@dimitrius Choisir de se mettre un voile sur la tête pour aller à l’école, c’est du domaine du privé. Pourquoi est-ce interdit pas la loi ? Choisir son maillot de bain pour aller à la piscine, c’est du domaine du privé. Pourquoi des règlements interdisent-ils le port du burkini ? Choisir comment on salue son prochain, c’est du domaine du privé ? Pourquoi fait-on chier des musulmans qui saluent les femmes sans leur serrer la main ? Ce ne sont pas les musulmans qui ont fait de leur religion une affaire publique. Ce sont tous les islamophobes. Ce ne sont pas donc des lois islamiques dont nous avons besoin. Mais bien de lois anti-islamophobes qui remettent effectivement l’islam à la place d’où les islamophobes l’ont fait sortir : le domaine du privé. Quant à l’obscurantisme, à l’heure où la société du spectacle est partout, tout le temps, faut être un âne bâté pour croire que l’on en est un jour sorti.
Il suffit que l’Etat traite les musulmans comme toute autre communauté.
Par exemple, la communauté homosexuelle.
On a ainsi adapté certaines lois de notre pays à certaines revendications homosexuelles (mariage, adoption, PMA, etc.) tout en refusant d’autres (GPA).
Je ne vois pas pourquoi ce qui a été fait avec succès pour les homosexuels ne peut pas être fait pour les musulmans.
En l’occurrence, pour l’instant, c’est bien le contraire qui est fait, à savoir, faire des lois qui réduisent la liberté des musulmans (cf. la loi antivoile de 2004).
L’Etat français traite les musulmans comme des chiens, et Julien Odoul et sa bande sont assez cons pour se demander pourquoi ils se mettent à mordre !
@Ouam Vous voulez que les musulmans soient des catholiques comme tout le monde. C’est pas de la laïcité, c’est du prosélytisme. Moi, je souhaite que les musulmans le soient comme ils le souhaitent à partir du moment où cela ne nuit pas à l’ordre public.
Porter un voile dans la rue ou à l’école ne nuit pas à l’ordre public. Porter un burkini dans une piscine publique ou à la plage ne nuit pas à l’ordre public. Saluer une femme en s’abstenant de lui serrer la main ne nuit pas à l’ordre public.
Insulter l’islam quasiment quotidiennement à travers tous les médias existants nuit à l’ordre public. Discriminer des musulmans nuit à l’ordre public. L’inaction de l’Etat pour défendre cette communauté — ne serait-ce que comparée à la quantité de lois qui ont été faite en faveur de la communauté LGBT et qui montre l’investissement nécessaire de l’Etat quand les droits d’une communauté ne sont plus respectés au sein de la société — nuit à l’ordre public.
Le problème en France n’est pas l’islam. Le problème en France est l’islamophobie. Et mieux que cela, le problème de l’islamophobie ne concerne pas directement les musulmans, mais le problème de l’islamophobie est un problème franco-français.
L’islamophobie n’est que le symptôme de l’antirépublicanisme, de cette maladie chez certains qui les rend incapables de supporter la liberté parce qu’ils ne savent que servir, l’égalité parce qu’ils sont incapables de s’élever au degré zéro de l’humanité, et la fraternité parce qu’ils sont à tel niveau de réification que même le propre de l’animalité leur est devenu étranger.
@popov Je vous conseille à mon tour de taper « anticléricalisme » sur Google pour comprendre que lutter contre l’Eglise n’est pas similaire à insulter une religion fût-elle catholique. Et je ne cherche pas à faire de nouvelles lois contre la violence, mais à définir juridiquement le blasphème afin que les lois contre la violence existantes puissent être clairement appliquées lorsque c’est nécessaire. Parmi vos quatre propositions, seule la première relève de l’incitation à la haine, et non du blasphème, parce que dans l’islam, il y a les musulmans, et ceux qui viennent vous raconter que lorsqu’ils affirment que l’islam, c’est de la merde ou qu’ils caricaturent le prophète de l’islam avec une bombe dans son turban, ils ne visent que la religion ou les terroristes se foutent du monde. Quand on « critique », il faut être clair, c’est celui qui ne l’est pas qui est en faute, et non celui qui refuse de faire l’effort de s’abaisser au même niveau de connerie que l’autre...