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ExSam

J’ai grandi dans le sud-ouest. J’habite dans les Yvelines et je sais pas où je finirai, mais ça sera pas loin de la mer.
Commencé comme animateur de ciné-club, j’ai continué comme représentant en capitalisation avant de plonger dans l’insertion, comme formateur, quelques temps.
Mon boulot actuel est un peu de côté. J’avais besoin de prendre l’air, de faire de petites choses et des plus grandes.
J’aime les études, je les ai poursuivies longtemps mais elles ne m’ont servi à rien, sauf à entretenir un pseudo-intellectualisme qui ne m’empêche pas de me raser.

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  • ExSam 21 avril 2007 11:23

    Etre de droite, comme le montre l’auteur, c’est d’abord penser à SON portefeuille.

    C’est ensuite s’occuper de soigner ceux qu’on veut à toutes forces garder ou rejoindre : les riches. Emmanuelli le montra bien à l’Assemblée, qui expliqua que les « niches fiscales » qui occupent toute la pensée de Breton et de Chirac, lui permettait en 2006 de ne pas payer d’impots.

    C’est aussi un dévouement constant à l’instrument, qui ne voit jamais son budget contesté, ses choix citoyennement discutés, et qui pourtant forme des gens à tuer et permet toujours de massacrer des milliers de gens. Ca s’appelle l’armée.

    Si l’on consacrait ne serait-ce qu’un dixième du budget dévoyé à faire des bombes thermonucléaires ou expérimenter le neutron et les bombes sales, à relancer le désarmement sous l’égide de la vrai instance internationale, l’ONU, en y mettant l’argent pour que les idées et les solutions véritablement reviennent au premier plan, comme quand les grands pays désarmaient dans les années 70, on pourrait en finir avec honte institutionnalisée qui envoie toujours les plus jeunes et les pauvres se faire tuer, pour les industriels et une classe politique qui fabrique des Malouines partout.

    La droite, l’esprit de droite, préfère encenser la construction du énième porte-avions. Tout en traitant le SDF qui crève dehors de « feignant », ou bien le cachant sous une stupide et voyante charité en petites pièces, qui ne règle rien parce que le règlement est de nature collective, concerne de multiples ministères et implique une révolution dans la pensée qui obligerait les « élites » de droite - et bcp de « gauche » - à oublier le darwinisme social de la « révolution » conservatrice, concept indigent à résultats funeste qui va bien avec les neurones plutôt rares à droite.

    Mais l’indigence de la pensée, comme le montre l’absence quasi-complète d’intellectuels de qualité pour laisser un/des concepts majeurs aux générations futures, est communément répandue, plus on s’élève d’ailleurs dans la « hiérarchie ».

    Un bon exemple en fut donné par Bachelot, l’éphémère ministre.

    Au temps de la canicule - quinze mille morts quand même par l’indigence, le je m’en-foutisme d’un gouvernement de droite qui venait nous présenter ses âneries avec le tranquille sourire de l’irresponsabilité triomphante -, Bachelot, donc, qui nous conseilla, alors, en pleine chaleur meurtrière, de « mettre notre voiture à l’ombre ». Ca se passe de commentaires.

    Cette bêtise aussi arrogante qu’énorme passe et s’oublie, dans cette population fière d’être à droite, par la soumission continue au chef, à l’idée de chef.

    C’est une constante dans la pensée de droite : adhésion à la hiérarchie, incarnation constante et obligée de l’idéologie dans LE personnage charismatique du CHEF.

    Sarkozy en est le dernier avatar. Il maltraite ses collabaroteurs parce que la pensée de droite le permet. Et qye l’homme de droite le souhaite sans doute. Au confluent du darwinisme social, de la virilité et du courage d’être un soldat qui tranche plutôt que de réfléchir et de mettre en délibération collective, on trouve cette idée de Chef. Pour l’imager, le chef idéal est entre De Gaulle et Stallonne, en passant par Gloasguen, naturellement.

    Etre de droite c’est souhaiter être commandé, de la façon la plus carrée, la plus rigide, la plus impérative possible.

    Conséquences : Sarko, mais avant Chirac, et Pompidou et de Gaulle, qui avait certes des valeurs, mais surtout une conception verticale du pouvoir, comme le montre la 5ème République et ses textes fondateurs et son naufrage chiraquien, inscrit dans ses « gênes ».

    Conséquences 2 : le chef peut TOUT se permettre. Voir plus haut, l’individu Chirac et son rejeton Sarkozy, sans parler de leur garde rapprochée qui s’immergea et garde au coeur la « pensée » fasciste et raciste d’Occident, du GUD, du GAJ et autres PFN.

    Conséquences 3 : le chef est autonome, solitaire dans l’exercice du pouvoir, et NOUS lui devons des comptes, une fois qu’il est en place.

    On ne peut pas parler d’autonomisation de la politique, sans prendre en compte cette donnée. Sauf à tomber implicitement dans une pensée de droite, une pensée courte et caricaturale. Le chef et l’électeur de droite trouvent normal que le Chef n’est pas rendre de compte et qu’on ne lui en demande pas. C’est la pensée du chef et elle normale parce que le chef à toujours raison. Et parce que l’électeur de droite ne vote pas l’érection d’un programme de société mais la mise sur orbite d’un chef qu’il voudrait bien remplacer un jour.

