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Eric Donfu

Eric Donfu

Sociologue, président de D.R.S Dialogues et Relations Sociales, un atelier d’études sur les transformations de la société contemporaine, chargé d’enseignement en sociologie de l’opinion à l’université de Paris VII.
Ancien élu de la Ville du Havre (Seine Maritime) Président du festival XYZ... du mot et du son nouveau. Auteur notamment de La Leçon de Condorcet, une conception oubliée de l’instruction pour tous nécessaire à une République - Avec Joffre Dumazedier - L’Harmattan, Paris, 1994, de Oh mamie boom La métamorphose des femmes de plus de 50 ans, Jacob-Duvernet, Paris, 2007 et de Ces jolies filles de mai, 68, la révolution des femmes, Jacob Duvernet, Paris, 2008 et I love ma grand-mère aux éditions Prisma, Paris, 2011.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/01/2008
  • Modérateur depuis le 05/06/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Eric Donfu Eric Donfu 31 décembre 2008 08:34

    Et bien, il fait un peu froid ce matin..

    Une prime aux Cassandre ? Affaire de météo aussi. Car le jour ou cet article a été publié, les mauvais chiffres du chômage ont rappelé l’urgence d’une "autre politique". Selon l’AFP, et d’après les statistiques mensuelles de l’Insee rendues publiques ce mardi, les chiffres de novembre sont encore plus mauvais que ceux d’octobre. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE en catégorie 1 fait un bond de 3,2 % (+ 64.000 personnes) en novembre 2008 par rapport à octobre et de 8,5 % sur un an, pour s’établir à 2.068.500. Il s’agit de la septième hausse mensuelle consécutive depuis mai dernier.

    La hausse du mois de novembre est liée à une forte progression des inscriptions à l’ANPE pour fin de mission d’intérim (+ 18,2 %) et pour licenciement économique (+ 13,1 %). Ces évolutions sont calculées sur les trois derniers mois, par rapport aux trois mois précédents. Pour la première fois, le nombre d’inscrits est supérieur à ce qu’il était lorsque Nicolas Sarkozy a été élu président de la République en mai 2007. En avril 2007, l’ANPE avait ainsi comptabilisé 2.011.300 chômeurs.

    Le constat est d’autant plus inquiétant que nombre de plans sociaux annoncés récemment ne sont pas encore pris en compte. Avec la crise économique, la tendance a désormais peu de chances de s’inverser dans les tout prochains mois. Car, si la France a bien échappé de peu à la récession au troisième trimestre 2008, avec une croissance de tout juste 0,1 % selon l’Insee, elle ne devrait pas, en dépit du plan de relance, être en mesure de l’éviter très longtemps. L’Insee s’attend à ce que la France bascule dans la récession au début de l’année prochaine pour la première fois depuis 1993 : elle prévoit un effondrement de son PIB de 0,8 % au dernier trimestre 2008, suivi d’un nouveau recul de 0,4 % au premier trimestre 2009. Voilà les faits, et il ne s’agit pas de négativité.

    Dans ce contexte, je comprends le septicisme des Internautes, mais je confirme le sens de ce papier : Ce n’est pas en attendant des jours meilleurs derrière une porte blindée qu’on les fera venir. Il y a crise, oui. Raison de plus pour deciller ses yeux, ouvrir les portes et les fenêtres. Du neuf en 2009, ce n’est pas un voeux, c’est du bon sens. Je suis d’accord sur bon nombre de considérations d’opinion, mais l’objet de ce texte était l’action, dans le monde tel qu’il est, mais avec un volontarisme politique qui, selon moi fait défaut dans le débat public.

    Merci en tous cas, au quelques soutiens, en en particulier à Patrick .

    Et tous mes voeux à toutes et à tous, passez une excellente soirée de réveillon.

