Tout ce tapage organisé autour « des zones d’ombre » d’un crime qui s’est carrément passé en direct sur toutes les télés du monde et qui a été revendiqué par ses auteurs.
Ca devient franchement pathétique !
Et ce silence assourdisant autour du meurtre du Commandant Massoud, commis deux jours avant, par les mêmes auteurs ?
Quelqu’un voudra-t-il nous payer une bonne tranche de rigolade et nous dire qu’il a été commis par la CIA ou le Mossad ?
Le premier ministre israélien,Benyamin Nétanyahou, et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se sont serré la main, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, tandis que Barack Obama posait la main sur leurs épaules.
Il s’agissait de la première poignée de main entre les deux hommes depuis que M. Nétanyahou a pris ses fonctions fin mars.
Le changement des conditions géopolitiques change les comportements !
Le seul point d’achoppement entre les deux parties concerne à présent les constructions dans les implantations israëliennes en Cisjordanie.
Ce n’est pas un gros problème puisque Netanyahou s’est seulement ménagé un moyen de pression dans les négociations qui s’engagent.
Nous avons donc, d’un côté les négociations entre Palestiniens Arabes et Israëliens pour régler le problème du refus Arabe de se conformer à la résolution 181 de 1948, et de l’autre les négociations entre Européens, Américains et Russes pour régler le problème Iranien.
Je crois qu’on peut en conclure que la dernière étape du remodelage du Proche Orient avance plus vite qu’on ne le pense !
Cela dépendra marginalement du cours du pétrole et du coût d’extraction des réserves de pétrole en place.
Les rendements des principaux gisements pétroliers du Moyen-Orient (la moitié de la production de l’OPEP est fournie par CINQ gisements et CINQ gisements seulement !) sont entrés en phase décroissante, car ces gisements sont vieux maintenant.
La production de ces pays est sur un plateau et le maintien de leurs productions sur ce plateau coûte de plus en plus cher, car ils doivent recourir à des méthodes d’extraction de plus en plus sophistiquées qui ne sont maîtrisées que par les compagnies pétrolières occidentales.
Par ailleurs la grande majorité des nouvelles réserves qui restent à mettre en exploitation sont situées dans des pays qui ne sont pas membres de l’OPEP : Canada, Brésil, Groënland, Russie, par exemple.
Nous sommes à la veille d’un changement radical de la géopolitique au niveau mondial : L’OPEP va perdre le contrôle du marché du pétrole.
Tous ces pays vont au devant de troubles considérables, car les TROIS-QUART de leurs rentes pétrolières servent à payer des importations de produits alimentaires !
Si loin d’Allah et si proche des Arméniens, des Kurdes, des Arabes, des Perses et des Russes.
Un pays au beau milieu d’un nid de frelons, dont l’armée absorbe la plus grande partie des ressources et dépend entièrement du bon vouloir et des équipements américains.
Tous les nazillons se donnent rendez-vous sur ce fil pour défendre le pauvre Ahmadinejad, qui en a bien besoin aujourd’hui.
Mais il ne faut pas s’en étonner, puisqu’ils viennent défendre un Aryen antisémite, président d’un régime carrément fasciste !
Le règlement de la question iranienne est la dernière étape du remodelage du Moyen-Orient et il est temps de faire un premier bilan des étapes précédentes :
1) Le régime de Saddam Hussein a disparu et son chef a été pendu haut et court par ses anciennes victimes.
Il suffira désormais d’apporter au chiites et aux kurdes un soutien logistique, car ils sont largement majoritaires dans le pays. Le reste appartient à l’Histoire du conflit séculaire entre chiites et sunnites. C’est un conflit dont nous pouvons tirer partie, mais qui n’exige pas notre présence massive sur le terrain, car nous ne sommes pas musulmans.
2) La situation au Liban est stabilisée, car une coalition de chrétiens, de sunnites et de druzes s’oppose désormais aux chiites du Hezbollah. Ces derniers auront suffisament à faire pour prendre le risque d’aller provoquer les israëliens, qui peuvent les prendre à revers.
3) L’intervention à Gaza des israëliens a atteint son objectif, qui était de rogner les griffes du Hamas.
4) Bachir al Assad semble avoir compris que la survie de son régime exigeait qu’il se tienne tranquille, car on ne l’entend plus depuis quelques mois. Damas, sa capitale, n’est qu’à 60 kilomètres du museau des chars de Tsahal. Ceci explique cela.
Il ne reste donc plus que la question iranienne à résoudre.
Fort heureusement, le régime en place est d’une faiblesse telle que la perspective d’un règlement militaire de cette affaire s’est éloignée au profit d’un règlement politique.
Finalement la question se résume aujourd’hui à savoir si le régime en place pourra survivre à la tourmente et sortir intact de la pression qu’il va subir.