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Fergus

Fergus

Autodidacte retraité au terme d'une carrière qui m'a vu exercer des métiers très différents allant d'informaticien à responsable de formation, je vis à Dinan (Côtes d'Armor). Depuis toujours, je suis un observateur (et de temps à autre un modeste acteur) de la vie politique et sociale de mon pays. Je n'ai toutefois jamais appartenu à une quelconque chapelle politique ou syndicale, préférant le rôle d'électron libre. Ancien membre d'Amnesty International. Sur le plan sportif, j'ai encadré durant de longues années des jeunes footballeurs en région parisienne. Grand amateur de randonnée pédestre, et occasionnellement de ski (fond et alpin), j'ai également pratiqué le football durant... 32 ans au poste de gardien de but. J'aime la lecture et j'écoute chaque jour au moins une heure de musique, avec une prédilection pour le classique. Peintre amateur occasionnel, j'ai moi-même réalisé mon avatar.

Tableau de bord

  • Premier article le 31/07/2008
  • Modérateur depuis le 22/11/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Fergus fergus 28 mars 2009 17:53

    Il y a, dans cette affaire, une question qui a été largement occultée dans les débats : en quoi (et par quels moyens) les détenus du commando qui se sont récusés après leurs aveux initiaux auraient-ils subi une pression de la part des proches de Colonna ?
    Sauf erreur de ma part, Yvan Colonna n’était qu’un membre lambda de la mouvance nationaliste et l’on ne voit absolument pas dans quel but les condamnés auraient eu intérêt à se rétracter si ce n’est tout simplement pour disculper Colonna d’un acte dont ils savent pertinemment qu’il est innocent.



  • Fergus fergus 28 mars 2009 17:35

    Vous auriez entièrement raison, Furio, si la preuve avait été faite que Colonna était LE tireur. Mais les deux seuls témoins visuels directs, dont un membre du cabinet d’Erignac qui ne peut être suspecté d’amitié avec les nationalistes corses, n’ont pas reconnu Colonna comme étant l’homme qu’ils ont vu tirer.

    Votre indignation est par conséquent dirigée contre un individu sur qui ne pèsent que des présomptions et qui a été condamné (très lourdement) pour satisfaire la raison d’Etat et l’amour-propre de Sarkozy qui, dès le début de l’affaire, avait officialisé la culpabilité de Colonna.

    L’histoire judiciaire fourmille de cas de lynchages médiatiques envers des coupables fabriqués et parfois même envers des coupables avérés dont il a ensuite été démontré qu’ils étaient innocents.
    A cet égard, méditons l’histoire qui vient de se passer à Mulhouse où un homme, condamné pour le meurtre et le dépeçage de son épouse, vient d’être innocenté alors que l’analyse d’un échantillon d’ADN avait prouvé sa culpabilité. Pas de chance : le véritable meurtrier, un proxénète, avait le MEME ADN mitochondrial que le mari.

    Tout cela pour dire qu’avant de hurler avec la meute des assoiffés de vengeance, il convient de rester prudent, surtout lorsque la culpabilité ne repose que sur des aveux rétractés en dehors de toute preuve matérielle.



  • Fergus fergus 28 mars 2009 13:55

    Le plus cocasse dans ce retour de la France au Commandemant intégré de l’Otan est que Sarkozy a exigé de siéger à la droite du patron lors de la prochaine réunion plénière. Ce qui était contraire au protocole et noyait notre Matamore dans les chefs d’états alignés par ordre alphabétique.

    C’était compter sans la pugnacité de notre égotiste hypertrophié du Moi qui a insisté et plus ou moins conditionné le retour de la France à ce caprice. Moyennant quoi il a été décidé que Sarkozy siègerait où il le souhaitait le temps des photos d’avant-séance puis rejoindrait le fauteuil qui lui revenait durant les travaux.
     
    C’est à de tels détails que l’on mesure à quel point notre pays diffère des monarchies à l’ancienne : chez nous le bouffon est SUR le trône !



  • Fergus fergus 28 mars 2009 13:47

    Copie d’un commentaire que je viens de laisser sur un autre article consacré à ce sujet :

    L’exemple donné par la Justice dans cette affaire est terrible car il offre à l’ensemble de la population, y compris et surtout aux jeunes, un exemple de condamnation à perpétuité qui ne s’appuie que sur UN SEUL élement : magistrats et policiers ont estimé que les autres condamnés étaient CREDIBLES lorsqu’ils sont désigné Colonna, mais n’était PLUS CREDIBLES lorsqu’ils sont revenus sur leurs aveux. Autrement dit crédibles uniquement lorsque cela allait dans le sens voulu par Sarkozy et ses relais judiciaires !

    Si l’on doit désormais, en conformité avec ce jugement, fonder nos actions sur une notion aussi fumeuse que cette crédibilité à géométrie variable, alors attendons-nous à de terribles bavures.

    Quand la Justice française admettra-t-elle qu’une condamnation ne doit être prononcée que sur la présentation de preuves indiscutables et non sur de vagues présomptions ? Au risque de me répéter, je réaffirme ici qu’il est extrêmement choquant que ces preuves soient nécessaires en Correctionnelle mais facultatives aux Assises alors que les peines encourues y sont infiniment plus lourdes. On marche décidément sur la tête, et la Cour qui vient de rendre son verdict aura encore un peu plus enfoncé le monde judiciaire dans ses contradictions, ses dénis et ses turpitudes politiques aux relents nauséabonds.



  • Fergus fergus 28 mars 2009 13:41

     

    Vous avez raison, Lesage, l’exemple donné par la Justice dans cette affaire est terrible car il offre à l’ensemble de la population, y compris et surtout aux jeunes, un exemple de condamnation à perpétuité qui ne s’appuie que sur UN SEUL élement : magistrats et policiers ont estimé que les autres condamnés étaient CREDIBLES lorsqu’ils sont désigné Colonna, mais n’était PLUS CREDIBLES lorsqu’ils sont revenus sur leurs aveux. Autrement dit crédibles uniquement lorsque cela allait dans le sens voulu par Sarkozy et ses relais judiciaires !

    Si l’on doit désormais, en conformité avec ce jugement, fonder nos actions sur une notion aussi fumeuse que cette crédibilité à géométrie variable, alors attendons-nous à de terribles bavures.

    Quand la Justice française admettra-t-elle qu’une condamnation ne doit être prononcée que sur la présentation de preuves indiscutables et non sur de vagues présomptions ? Au risque de me répéter, je réaffirme ici qu’il est extrêmement choquant que ces preuves soient nécessaires en Correctionnelle mais facultatives aux Assises alors que les peines encourues y sont infiniment plus lourdes. On marche décidément sur la tête, et la Cour qui vient de rendre son verdict aura encore un peu plus enfoncé le monde judiciaire dans ses contradictions, ses dénis et ses turpitudes politiques aux relents nauséabonds.

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