« c’est peut-être terrible, mais qu’y puis-je ? »
Laissez-moi vous dire que cet abandon face à des choses inadmissibles
est ce qui caractérise un état d’occupation. On se dit que quelque chose
me tient et me paralyse, et qu’il n’y a pas de monde extérieur dans
lequel ce qui est juste puisse exister de nouveau.
Le processus a commencé aux Etats-Unis, en juin 2009, lorsque Obama a commencé de vouloir implanter une réforme de la santé sur le modèle du T-4 : il y a des vies qui ne valent pas la peine d’être vécues.
Vous dites : "merci pour le lien, mais vous comprenez j’espère, qu’on ne peut pas tout
lire, surtout quand on attend un réponse courte et que le lien renvoie
vers un « roman fleuve » !"
Trop long, en somme ? Tout dépend de l’importance qu’on attache à la découverte :)
Vous dites : "Oui, bon ... UN mouvement de foule en deux cent ans d’existence ...
on ne peut pas dire qu’ils soient des habitués des mouvements de grève
et de revendications collectives. Vous voulez comparer avec un pays
européen ?"
Quantitativement, certes, UN seul. Mais je voulais souligner son importance qualitative : ce fut le début de la fin pour l’empire britannique et le début de la seule République au monde dont la Constitution stipule l’émission de crédit productif public comme mode de fonctionnement, et non pas le monétarisme du libre-échange britannique qui nous mène aujourd’hui à notre perte. Moi je dis qu’un mouvement de foule qui conduit à la création de la plus puissante arme économique contre le plus gros empire que la Terre ait jamais connu... c’est pas si mal :)
Vous dites : « Un glass-steel-truc est devenu impossible. [...] »
C’est ce que l’on répondait en 1941 lorsque le nom de de Gaulle était
mentionné dans une France collaboratrice : réflexe d’occupé, qui croit
aux rapports de force, et non à la force des idées inscrites dans
l’histoire d’un peuple et réanimée par quelques hommes de caractère.
Vous dites : « C’est en effet le plus gros empire financier de tous les temps. Virtuel. Mais on le remplace par quoi. Ce virtuel.. ??? On commence une quête tout de suite.. ??? »
Depuis deux ans, l’Inde s’est joint à cette dynamique, qui a pour but d’unir les 4 plus grandes puissances (au sens physique (machine-outils) et géopolitique du terme) du monde (Etats-Unis, Russie, Chine, Inde) pour instaurer un accord-cadre de type Bretton Woods (parité fixes permettant de s’entendre sur 3 générations au moins pour de grands travaux d’équipement de l’homme et de la nature) grâce à l’émission de crédit productif public. Une telle Alliance réalisée avec le caractère politique d’un Cheminade ou d’un LaRouche, et l’empire financier britannique s’écroule dans l’heure.
L’enjeu, aujourd’hui, est que les Etats-Unis réinstaurent le Glass-Steagall, ce qui aurait pour effet de faire fermer Wall Street (la fin de l’empire britannique monétariste Inter-Alpha basé sur la spéculation), ce qui est tout aussi impossible que Roosevelt le fit en 1933.
Vous dites : « Et vous pensez que les riches et puissants seraient d’accord.. ??? »
Parce que vous comptez leur demander leur avis ?
Vous dites : « Allooooons... Soyons clair : il faudra un 1789 pour que tout soit remis à plat. »
Mais nous y sommes. A vous de faire en sorte que ce ne soit pas les jacobins qui l’emportent cette fois.