    Bien cordialement,

    ED



  • Eric Donfu Eric Donfu 23 décembre 2008 10:04

    Monsieur, vous le savez comme tout le monde, agressivité est mauvaise conseillère. Si votre message a éte signalé par des internautes puis effacé, c’est qu’il devait dépasser les bornes, être injurieux ou diffamatoire.. Monsieur, heureusement pour lui, je ne suis pas l’avocat d’Aznavour, et je pense qu’ il n’en a pas besoin en l’espèce, même s’il aurait le défaut d’être devenu milliardaire, à vous lire.. 

    Que lui reprochez-vous ? D’avoir gagné de l’argent ? D’être citoyen suisse aussi ? Tous les artistes ont eu des soucis avec le fisc, et en 1975, Aznavour, n’en jamais fait mystère, la preuve. Mais, il a payé, et, j’imagine, rapporté à la collectivité bien plus que tout ce qu’il a légitimement gagné. Tout mépris - sentiment qu’il peut ignorer parce qu’il l’a bien connu - à cause de sa réussite rare - avec la légion d’honneur en plus - se transforme automatiquement en compliment ! Et ce n’est pas lui qui vous répondra, mais une de ses 1000 chansons, qui ont marqué la vie des gens, comme le dit si bien Patrick.

    Comme disait Pierre Dac, "Celui qui n’est parti de rien pour n’arriver nul part n’a de merci à dire à personne" Effectivement, ce n’est pas le cas de Shahnourh Varinag Aznavourian , dit Charles Aznavour. Tant meiux pour lui et bravo ! Car à ses débuts, on ne donnait pas cher de lui, mais du mépris des autres, de la peine, il a fait une force. " « Comment s’y prend-il, cet Aznavour, pour rendre l’amour malheureux sympathique aux hommes ? Avant lui, le désespoir était impopulaire. Après lui, il ne l’est plus... », disait Cocteau. Rarement, un auteur n’aura été aussi sensible et engagé. Il était le premier à avoir fait , en 1978, une chanson éternelle sur les travestis et l’homosexualité "Comme ils disent".
    http://www.youtube.com/watch?v=6WLAGwndSg0
     
    Il reste un des premiers à s’engager contre toute forme de racisme ou de discrimination, comme dans un de ses derniers disques, "Colore ma vie" (2007), un disque dédié à l’écologie et aux banlieues.

    En 1988, lors du tremblement de terre en Arménie qui a fait 50 000 morts, il s’est engagé totalement, et avec " Pour toi l’Arménie" il a apporté non seulement de l’argent, mais l’inestimable, avec 89 artistes, une force morale à un peuple meurtri. Aznavour est nommé ambassadeur permanent en Arménie par l’Unesco, mais peu lui importe les titres,c’est un homme libre. Je le crois généreux et sincère aussi.

    Son amour des mots nous rapproche. Mais ses chansons ont toutes un contenu. La terre meurt chantait-il par exemple l’année dernière, " la terre meurt, reveillons-nous " http://www.dailymotion.com/video/x1c172_aznavour-et-hulot-la-terre-meurt_music

    N’est-ce pas plus important qu’un vieux télé 7 jours ? ... Et merci de reconnaitre aussi son talent, ce n’est pas le cas de tout le monde.

    Allez, un best off convivial de la nouvelle génération pour garder le sourire, même avec des fausses notes :

    http://www.dailymotion.com/relevance/search/je%2Bme%2Bvoyais%2Bd%25C3%25A9ja/video/x71qrt_comdie-musicale-je-mvoyais-dj-charl_fun

    Allez, je sois y aller
    Cordialement.

    ED
     



  • Eric Donfu Eric Donfu 22 décembre 2008 13:52

    Merci.
    Ambassadeur disait les Canadiens ? De fait, Charles Aznavour, infatigable, est parti pour Rio de Janeiro, où il lancera demain, en chansons, aux cotés de Giberto Gil, et en présence des chefs d’Etats , l’année de la France au Brésil. Grands spectacles populaires, expositions, théatre, concerts, danse, cirque, foires du livre, colloques scientifiques : Au total 700 projets les plus divers qui ont été labellisés « França. br2009 », titre officiel de ces festivités. 
    Alors, bravo, merci, et bonnes fêtes françaises aux couleurs de la samba, Charles !



