Je propose de nous faire mal, Zototo, ce qui est rarement populaire.
La fin des bulles d’actifs et de la croissance par effet de levier de la dette. Sacrifier aux intérêts des rentes des couches de populations les plus âgées pour donner des perspectives aux plus jeunes.
Votre proposition de retour de l’inflation par la dévaluation compétitive (autre arme américaine) revient un peu au même, puisque les retraites seront diluées dans la création monétaire (cf Argentine et Russie), mais les jeunes générations n’en profiteront pas, à moins d’aligner les salaires sur l’inflation, ce qui entraîne un effet boule de neige inflationniste et une dévaluation permanente de la monnaie (voire les économies méditerranéennes avant l’Euro). Bref le retour du Mark fort et des emplettes à bon marché des pays d’Europe du Nord dans le tiers monde méditerranéen.
Les taux d’intérêts sont négatifs env aleur réelle. L’Euribor est à 1.54%, l’inflation à 1.9% en Euroland, et ce sous la pression des Etats surdendettés.
A combien était l’inflation en 1973 ? Cette inflation n’était elle pas liée justement à la création monétaire gratuite ex nihilo qui a permis aux baby boomers d’acquérir leur patrimoine immobilier en le faisant payer par la différence entre les intérêts payés inférieurs à l’inflation réelle ?
Les Etats Unis, décriés ici comme chantres du non interventionnisme, sont en train de reproduire ces mécanismes de 1973 dans l’espoir de créer une inflation leur permettant de laver leur dette abyssale dans la création monétaire. Devons nous suivre leur exemple (ce que fait partiellement la BCE en achetant des titres grecs non rembourseables).
Eclairez nous de vos solutions simples dans un contexte éminemment complexe ;o)
Qu’ils sont beaux ces Français, fiers de leurs privilèges et leurs droits acquis, à vouloir donner des leçons d’économie au monde entier, empetrés dans des déficits récurrents qu’ils sont incapables de maîtriser.
Rappelons que dans le monde ’anglo saxon’, la valeur du patrimoine des ménages le plus important, l’immobilier, s’est contracté de 30 à 40% sur ces trois dernières années. Cela a forcément des conséquences sur la capacité de dépense de ces ménages, et donc sur l’économie nationale, mais permet de revenir à des fondamentaux plus sains pour les nouvelles générations. Et oui, les banques qui ont permis par leur générosité l’accès à la propriété à prix bullesques, sont les premières à essuyer les plâtres de l’inconscience collective.
Qu’en est il en France ? L’interventionnisme de l’Etat suite aux pressions des lobbies de la construction, a permis de maintenir les prix hors de portée des primo accédants. Les banques n’ont donc pas à souffrir de provisions pour pertes sur ce support de création monétaire. La situation est elle saine pour autant ? Comme tout ce qui est artificiel, le retour à la réalité ne peut être que douloureux et nos chants de fiers coqs gaulois risquent de se transformer en gloussements de poules apeurées lorsque l’immobilier, comme dans les pays anglo saxons, reviendra sur sa ligne de flottaison liée aux salaires des ménages. Souvenons nous du desespoir des « prêts relais », subprimes à la française, lorsque les prix, sous l’effet du manque de liquidités, ont tenté une correction de 10% en 2008...Cette certitude que rien de peut nous toucher, un peu comme le mythe américain de l’impossible retournement des prix immobiliers au milieux des années 2000, nous fragilise, car elle nous ne nous prépare pas aux conséquences des drames à venir...
Rêvons ensemble, enfants de la Patrie, tant que nous en avons encore les moyens, un jour de plus, juste un jour pour le plaisir de pouvoir parader dans une douce inconscience addictive...
Ariane Walter nous dresse une caricature, non sans un certain talent littéraire, d’une société libérale qui serait « amorale » et nous ressert tous les poncifs catholicisants qui y sont associés. J’essaie, dans l’histoire récente, de trouver des exemples où les sociétés dirigistes qui ont voulu le bonheur des peuples contre leur volonté, ont montré plus de morale. Ces mondes autarciques où les passes droits face à une administration toute puissante se paient avec ce que apporter l’individu face à la machine aveugle, où le droit de cuissage est la règle pour arriver à gravir les échelles vers plus de bien être et de liberté, pour obtenir ce papier, ce visa, l’accès à cet appartement collectif...
Dans une société libérale, la femme a le choix d’utiliser son corps pour se donner le moyens de ses ambitions, dans une société dirigiste et centralisée où le pouvoir est au mains de quelques potentats et le machisme la règle, cette liberté de choix est inexistante, le désir du mâle dominant s’impose à la femme si elle est jeune en âge de reproduire.
Il s’agit en effet d’une notion tout à fait relative, puisque dépendant du patrimoine et des revenus de chaque lecteur qui aura tendance à se considérer comme le centre de référence.
Mittérand avec l’ISF avait défini arbitrairement ce qu’était un riche, mais au début des années 80, le logement était encore accessible et posséder un studio à Paris de faisait pas de son propriétaire un millionnaire en Francs.
Si l’on prend la définition : « est riche celui qui peut vivre confortablement de ses rentes », la plupart des retraités de la fonction publique le sont à partir de 60 ans. Si on prend le critère de liberté, le cébibataire sans enfants est plus riche que le père de famille puisqu’il n’a pas les contraintes et responsabilités liées à cette fonction.
Par contre, je vois à nouveau l’asertion pour moi trompeuse que le taux d’épargne en France est élevé. Il y a bien une épargne forcée élevée imposée par des prix de l’immobilier en décorellation avec les salaires. Si l’on considère donc l’achat d’un toit à crédit sur 20 ans comme un investissement, et non comme une dépense obligatoire, l’épargne y est élevée. Par contre, si l’on regarde les comptes publics, l’épargne liquide des Français est insuffisante pour assurer l’indépendance politique de la France, comme au Japon. Près de la moitié des déficits ont besoin de financement étrangers, et donc contraint les gouvernements à subir des pressions politiques étrangères. En ce sens, le taux d’épargne français est insuffisant de près de 50%.