    Epiphanie adolescente, quelque part.

    Car c’est bien toute une mythologie qui réside dans cette personnalisation permanente et abrutissante. A la racine de celle-ci, une confusion.

    L’individu chef serait charnellement et tout entier confondu avec son poste, une fois élu. Ainsi, tout ce qu’il ferait devrait, finalement, servir la fonction, le pays,etc. C’est revenir aux conceptions des rouages sociaux comme ressemblant au corps humain, ce facteur humain incompréhensible, insécable, l’homme et son travail confondu dans une même humanité.

    C’est nous ramener un peu vite et fallacieusement à l’époque du don, à l’époque où l’homme oeuvrait et où son travail était lui et lui dans son travail.

    Même si ce modèle de société primitive doit rester dans notre esprit pour tenter d’y revenir, comme il faut revenir à une organisation humaine supérieure du point de la réalisation personnelle et collective en l’adaptant à nos exigences contemporaine.

    On retrouve, dans ces images mal intégrées, le fondement de la pensée de droite. C’est une pensée archaïque, au mauvais sens du terme. Elle n’a rien appris sur ce qui se passe dans les sociétés actuelles, dans les régimes citoyens basés sur la démocratie.

    La démocratie suppose des rétro-actions, des limites et des décisions avant tout collectives, parce que la notion de représentant républicain, parce que la complexité des sociétés modernes.

    L’esprit de droite c’est toujours le culte d’un chef, comme si une iconographie fruste et inadaptée, permettait, in fine, d’absoudre ainsi son petit égoïsme personnel tranquillement.

    Le chef à droit à tout et n’est obligé à quasiement à rien. Mais faudra pas qu’il vienne nous demander quelque chose, raisonne l’homme de droite.

    Finalement, toute cette idéologie, on voit bien que c’est de la boutique. Le lucre personnel à ne pas déranger, le laxisme sociétal comme gouvernance.

    Toute la place au loup dominant pourvu qu’il nous intègre dans la meute. C’est ce darwinisme qui caractérise, guide toujours les gens de droite. Et ils s’en foutent pas mal, finalement, que cet égoïsme bien libéral, au sens où il érige l’égoïsme personnel comme valeur supérieure à tout contrat social, se retrouve maximisé chez des gens comme Bigart, Massu, Le Pen, Sarkozy.

    Et pourtant...Mais ils ne voit pas le danger car ils ne regardent pas par la fenêtre, occupés qu’ils sont à compter, et à trouver des moyens d’amasser.

    Alors, quand la droite extrême vient au pouvoir, quand elle commence à rafler, ici ou ailleurs, quand elle commence à exterminer, c’est l’ordre qu’il salue, plutôt que de regarder dans les yeux la dictature.

    C’est l’ordre qu’ils félicitent, en derniere instance, l’ordre qui permet toujours les affaires personnelles des gens de droite, fiers de leur réussitte.

    Même s’ils sont compromis avec le pire, sans porte de sortie sur l’honneur, comme le montre Annie Lacroix-Ruiz, dans « Industriels et banquiers sous l’occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy ».

    Car, au fond, c’est bien ça être de droite : penser profit, profit dans le calme et l’ordre, mais au prix de la mort sociale.

    C’est sans doute cette communauté de pensée, au fondement de ce qu’il faut appeler la pensée de droite, qu’a salué Michèle Alliot-Marie en rendant les honneurs à Pinochet.



  • ExSam 21 avril 2007 00:53

    Bravo Attal, le ras-le-bol de l’ultra-lib hystérique atteint des sommets, et quoi de plus normal.

    A voir ce qu’on te propose, il est légitime de penser que nous ne sommes pas loin de World, ce nouveau monde d’iles construites par le Katar, je crois bien, construction qui paye une misère des ouvriers qui ont interdiction de sortir des foyers minables qu’on leur alloue, après le travail.

    Vive l’esclavage moderne. Travailler plus pour gagner ses fers...Pas à dire, c’est Sarko qui les mérite.



  • ExSam 21 avril 2007 00:44

    Après « Génération Occident », enfin un article qui met les points sur les « i » au candidat du Parti de la Mort, qui n’a jamais mieux mérité son nom, tant ses racines putrides et celles de ses affidés sont excellement révélées.

    Bravo à l’auteur et bravo à AV d’avoir laissé passer ce courageux message d’investigation et de réflexion.



  • ExSam 21 avril 2007 00:30

    Excellent et courageux article sur les traitres de la gauche.

    Nul doute que les militants du PS sauront rappeler à leurs dirigeants que le PS n’a pas vocation à partager le plat de lentilles avec la droite de Bayrou.



  • ExSam 21 avril 2007 00:27

    Faut-il rappeler que le traître Rocard a été invité et a assisté, avec les « honneurs » qui lui étaient dûes, au mariage de la fille de Seillères.

    On mesure, à l’aune de cet arriviste répugnant, la différence entre le soutien difficile de valeur, et l’éclat de la bulle de champ millésimée.

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