M Vincent Bénard, si vous voulez réussir à diminuer voire rayer le ferroviaire de la carte des transports, alors il vous faudra d’abord réussir à supprimer les élections et la démocratie, parce que les lignes de tram et de TER qui sont réalisées ce sont d’abord les électeurs qui les réclament.
La question est donc de savoir si vous préférez subordonnez le libéralisme économique à la démocratie ou si c’est l’inverse sachant qu’actuellement la tendance est bien de subordonner la démocratie au libéralisme (c’est même inscrit dans le traité de Lisbonne).
A quand un article intitulé : « Economie : en finir avec le cauchemar du néolibéralisme » ?
à moins que l’Allemagne ne réussisse enfin à convaincre sa population de
dépenser plus !
Pour que les allemands dépensent plus, il faut d’abord que leurs salaires augmentent car le fait est que pouvoir d’achat est gelé en Allemagne depuis 10 ans.
Les allemands disent grosso modo aux autres : pour réduire vos déficits commerciaux et budgétaires il faut baisser les salaires et les dépenses publiques. Oui mais la conséquence ça sera dans un premier temps la paupérisation des pays concernés et nécessairement la baisse des exportations allemandes (preuves : crise argentine, russe, asiatique) sans contrepartie.
A contrario, si les salaires allemands augmentent, ils peuvent consommer une partie de leurs excédents et importer des marchandises en provenance des pays tiers ce qui équilibre les échanges au profit de tous, allemands compris.
D’une certaine manière, les dettes du système financier ont été transférées aux Etats pour éviter qu’il ne s’effondre. Maintenant ce même système et ceux qui lui sont associés exigent des Etats le remboursement de ces dettes. Or le niveau des dettes et des déficits publics dans les pays occidentaux est devenu tel que non seulement tout cela est irremboursable même en bradant les Etats, mais que ça ne peut qu’augmenter mécaniquement à cause du poids des intérêts devenu insoutenable.
L’alternative est désormais entre un effondrement généralisé et une réforme radicale du système. La voie suivie pour le moment est de maintenir la logique actuelle moyennant quelques aménagements à la marge, c’est donc l’effondrement qui nous guette.
"Est ce que cette crise des états nations à venir, est intentionnelle, ou
simplement désiré par certains, ou est le simple fait de l’incompétence
des états, ou de l’incompétence du systême ?"
La réponse est : - l’incompétence du système néolibéral à se protéger de ses propres excès et son penchant naturel à en ajouter toujours plus - l’incompétence des Etats à réformer le système néolibéral et à penser en dehors de ce modèle économique, leur impuissance aussi face à la domination écrasante du système financier - l’affaiblissement intentionnel et systématique des Etats nations par le système financier néolibéral pour réduire à zéro le risque de toute remise en cause.
Je penche donc pour un effondrement inéluctable puisque la remise en cause concrète du système néolibéral est de fait impossible.
"L’Europe se meurt. Certains jours, les Européistes ont le sentiment
d’avoir fait le tour du problème. Sinon, que faire demain, que nous
n’ayons pas déjà fait ?" Un problème sans solution est un problème mal posé.