L’idée de l’auteur n’est pas inintéressante, par sa tentative de réintroduire un peu de justice sociale.
Mais l’auteur passe à côté d’un aspect essentiel. Comme le disait Viviane Redding devant le parlement français, « Il faut lentement mais sûrement comprendre qu’il n’y a plus de
politiques intérieures nationales. Il n’y a plus que des politiques
européennes partagées dans une souveraineté commune. »
Autrement dit, M. Fergus, d’année en année cela cesse de relever de votre choix de citoyen français. Merci d’expliquer concrètement quel est le chemin politique que vous envisagez : directive, règlement, ou bien GOPE ? Et comment en arriver jusque là, sachant que chacun de ces chemins est parsemé de lobbies ?
La plupart des reproches formulés ici concernent le partie législative. Vous seriez bien mieux avec un Asselineau élu + un front de gauche fort à l’assemblée.
Par ailleurs, dans un programme axé sur le bon sens qui est celui de l’upr, on trouve des propositions classables à droite et d’autres classables à gauche. Vous picorez les miettes qui servent votre analyse, mais désolé, cela n’a rien d’objectif.
Le seul reproche véritablement présidentiel que vous lui faites, c’est la hausse du budget militaire. ous voulez un pays démilitarisé et qui viole ses engagements internationaux unilatéralement... C’est peut-être ça votre paradis, mais moi j’appelle ça du suicide collectif. Une armée de dissuasion, pur être efficace, doit être dotée de moyens suffisants, quitte à avoir plus de missions humanitaires lors des catastrophes par exemple.
Au fait, Mélenchon sortirait de l’Otan par quel processus exactement ?
Impressionnant de voir avec quel rapidité ce titre mensonger et grossier a été référencé AVEC photo dans les premiers résultats de Google.
Mensonger et grossier, car son titre est accusatoire d’une stratégie machivélique de tromperie. Alors qu’en lisant l’article, on découvre que peut-être éventuellement cette fois-ci Asselineau pourrait avoir fait une erreur (et encore ce n’est pas sûr).
Ma réponse est aussi bien pour Alinéa que pour vous
La question de l’Euro se pose de toute façon. Nier cela, c’est se soumettre. C’est accepter le destin des pays africains depuis 40 ans. Vous ne semblez pas vous rendre compte du déficit de compétitivité, de désindustrialisation, de vassalisation, la pression permanente que représente une monnaie non souveraine.
Pour la France, un niveau de compétitivité correct serai à environ 1 à 1.10$ pour 1€. ; il est à 1,35. Tout ce que nous importons est artificiellement moins cher de 25% que nos propres produits Tout ce que nous exportons est artificiellement plus cher de 25% que nos produits. Notre PIB est d’environ 2000 milliards d’€. L’écart artificiel est de 500 milliards d’€. 500 000 000 000 chaque année.
Et ceux qui nient le problème monétaire ne laissent qu’une voie : baisser les salaires, vendre la tour Eiffel et la sécu... dilapider tout, pour un gain dérisoire vite avalé par une nouvelle baisse du dollar, ou des taux d’intérêts.
Là où vous avez raison, c’est qu’être resté trop longtemps sous ce joug ne nous aidera pas au moment de la libération. Il y aura des séquelles. Ce n’est qu’un premier verrou. L’U.E., Tafta, L’Otan, le FESF, le MES, etc.. en sont d’autres... le système banque/assurance, le système médiatique, lutter contre 60 ans d’intox propagandiste...
Les questions posées par l’auteur sont naturelles et légitimes.
Imaginons un blessé qui aurait trop longtemps porté un plâtre. Le plâtre l’handicapait, limitait ses mouvements. A un moment donné c’était sans doute utile, et puis c’est devenu un fardeau. Il faudra s’en débarasser, mais... c’est le début d’une nouvelle ère, et cela génère des angoisses...
Sortir de l’UE, est-ce revenir en arrière ? Mais cette vision d’Etats-continents monolithiques, luttant entre eux pour le contrôle du monde, n’est ce pas une vision datée, périmée, obsolète ? Cela ne vous rappelle pas l’URSS ? Victor Hugo prônait les Etats-Unis d’Europe, comme outil pour dominer les races inférieures... Regardez comment s’en sortent l’Islande, Singapour...ce sont pourtant des confettis sur la carte.
Regagner la souplesse, accepter la complexité, dialoguer avec le monde plutôt qu’avec ses seuls voisins, sans subir et sans vouloir à tout prix dominer, voilà le sens de la sortie de l’UE.
Les ressources s’épuisent. Sans aller jusqu’à l’autarcie, on ne peut garder un niveau de vie correct qu’en favorisant les circuits courts, consommer ce qui est produit près de chez soi. Le premier pays à le faire sera celui qui survivra le mieux à la prochaine crise. Cela n’empêche pas d’avoir des rapports commerciaux, diplomatiques, culturels et politiques dans le monde entier.
Bref, le monde ne s’arrête pas à Bruxelles. Sortir de l’UE, cela n’a rien de magique, c’est juste la première des choses à faire. On casse le plâtre, les chaînes si vous voulez. Après, tout commence. N’appartenir ni aux Brics (notion inventée par Golman Sachs) ni à qui que ce soit. Dialoguer avec tous.
Et comprendre que les forces politiques et médiatiques ont entretenu des craintes fausses, sciemment, afin de ne pas perdre leur emprise.