Qu’il y ait ou non un réchauffement climatique, qu’il soit ou non lié aux activités humaines, cela ne change pas énormément les mesures à prendre d’urgence pour sauver notre civilisation : en effet, les sources d’énergies non renouvelables s’épuisent, se raréfient du moins, et aucune alternative durable n’est en vue pour répondre à la demande sans cesse croissante de nos économies productivistes et consuméristes. Il va donc falloir prévoir un changement de société pour s’adapter à une situation de pénurie en matière d’énergie, ce qui veut dire entre autres s’habituer progressivement à avoir moins recours aux énergies fossiles et donc émettre moins de gaz à effet de serre même si ceux-ci s’avéraient d’une totale inocuité.
@Lucien Denfer Vous vous croyez sans doute un défenseur des vraies valeurs morales et en même temps vous êtes prêts à agresser physiquement des gens qui ne vous ont fait aucun mal devant vos enfants... Nous sommes à une époque où les actes de violence sont montrés sans aucune retenue aux plus jeunes (voire valorisés dans nombre de sports ou de films) alors que l’acte qui conduit (normalement ^^) à la création de la vie (voire même la vue d’un corps humain), est considéré comme obscène... Bizarre !
Vous avez raison de dire que la démographie actuelle pose un problème : notre planète est incapable, et de très loin, de permettre à tous ses habitants de vivre comme des occidentaux. C’est pourquoi certaines personnes, tenant le même raisonnement que vous, ont émis la suggestion de faire disparaître 95% de la population mondiale (pour la ramener aux environs de 500 millions), ce qui permettrait aux survivants et à leurs descendants (à condition de rester à population constante) de continuer à vivre indéfiniment comme nous le faisons maintenant. C’est simple et de bon goût ! Plus sérieusement, ou plutôt plus humainement, c’est par le développement des pays pauvres que le problème démographique se résoudra et non pas par des mesures coercitives (qui même dans une dictature telle que la Chine n’ont eu que des effets limités). La seule voie moralement défendable, c’est celle que prône l’écologie politique, c’est à dire la diminution de la production et de la consommation dans les pays riches et un développement respectueux de l’environnement dans les pays émergents.
« c’est redéfinir la notion même de croissance qui pourrait prendre en compte d’autres critères ... »
Il n’est pas faux de dire que le terme de décroissance n’est pas très porteur... C’est pourquoi certains proposent en lieu et place celui de « croissance qualitative », en opposition à la croissance quantitative.
« le français a une complexité graphique, à peine plus que l’espagnol ou l’italien »
Rien n’est plus faux : l’italien et l’espagnol ont une orthographe régulière (ce qui n’est pas du tout le cas du français) à tel point que la dyslexie et la dysorthographie sont quasiment inconnues en Espagne et en Italie. Ceci est à comparer avec les quelques 10% de dyslexiques que comptent la France et les pays anglophones... La réforme de l’orthographe serait donc une oeuvre de salubrité publique au sens strict du terme.
Par ailleurs, votre comparaison entre Diderot et un jeune « sauvageon » d’aujourd’hui est particulièrement saugrenue. Comparons ce qui est comparable : jamais en France, le taux d’illettrisme n’a été aussi bas qu’à l’heure actuelle. Lorsque l’on vante les mérites de l’école de nos grands-parents, on oublie de préciser qu’à l’époque beaucoup d’enfants n’étaient pas (ou très peu) scolarisés (et ce, en particulier dans les milieux ruraux qui constituaient la majorité de la population), ce qui entraînait un fort taux d’analphabétisme et d’illettrisme... Les bons résultats de cette époque concernaient essentiellement des enfants des villes, de milieu bourgeois ou intellectuel. Même si chacun a une exception en tête (du style : « ma grand-mère qui vivait à la campagne écrit cent fois mieux que mon fils qui a fait des études supérieures »), les statistiques ne mentent pas : le niveau global de la population française, que ce soit en lecture, en orthographe ou en culture générale, n’a jamais été aussi élevé.