Le seul moyen pour une personne d’être libre et indépendante, c’est d’avoir la propriété de son revenu d’existence, donc la propriété de ses outils de production.
En fait, la propriété collective, ça ne veux rien dire : étymologiquement propriété signifie « propre à soi », pour le particulier. Mais admettons. Aucun système de propriété collective n’a subsisté dans l’histoire, tous ont fait faillite. Ca ne marche pas. Pour mener à bien une activité, un seul cerveau suffit, mais deux sont de trop car ils rivalisent. Une collectivité n’a pas de cerveau. Et il faut quelqu’un pour porter la responsabilité du truc. Les « propriétés » collectives sont des machins irresponsables. Ca revient à démunir tout le monde de propriété puis de faire gérer les choses par des technocrates. C’est une généralisation du salariat au profits de structures dont on ignore qui les gouvernent vraiment. Je suis contre le salariat.
C’est pour cela que j’aime bien le système des universités ouvrières de l’ancien régime. La plupart des artisans sont indépendants : ils ont la propriété de leur travail et en même temps, ils gèrent collectivement, au sein de leur université, l’activité à laquelle ils participent.
Dans ce système, et les désirs d’indépendance personnelle et le souci de l’intérêt collectif sont pris en compte.
Donc pas besoin d’abolir la propriété ou d’inventer des système trop compliqués. Il suffit de limiter et le nombre de salariés et le nombre d’établissement par personne, afin que la propriété se répartissent mieux puis il faut interdire toute concurrence pour passer à une économie où les artisans d’une activité s’auto-gouvernent au seins d’assemblées locales.
De plus, JaJa, vous êtes un peu de mauvaise foi, puisque je parle d’un principe d’organisation générale et que vous me répondez un évènement particulier.
Cette histoire est intéressante. Voir un récit ici.
Ce genre de situation n’était à mon avis pas si fréquente. C’est un avant-goût du XIXème. Et puis, à autres temps, autres moeurs. Et il n’est pas question des moeurs dans mon propos, mais du système économique.
Mais, déjà en 1789 (et depuis le début du XVIIIème, en fait), la théorie « libérale » était en vogue. Le régence avait été libérale. Louis XVI était un roi plutôt libéral (Necker). La corruption du système s’est fait à coup de corruption du vrai.
En fait, c’est la période antérieure qui m’intéresse. Un monde d’artisans en universités, à coté de manufactures d’état.
Oui, je crois qu’une économie composée uniquement d’artisans, propriétaires de leurs outils de production, serait infiniment préférable à celle d’aujourd’hui. Et pour les grosses productions, tant mieux qu’elles soient contrôlées par l’état et mises au service du bien commun (manufactures d’état).
Je sais, Jaja, ça fait drôle. Mais pourtant l’étymologie est formelle. La race, ce n’est qu’une catégorie, plus ou moins pertinente. Et utiliser une catégorie comme bouc émissaire, c’est donc du racisme.
Vous savez, il s’agit d’une minorité de patrons qui agissent mal. Il y a beaucoup d’artisans courageux qui mènent leur barque en respectant leurs employés et leur permettent de vivre.
Pour reprendre le bon mot de Chalot : ( Vous avez certainement discuté avec peu de musulmans ! Si vous aviez eu
quelques échanges, vous auriez constaté que peu ont lu le coran et que
très peu le « respecte » à la lettre.)
Vous avez certainement discuté avec peu de patrons ! Si vous aviez eu
quelques échanges, vous auriez constaté que peu ont lu le capital et que
très peu le « respecte » à la lettre.
Alors oui, je l’affirme, tout le discours de gauche marxiste est basé sur des stéréotypes, et dégouline d’un racisme de classe (ou claturophobie) qui crève les yeux. On ne peut pas baser la politique sur des stéréotypes et des généralisations abusives.
En revanche rassurez-vous, je suis antilibéral : je suis pour la limitation du nombre de salariés par établissement industriel et pour la limitation du nombre d’établissement par patron. Je suis pour l’économie d’ancien régime où chaque patron ne pouvait avoir au maximum que 4 employés et 2 établissements (peut-être les chiffres peuvent-ils bouger un peu). Je suis pour l’économie soumise à la politique. La théorie marxiste ne fut montée en épingle - du fait de son coté caricatural - que pour empêcher tout retour à la saine économie d’ancien-régime, renversée par les révolutionnaires, au nom du libéralisme.
Mais que cela ne vous empêche pas de dormir. Bonne nuit.