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Frédéric Alexandroff

Frédéric Alexandroff

Juriste de formation, écrivain non reconnu (et sans doute non reconnaissable), je suis, pour reprendre les superbes mots que Henri Verneuil met dans la bouche de Jean Gabin dans son film Le Président,« un mélange d’anarchiste et de conservateur... dans des proportions qui restent à déterminer. » Passionné de politique, et accessoirement de littérature fantastique, histoire d’oublier la grisaille et la médiocrité de notre misérable époque, je pense aussi qu’avant l’argent, Dieu ou le sexe, ce sont les mots qui gouvernent le monde. Aussi bien tenterais-je toujours de trouver les mots justes.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 04/04/2007
  • Modérateur depuis le 26/10/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 2 juillet 2009 17:30

    Rebonjour Patdu49,

    Juste un petit message pour te remercier et pour réagir sur une chose : « ainsi parfois j’ai rencontré des assistantes sociales (BAC+4), avec l’intelligence sociale d’une huitre .. des fliquettes ».

    Bordel... je n’aurais pas su mieux l’exprimer. Le métier d’assistante sociale fait partie des nombreuses professions où la politique d’embauche se résume à : « embauchons donc les moins aptes ». Et il est vrai que nombre d’entre elles agissent comme des policiers, tendance « véreux », avec en sus une morgue et un instant de supériorité effrayant.



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 2 juillet 2009 17:21

    Un petit ajout personnel, à l’adresse de tous ceux, jeunes ou vieux, qui se demandent jusqu’où le mépris peut aller. Voici quelques saillies patronales auxquelles j’ai dû faire face. J’en ai empruntées quelques autres à des amis. Je les trouve très parlantes, notamment pour illustrer la détestation profonde de toute forme d’intelligence qui est celle des patrons.

    -« Vous n’avez pas travaillé durant vos études ? Mais vous êtes une vraie couleuvre ! »

    -« Vous êtes très intelligent. Mais moi, je ne veux pas de gens intelligents. Je veux des gens qui bossent. »

    « Vous espérez que je vais embaucher un intello subversif dans votre genre ? »

    -« Vous êtes un mouton à cinq pattes ».

    -« 1000 euros par mois, c’est déjà très bien pour rester assis le cul sur une chaise. »

    -« Vous parlez cinq langues, qu’est-ce que vous voulez que ça me foute ? »

    Un petit florilège, en somme...



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 2 juillet 2009 17:09

    Bonjour Acarp47,

    C’est marrant... les seniors qui lisent l’article pensent que je suis un jeune con, et les jeunes un vieux con. C’était quoi la chanson déjà ? Ah oui... « le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con. »

    Venons-en à présent à vos commentaires : premièrement, je me permets de vous féliciter pour votre « job bien payé dans un grand cabinet de conseil parisien ». Et même doublement, car « bien payé, »grand« et »parisien« constituent trois superlatifs qui devraient contribuer à votre épanouissement social. Ainsi que le remarquait Patdu49 plus haut, sans argent, on ne peut avoir de vie sociale. D’un autre côté, le côté linéaire du triptyque boulot-maison-gosse peut en rebuter plus d’un, et l’apparence de la réussite n’est pas la réussite elle-même.

    Je ne suis donc pas un vieux con, accessoirement je déteste Francis Cabrel, et j’ai le même âge que vous. Moi aussi, on m’avait dit que les diplômes étaient important, et c’est seulement après les avoir obtenus, et passé des années à me faire littéralement insulter par des patrons, que j’ai compris le sens véritable de cette phrase.

    Les diplômes sont importants... quand on ne les a pas.

    Et c’est précisément la raison pour laquelle je refuse de cliver. Les politiques passent leur temps à cela : les diplômés contre les non-diplômés, les jeunes issus de l’immigration contre les »pure souche", les jeunes contre les vieux... alors que fondamentalement le problème se pose en d’autres termes. Comme je l’ai écrit plus haut : il y a de moins en moins de travail et il y en aura de moins en moins.

    Alors oui, c’est vrai, je tape sur MA génération. Car vous ne m’ôterez pas de l’esprit que nous appartenons à une génération... d’idiots, pour parler poliment, prêt à courber l’échine. Soyons honnête : depuis les manifestations contre le CPE, je n’ai pas le sentiment d’une grande capacité de mobilisation de la part des jeunes. Pire : l’affaire du CPE démontre ce caractère stupide, car ces jeunes se sont, pour l’occasion, contentés de remettre leurs intérêts entre les griffes des sempiternels même gauchistes, de l’UNEF ou autres, ces futurs cadres du PS qui font beaucoup de bruit dans la rue mais n’ont rien à craindre pour leur avenir, déjà tout tracé.

