • Eloi Eloi 11 octobre 2008 00:44

    @ geko

    Vous parlez de finalité, et donc probablement d’un but. Un but induit la notion de transcandant, c’est à dire juger nos actes en fonction d’une échelle de valeurs. Une morale.

    Il n’est pas évident qu’un but soit justement ce qu’il nous faut... Mais faisons-en l’hypothèse.

    Certains optent pour la religion, qui est une sorte de transcandant collectif "clé-en-main". Le problème de ces transcandants collectifs, c’est qu’ils sont sujet à d’autant d’interprétations que d’êtres humains, probablement, (des "exégèses"...) et au final, cela pose la question des règles en tant que telles : peuvent-elles vraiment organiser de manière concrète et intangible notre univers, sans aboutir à une inflation infinie de lois ? C’est le même problème en mathématique (Gödel).

    Je vous propose un transcandant simple : le bonheur. Il a de nombreuses caractéristiques que n’ont pas les "10 commandements", les lois, le collectivisme, les théories libérales :
    * Le bonheur est indéniable, vous le ressentez, point.
    * Il est instantané et dynamique : vous pouvez être heureux, puis plus heureux car vos intérêts ont changé : il vous faut donc changer. Le bonheur pousse donc au mouvement, à changer ses buts, à découvrir de nouvelles sources de bonheur. Il pousse au questionnement, à la curiosité.
    * Le bonheur ne peut pas se capitaliser, puisque instantané
    * Il est à l’intérieur de vous, et ne depend pas d’une sorte de "modélisation des systèmes sociaux" extérieure
    * Sa mesure est facile : "suis-je heureux ?". De cette question, il est possible de retirer tout un ensemble de questionnements, puis d’actions correctives.
    * et dernier avantage, énorme : il me paraît difficile d’être, en toute honnêteté, heureux du malheur des autres. Travailler son bonheur exige d’aider au bonheur des autres. Le bonheur se partage et peut se transférer. Et probablement existe-t-il en quantités infinies...

    Certains ne nous ont pas attendus :
    fr.wikipedia.org/wiki/Bonheur_national_brut (par exemple)

    Cordialement,

    PS : ici la distinction est bien sûr faite entre bonheur et plaisir



  • Eloi Eloi 11 octobre 2008 00:22

    Pong alors...

    J’ai lu vos réponses, et je leur trouve un effet un certain sens. Vos idées ne sont pas choquantes pour moi, mais je pense que nous ne parlons pas, en fait, de la même échelle de temps. D’où probablement nos contradictions. Si je ne me trompe pas, vous parleriez d’un monde où les esprits humains seraient tellement interconnectés et cela à haut débit que finalement, les notions d’individu, de propriétés, de transmission de son ADN... seraient plus ou moins effacées par l’émergence d’un esprit "collectif’ d’ordre supérieur. Ais-je donc bien saisi votre propos ?

    Si c’est le cas, il me semble que la constitution de ce monde se heurte à de nombreux obstacles :
    * (toujours le problème de bande passante...)
    * les nécessités de la survie, plus les tensions sont fortes, plus les sociétés se contractent autour d’ensembles réduits de la population humaine. Typiquement le nationalimse. Et aujourd’hui nous sommes loin d’être débarrassés de ces nécessités, nous le voyons quotidiennement
    * la tromperie pour bénéfice personnel : celle-là difficile de s’en débarrasser
    * la survie induit la méfiance, la rétorsion de données, le quadrillage de son territoire (justement)
    * un instinct animal nous poussant à nous combattre les uns les autres pour imposer nos gènes
    * une envie forte de garder son individualité, son histoire personnelle, ses petits combats, ses victoires à soit, et rien qu’à soit

    Si la société que vous décrivez induit comme préalables l’élimination du besoin de survie (scientifiquement envisageable mais
    techiquement tout de même encore loin !!) et un respect plus grand des autres (grossièrement : la sagesse de toute à l’heure), alors la confiance pourrait apparaître et permettre de telles choses. Dans ce cas-là je suis d’accord. Sinon, je ne vois pas comment vous voulez faire, ou comment cela pourrait apparaître...

    Cela me semble à très longue échéance. Notre histoire est si peu orientée vers la "raison" que la singularité historique n’a rien d’évident, pour moi... Si ce

    sur la molecule d’eau : au risque de vous choquer ou au moins de vous surprendre, je ne suis pas sûr que nous ayons beaucoup plus de marges de manoeuvre qu’elle...

    Vous ne me choquez pas. Je suis parfaitement d’accord avec vous : aujourd’hui. Cependant, il m’avait semblé que ce que vous proposiez était de permettre à chaque citoyen de choisir les lois qu’il s’applique à lui-même, sans "continuité géographique". Cela revenait à ce que la molécule ait liberté sur les lois qu’elle peut appliquer à elle-même (et à lui donner un regard conscient sur celles des autres) . Mais cela commence en fait à s’éloigner de la "définition" du paragraphe précédent ! Peut-être parviendrons-nous à converger ?

    sur l’émergence

    Je lirai votre exemple et excusez ma fainéantise pour ce soir, mais, si j’ai bien compris, c’est comme un algorithme génétique qui passerait de puits de potentiels en puits de potentiels, sachant que ces puits de potentiels n’existent pas, mais sont entièrement définis par sa représentation subjectives de ces puits de potentiels ?

    Grossièrement : l’homme imagine le communisme, il créé alors un puit de potentiel "communiste" et peut alors se permettre de l’explorer, de trouver un "optimum virtuel" qui ne pouvait pas exister avant, puisque l’idée du "communisme" n’existait pas. 

    C’est grossièrement renverser la causalité de nos actions :
    * soit l’optimum existe et nous pousse à imaginer des systèmes permettant de l’atteindre
    * soit imaginer des systèmes permet de faire exister des optimum et donc de les atteindre

    Une sorte d’approche "anthropocentrique" des systèmes sociaux ?

    Ais-je à peu près intuité ? Je regarderais plus avant, mais pas ce soir smiley

    Cordialement

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