Vous croyez vraiment qu’une centaine de conquistador ont pu exterminer 25 millions d’Aztèques ?
D’ailleurs, on a bien peu de sources pour évaluer la quantité de population à l’époque, certains évoquent 20 millions au Mexique à l’arrivée des Espagnols. Moi, cela me semble beaucoup. La France, le pays le plus peuplé d’Europe et le plus développé comptait seulement 20 millions de personnes à ce moment-là.
Aujourd’hui, il y a 12,5 millions de gens d’origine amérindienne au Mexique.
Il semblerait qu’il y ait eu aussi de grosses épidémies. En tout cas, aucun génocide n’a été fomenté. Il n’y a pas eu un système de dépopulation comme en Vendée.
Pour le reste, les guerres religieuses ont toujours existé partout. Les guerres au nom des droits de l’homme contemporaines sont objectivement des guerres religieuses.
Quand les gens ne sont pas d’accords, ils tendent à se taper sur la figure, ce n’est pas très nouveau...
Moi ce que je vois, c’est que quand les espagnols sont arrivés au Mexique, les indiens guerroyaient aussi entre eux et pratiquaient les sacrifices humains (ils avaient peur que le soleil cesse de briller). De même, lorsque les Européens sont arrivés dans le monde musulman, ils ont découvert une société entièrement basée sur l’esclavage, y compris sexuel (les Harems), alors que ce n’était plus le cas en Europe continentale depuis au moins le VIIème siècle et absolument interdit par l’Eglise.
Donc l’église ne s’est pas beaucoup trompée, il faut bien l’admettre. Si le protestantisme n’avait pas sapé son autorité, il n’y aurait jamais eu d’esclavage en Amérique. Les outrances des puritains et autres bigots protestants n’auraient pas engendrés la chasse aux sorcière.
Le truc, c’est que tu amalgames 1500 d’histoire. Mais en 2 siècles, l’Europe post-révolutionnaire a vécu et commis nettement pire...
Je crois que tu n’y connais rien, car tu racontes n’importe quoi...
François Viète était de formation juriste et maître des requêtes de métier... le père Mersene était prêtre. Jean de Beaugrand était secrétaire de ordinaire du Roi. Blaise Pascal, je n’ai pas de connaissance de métiers particuliers de sa part, il a travaillé dans l’ingénierie et participé à divers projets économiques comme celui du carrosse à cinq sol, première ligne de transport en commun du monde (sabotée par le parlement de Paris).
Donc on ne va pas juger si quelqu’un est mathématicien uniquement sur les métiers qu’il a exercé, mais aussi par l’oeuvre qu’il laisse dans ce domaine.
Sinon, des gens comme Leibniz et Pascal ne pourrait pas êtres considérés comme philosophes, ce qui est à l’évidence faux, puisqu’ils laissent derrières eux une oeuvre philosophique.
A l’époque, il était très courant que les gens eussent un métiers
alimentaire et se livrassent à la recherche scientifique simplement par
passion. Dans la mesure où ils firent évoluer un domaine d’étude, il me
paraît justifié de qualifier leur compétence du nom de ce domaine.
Par conséquent, Fermat, qui laissa une oeuvre mathématique conséquente, doit évidemment être considéré comme un mathématicien, de même que la postérité du principe de Fermat permet de le considérer aussi comme un physicien. Cependant que personne ne le qualifiera de philosophe, puisqu’il ne laissa pas d’oeuvre philosophique derrière lui.
Il est d’ailleurs tout-à-fait faux d’affirmer que Fermat ne livrait pas ses démonstrations. Il livrait ses démonstrations, mais de manière géométrique, ou dans le formalisme de Viet, comme c’était la coutume à l’époque. La correspondance Fermat-Descartes permet de ne pas en douter : Descartes s’y fait expliquer la méthode maximis/minimis pour calculer les tangentes. D’abord sceptique, il finit par admettre : « si vous me l’aviez expliqué ainsi au départ, je n’y aurait rien trouvé à redire ».
Lisez ces correspondances si vous en doutez (voir ici). Elles sont répertoriées comme dans le domaine « histoire des mathématiques ». Donc Fermat est un mathématicien.
Sa méthode des maximis/minimis est au fondement du calcul différentiel.
Thiers aurait fait venir les prussiens à Paris pour mâter les communards ?
Douteux... La France était en pleine déconfiture militaire.
Extrait Wikipédia : Avec l’appui de son compatriote Jacques-Antoine Manuel, député provençal d’extrême-gauche, Thiers est introduit auprès du banquier libéral Jacques Laffitte. ... Insensiblement, alors que la monarchie de Juillet se stabilise, la menace républicaine étant définitivement éliminée avec les lois de septembre 1835, Thiers évolue vers le centre gauche, puis vers la gauche. ... Désormais républicain, il soutient la révolution de 1848 menant à la chute du cabinet Guizot. Le 23 février 1848, il est appelé par Louis-Philippe pour prendre la place de Guizot, mais Thiers est déjà rallié à la république. ... Il appuie la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence, avec le groupe du parti de l’Ordre contre celle de Lamartine. ...
Le régime devient plus libéral dans les années 1860. Il est élu député de Paris en 1863. Il fait un discours remarqué sur les « libertés nécessaires » et devient le chef de l’opposition libérale. ----------------------------------------------------------------------- Sous la commune, Thiers est un libéral, il est donc de gauche. Comment se dit la gauche aux USA ? the liberals. La gauche, c’est la dialectique libéralisme/socialisme.
La gauche est intrinsèquement incohérente. Elle veut en même temps que chacun fasse ce qu’il lui plaît et que chacun se soumette à la société. Du coup les riches font ce qu’il leur plaît, car ils en ont les moyens (c’est la gauche libérale). Les pauvres, eux, n’ont pas les moyens de cette politique et doivent donc se soumettre complètement au groupe, jusque dans leurs opinions les plus intimes (c’est la gauche socialiste).
Le résultat de cette dialectique politique, c’est ce que l’on a aujourd’hui.
Crois-tu qu’il y avait beaucoup de mathématiciens professionnels ou de physiciens professionnels à l’époque ?
Descartes, par exemple, a fait des études de droit, puis a été rentier, et il a alors occupé son temps libre à l’étude. Leibniz, par exemple, a obtenu un doctorat en droit, puis deviendra conseiller à la chancellerie de Mayence, jouera un rôle d’ambassadeur à Paris, pour finir bibliothécaire.
Tout le monde était donc, à cette époque, plus ou moins amateur. C’est évidemment à l’oeuvre laissée que l’on peut juger si un tel était mathématicien. Fermat est reconnu mathématicien par tout le monde, du fait de son oeuvre.
Pour moi, qui ait lu la correspondance Fermat-Descartes, ça ne fait aucun doute.