    Si les jeunes veulent le pouvoir, qu’ils le prennent. Mais qu’ils ne le confient pas à Bruno Julliard.

    Frédéric Alexandroff



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 2 juillet 2009 16:50

    Bonjour à vous, Tchoo et Michel Drouet,

    Avant que davantage de « vieux » ne s’énervent, je tiens tout de même à préciser, et beaucoup je l’espère l’auront compris, que mon chapeau introductif n’était destiné, en substance, qu’à mettre en lumière le décalage entre une idée reçue (le jeunisme qui favoriserait les... jeunes, justement) et une réalité nettement plus complexe, dans laquelle aussi bien les moins de trente que les plus de cinquante ans sont victimes d’une discrimination. L’employabilité optimale se situerait apparemment entre trente et cinquante, et même, on a l’impression ces temps-ci que l’étau se resserre encore vers trente-cinq / quarante-cinq.

    Alors non, voyez-vous, je n’insinue pas que TOUS les plus de cinquante ans sont des vieux cons. Je ne pourrais pas. Ma mère me metterait sûrement une baffe, pour commencer.

    Plus sérieusement, il n’est donc pas question ici de « cliver » comme dit M. Drouet, mais plutôt de pousser à l’unité. Car la question de l’emploi ne pourra pas être réglé tant que les politiques, les chefs d’entreprise et autres « décideurs » n’auront, fort à propos, décidé d’admettre la réalité suivante :

    Il y a de moins en moins de travail, et il y en aura de moins en moins, et ce pour des questions structurelles. L’avenir passe par le découplage, le divorce, entre « emploi » et « revenus », car faute d’une telle révolution mentale et, ensuite, politique, il ne sera pas possible d’assurer à chacun une vie décente.

    A ce propos, je crois me souvenir que Christine Boutin était favorable à un « revenu universel ». Maintenant qu’elle a été balancée par dessus bord du navire gouvernemental, elle va peut-être revenir à ses tendances plus sociales.

    Amicalement.

    Frédéric Alexandroff



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 2 juillet 2009 16:39

    Bonjour,

    Rien à redire sur le constat que vous dressez. J’ajouterai juste la chose suivante : ça ne s’arrange pas forcément après 25 ans, vous pouvez me croire. Il est vrai qu’à partir de cet âge-là un jeune peut demander le RMI (à présent RSA, quelle bonne blague) mais il faut voir comment on les traite. Un jeune RMIste devient ipso facto uns espèce de serf de nouvelle génération, auquel on fera comprendre, inlassablement, jour après jour, qu’il n’est rien, un assisté, une charogne, un esclave en puissance qui devrait passer sa vie toute entière les yeux collés sur le site du Pôle Emploi, dès fois qu’en fixant férocement l’écran il ferait apparaître une annonce qui n’y était pas le jour, la semaine ou le mois précédent. Pas question qu’il s’interroge sur ses aspirations profondes ou l’adéquation du poste avec sa formation.

    Vous dites aussi :

    « Comment ce fringuer ?
    comment se deplacer ?
    comment avoir un portable ?
    comment bouffer ?
    comment avoir un semblant de vie sociale ?
    comment avoir accès à un minimum de loisirs ?
    comment se projeter dans l’avenir ?
    comment prendre independance, au cout de la vie actuel, se meubler, se prendre un appartement, passer un permis de conduire, entretenir un scooter, s’assurer, etc etc .. ? »

    C’est tout simplement impossible, et vous avez raison de pointer du doigt la violence que cela peut entraîner chez certains jeunes. Mais je nuancerais un peu : d’après moi, nous n’avons pas encore vu surgir l’ombre de la violence que pourrait générer ces inégalités. Car vous faites sûrement allusion aux jeunes de banlieues, qui grosso modo, se vengeraient en incendiant la voiture du voisin.

    Moi, je pose la question suivante : le jour où, sur les dizaines de milliers de Bac+3, +4 et +5 inscrits à vie au Pôle Emploi, une petite centaine, passez-moi l’expression, « pêtera un câble »... que feront-ils donc cramer, ceux-là ?

    Frédéric Alexandroff

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