  • Eric Donfu Eric Donfu 10 décembre 2008 13:29

     

    "Challenges" a publié le 20 novembre dernier un article qui renforce l’hypothèse développée dans cet article. Il est bon que vous puissiez prendre connaissance de cet article mis en ligne, alors que le gouvernement déclare supprimer la publicité à la télévision par décret. En effet, l’abandon du projet de loi signifie aussi l’abandons de recettes nouvelles pour la télévision publique. Ce qui renforce aussi la problématique du sujet : Relancer ou renoncer à la télévision publique ?

    Si France Télévisions s’alliait à Orange...

    Comment les chaînes publiques survivront-elles sans publicité ? Certains voient déjà dans un rapprochement avec l’opérateur la solution. Un mariage évident entre puissance financière et créativité.

    L’Etat se lancera-t-il dans un grand Meccano pour faire émerger le géant français de l’audiovisuel du XXIe siècle ? Il lui suffi rait d’allier deux grandes entreprises dont il est actionnaire : France Télévisions et Orange. Une idée « grotesque », selon un des inspirateurs de l’actuelle refonte de la télévision publique ; une évidence pour d’autres. « Ce type de rapprochement serait d’une extrême puissance », juge Philippe Chazal, directeur des projets d’Arte. Le cofondateur du think tank des médias Galilée raconte que « l’idée est venue assez naturellement au sein du club lorsqu’on s’est intéressé aux développement d’Orange sur la télévision payante ».
    En effet, il serait tentant d’utiliser la force de frappe de l’opérateur historique des télécoms, qui a réalisé 6,3 milliards d’euros de bénéfice net l’an dernier, à un moment où le réseau télévisuel public doit combler un futur manque à gagner de 450 millions d’euros avec la fi n annoncée de la publicité sur ses écrans.

    Sujet sensible
    Discrètement, des lobbyistes, des avocats et des consultants travaillent sur le dossier. Mais le projet de loi, qui doit être débattu à l’Assemblée à partir du 25 novembre, ne devrait pas être l’occasion d’une telle discussion. Trop sensible. A l’Elysée et au ministère de la Culture, où se prépare l’avenir de l’audiovisuel public, tout le monde jure que ce débat n’est pas à l’ordre du jour. Idem à Orange, où un porte-parole explique, la main sur le coeur, qu’un tel rapprochement serait « contraire à la stratégie de l’entreprise », et moque ces observateurs qui imaginent son groupe racheter aussi bien TF 1 ou M 6. A la direction de la télévision publique, en revanche, on reconnaît qu’« une alliance entre les deux groupes ferait trembler l’audiovisuel », mais que « les esprits ne sont pas mûrs ».

    Accord commercial
    Le projet est d’autant moins farfelu que des négociations en ce sens ont déjà eu lieu. C’était il y a un peu moins de deux ans. Orange et France Télévisions discutaient de la mise en place d’un service de télévision de rattrapage (catch-up TV). Aller plus loin dans l’alliance ? Les deux états-majors se posent alors la question. « La discussion portait sur une éventuelle entrée d’Orange au capital du groupement audiovisuel », raconte un bon connaisseur du secteur. Après tout, Bouygues Telecom appartient au même groupe que TF1. Pareil pour SFR et Canal+. Mais le risque de voir cette structure démantelée pour abus de position dominante est grand. Le projet est donc resté dans les cartons. Un accord commercial est tout de même bouclé. Et le 2 juillet 2007, la signature d’un partenariat exclusif entre les deux groupes est annoncée. Il donne naissance à un service de vidéo à la demande (VOD) permettant aux clients d’Orange de visionner les programmes des chaînes de France Télévisions en permanence, aussi bien sur leur ordinateur que sur leur téléviseur ou leur téléphone mobile.
    Alors qu’imaginer pour l’avenir ? « France Télévisions doit faire sa réforme », juge le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, qui avait évoqué il y a quelques semaines la nécessité d’une réduction de ses effectifs. Le président de France Télévisons, Patrick de Carolis, auditionné par les députés avant la présentation au Parlement du projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel, a récemment évoqué un « guichet de départs volontaires à la retraite pour 900 salariés du groupe », qui en compte 11 000. Ira-t-il chercher conseil auprès d’Orange pour transformer son paquebot ? En la matière, l’opérateur fait figure de symbole. Depuis 1996, le nombre de fonctionnaires y a été divisé par deux. Et ces trois dernières années, ses effectifs sont passés de 203 000 à moins de 190 000, tout en donnant naissance à un acteur convergent doté d’une nouvelle marque-phare : Orange.

