@Fergus Si vous y réfléchissez bien, cette logique d’efficacité, qui s’appuie sur la logistique d’un parti, c’est bien ce qui engendre une inégalité des citoyens face aux suffrages.
Il y a les membres des grosses corporations, ces « multinationales » de la politique, qui produisent de l’industriel avec force marketing, et les artisans, qui bricolent du sur mesure.
Les partis sont censés pouvoir se produire librement. En pratique, ils ne peuvent pas, car les grosses corporations politiques ont la maîtrise du marché des suffrages. Les seuls partis qui émergent sont issus de personnalités qui ont un ancrage local (ex : DLR ou la ligue du Sud).
La politique est conçue comme un marché concurrentiel. Au bout de cette logique, il y a, au mieux, l’oligopole, au pire, le monopole. Dans ce cadre, les élus sont donc d’abord les représentants des partis politiques, bien avant d’être ceux des électeurs, puisqu’il savent bien qu’ils doivent leur élection au parti qui les a investi.
@CorsairePR « comment faire cohabiter d’un côté des machines huilés accueillant des
militants rodés et de l’autre des citoyens non organisés aux aspirations
diverses et variées ? »
C’est-à-peu près la même problématique que de faire cohabiter des multinationales avec des artisans... Les multinationales, par leur force de frappe, prendront bientôt tous les marchés, si aucun dispositif ne protège les artisans.
Autant l’économie libérale a pour vocation à engendrer des oligopoles économiques aux productions identiques, dont seule la marque diffère (Pepsi / Coca ; Mac Do / Quick), autant la démocratie libérale tend à engendrer des oligopoles politiques aux propositions identiques, dont seule l’étiquette diffère.
C’est clairement une fausse conception de la politique.
Il faudrait dissoudre les partis, on n’en a pas besoin. Les élections locales devraient servir à désigner les élus de base. On pourrait prendre parmi ces élus communaux, ceux chargés du département ; parmi ceux des départements, ceux des régions ; Parmi ceux des régions, ceux de la nation.
L’article 4 de la constitution est explicite : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage »
Substituons « expression du suffrage » par « marché » ; Substituons « partis et groupements politiques » par « entreprises » ; cela nous donne : « les entreprises concourent au marché ».
C’est la définition de la démocratie libérale, où la politique est sur un mode économique.
De fait, la quantité de suffrages exprimés implique de grosses subventions d’État. La victoire à un suffrage, permet d’obtenir des emplois. Les partis sont des corporations spécialisée dans la réponse à l’appel d’offre du marché de l’emploi politique. Mais ils abusent sérieusement du travail bénévole. Et de moins en moins de gens sont dupes.
LOL... En attendant, c’est la France révolutionnaire qui a interdit aux femmes de jɷir de leur héritage, comme elles le pɷvaient pɷrtant depuis des lustres sɷs l’ancien régime...
Les fɷs sans Dieu ɷ avec Dieu ne valent pas mieux les uns que les autres. C’est le Bon et Vrai Dieu qui rend sage, non son absence ni l’adoration d’un faux.
Tu m’as l’air bien sɷmis aux stéréotypes pɷr ta part. Ca te donne une pensée patchwork et stéréotypée, mais ce n’est pas vraiment une pensée. C’est donc impossible de discuter avec toi, puisque tu ne sembles pas savoir réfléchir.