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Ferdinand_Pecora

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  • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 15:09

    @ Arianne Walter

    Vosu dites : « Qui dirige :
    l’Etat qui laisse les banquiers se gaver à condition que les banquiers partagent avec eux le fruit de leur hold-up.
    Ou les banquiers qui sont devenus l’Etat ???? Et qui n’ont d’autre but que de thésauriser de manière criminelle.
     »

    Historiquement, ces deux postures sont le résultat d’un processus qui constitue la raison d’être d’un empire.

    Le piège est de penser que l’enjeu est de faire de l’argent pour les uns, gagner des guerres pour les autres. Ces deux méthodes sont les deux instruments qui permettent à un empire d’empêcher l’espèce humaine de se développer dans un cadre de coopération westphalienne entre Républiques souveraines (la bête noire de tout empire). C’est ce que Rosa Luxemburg avait compris.



  • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 15:01

    @ Alpo47

    Vous dites : «  Il est vrai que les Americains n’ont pas une histoire de revendications collectives. »

    Bien sûr que si : la Boston Tea Party fut une révolte politique à Boston, la capitale de la Colonie de la baie du Massachusetts, contre le Parlement britannique en 1773. Contestant une taxe injuste à l’encontre des colonies américaines, soixante Bostoniens grimpèrent à bord de trois navires Britanniques costumés en Amérindiens et jetèrent 45 tonnes de thé par-dessus bord.

    Vous dites : « soit ils sont complètement idiots puisqu’ils scient la branche sur laquelle ils sont perchés. », ce qui vous paraît inconcevable.

    Imaginez que le paradigme culturel dans lequel vous avez été éduqué n’implique aucun « ennemi » vital, alors qu’il y en a un. Vous faites donc carrière et au moment où il faudrait vous lever pour combattre ce qui va vous tuer, vous vous rendez compte que ce qu’il faut abattre, c’est tout ce qui fait que vous êtes arrivé là où vous êtes. Résultat : vous savez ce qu’il faudrait faire, mais vous êtes paralysé.

    Cet abandon face à des choses inadmissibles est ce qui caractérise un état d’occupation. On se dit que quelque chose me tient et me paralyse, et qu’il n’y a pas de monde extérieur dans lequel ce qui est juste puisse exister de nouveau.

    En France, c’est cela que M. Jacques Cheminade dénonça lors de sa campagne présidentielle de 1995, publiquement, sur le plateau de TF1. Roland Dumas lui fit payer le prix politique pour ce crime de lèse majesté... ce qui le rend aujourd’hui d’autant plus respecté, silencieusement, aujourd’hui, par toute cette élite.

    Aux Etats-Unis, Lyndon LaRouche (88 ans), du fait de l’époque à laquelle il est né - on savait pertinemment que, historiquement, l’empire britannique (celui de Lord Parlmeston) était le véritable ennemi à la Constitution des Etats-Unis - est reconnu (silencieusement bien sûr) comme étant le seul qui ait cette stature de leader, car il connaît l’ennemi mieux que quiconque. C’est dans ce contexte qu’il tiendra, le 22 janvier prochain, son discours sur l’Etat de l’Union.



  • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 14:34

    @ JL

    si si, c’est le bon lien :)



  • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 14:16

    Il est bien avancé : Obama s’attaque maintenant aux « bouches inutiles ». De sinistre mémoire.

    Si la faction rooseveltienne du Gouvernement ne l’arrête pas avec l’article IV du 25è amendement de la Constitution, c’en est fini des Etats-Unis... et du monde transatlantique en général... puis de l’Asie.



  • Ferdinand_Pecora 12 janvier 2011 13:51

    Vous dites : « N’est-il pas vrai que la crise est résolue seulement avec une guerre (j’espère que non). »

    Bien sûr que non. Je me permets de copier-coller un commentaire sur ce thème publié sur un article récent :

    Je vous recommande la lecture de « The Hellhound of Wall Street » par Michael Perino. Ce livre raconte comment, aux Etats-Unis, en janvier 1933, la veille du jour où le procureur Ferdinand Pecora fut contacté par le sénateur Norbeck pour mettre JP Morgan à genoux devant les médias du monde entier et entrainant la fermeture de Wall Street, la veille donc, l’ensemble des médias, de la population et Wall Street bien évidemment tenait le discours : « Par ailleurs, l’intérêt collectif n’est JAMAIS un donneur d’ordre. »

    Grâce à cette action politique d’intérêt public, les Etats-Unis, grâce à l’émission de crédit productif de type hamiltonien, devinrent la première puissance économique (puis militaire pour éradiquer le fascisme européen) du monde. Prenons même beaucoup plus de recul : c’est un donneur d’ordre public, Roosevelt, qui, en soutenant la Commission Pecora, fit qu’un pays devint la plus puissante économie productive et en faveur de l’intérêt général que l’histoire de l’humanité avait jamais connue.

    Ironie de l’Histoire : c’est cette puissance publique de type hamiltonienne et d’inspiration westphalienne qui vint à bout... des donneurs d’ordre oligarchiques et schachtiens (Hjalmar Schacht, le banquier d’Hitler, fut promu par Keynes) en Europe.

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