    Joint-venture de contenus
    Au-delà, les deux groupes pourraient se doter d’une société commune. L’entrée au capital d’une entreprise quasi privée - l’Etat ne possède plus que 27% d’Orange - dans un groupe dépendant presque uniquement des deniers publics du fait de la fi n de la publicité semble en effet irréaliste. Reste l’idée d’un joint-venture. Des avocats et des consultants travaillent sur les contours qu’il pourrait prendre. Il s’agit notamment d’imaginer une structure capable de passer sous les fourches Caudines de Bruxelles.
    Avec quelle mission ? « Cette filiale commune s’investirait dans les contenus globaux, imagine Philippe Chazal. Il s’agirait des déclinaisons sur Internet, mobile et télévision de magazines, de documentaires ou d’événements spéciaux. » Comme c’est déjà le cas pour Roland-Garros. Depuis 2005, grâce à un partenariat avec France Télévisions, radiodiffuseur de l’événement, Orange propose en exclusivité un service permettant de suivre les matchs en direct ou en différé sur Internet, télévision ou mobile. En 2007, les rencontres jouées sur le court central ou le Suzanne-Lenglen ont été retransmises en haute définition. Une première. Nouvelle innovation cette année : Orange a capté et diffusé son premier contenu sportif en 3D relief afin de « préparer l’arrivée des télés 3D relief dans les foyers ».

    Intérêts déséquilibrés
    « On demande à France Télévisions d’être exemplaire, et c’est justement dans la veine de France Télécom d’être en pointe », analyse Philippe Bailly, qui dirige NPA Conseil. Il est plus réservé sur la nécessité d’une société commune ; les « rapprochements stratégiques » se limiteront, selon lui, à des « collaborations opérationnelles » en raison du besoin qu’a Orange de multiplier les sources de contenus. Impensable de se cantonner aux programmes de la télé publique.
    L’avenir du dossier dépendra aussi du nouveau mode de financement de France Télévisions, et de la capacité donnée à l’audiovisuel public pour investir dans le multimédia. Quel sera le rôle de l’Etat actionnaire dans les télécoms ? Plane le doute sur la possibilité de voir l’ensemble de la réforme enterré. La télévision publique est à la croisée des chemins.

    UNE FORCE DE FRAPPE UTILE

    France Télécom
    53 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2007.
    6,3 milliards de bénéfice net.
    187 000 salariés.

    France Télévisions
    3 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
    22 millions de bénéfice net.
    11 000 salariés.



  • Eric Donfu Eric Donfu 5 décembre 2008 14:29

    En tous cas, cet article a fait réagir Rue89, qui deux heures après sa publication, a sorti un article sur le même thème mais avec des infos complémentaires et surtout moins d’humour : http://www.rue89.com/campagnes-damerique/2008/12/05/combien-de-temps-obama-va-t-il-courir-apres-les-dollars La question, pour moi, n’est pas de savoir "combien de temps Obama va courir après les dollars" car il a su parfaitement organiser et financer sa campagne, et sans doute commence-t-il à penser à la prochaine... Non, ce qui est amusant, et interessant aussi, c’est d’observer les moeurs politiques outre-altantique, la place que prennent les mug dans l’imaginaire américain et l’imagination de l’équipe Obama. Un mug, un must ? Celle-là, j’avais oublié de la faire... ED

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