Ségolène Royal est le candidate de la caste politico-médiatique qui a confisqué la République et qui règne sur la France à partir du boulevard Saint-Germain.
Or, cette candidate est en danger d’être battue !
Comme Lionel Jospin en 2002.
Et la caste risque de s’apercevoir, encore une fois, que les medias ont une influence toute relative sur les votes !
Le matracage n’en sera que plus intense et François Bayrou fait une grosse erreur en entrant dans ce jeu-là.
Il avait une position stratégique formidable, et il la gache en démontrant, une fois de plus, qu’il n’a pas l’envergure.
Pourtant les électeurs lui ont tendu la perche de façon inespérée : 18% des voix !!!!!!!
L’association de la Turquie à l’Europe sera dictée par la Géographie, par l’Histoire, par la Politique et par l’Economie.
C’est pourquoi l’opinion publique comptera pour peu de chose dans les décisions qui seront prises.
1) Par la Géographie : L’Europe de l’Ouest n’est que l’extrémité d’une petite péninsule de l’immense continent eurasiatique qui englobe l’Asie Centrale turque (et la Sibérie russe).
2) Par l’Histoire : La Turquie (et la Russie) font partie intégrante de l’Histoire europénne, à laquelle elles participent toutes deux depuis le quinzième siècle, au moins.
3) Par la Politique : L’Europe a un intérêt politique à reconstruire un nouvel « Empire Ottoman » en Asie Centrale et au Moyen-Orient, face à la montée des désordres dans la monde arabe du fait de la montée du fondamentalisme musulman. Désordres qui seront aggravés par la dispartion progressive de la rente pétrolière et par l’agravation de la misère et de la violence qui s’en suivront.
4) Par l’Economie : A l’Est de l’Europe se trouvent d’immenses régions en Asie centrale (Turque) et en Sibérie (Russe) qui regorgent de richesses et de matières premières qui ont été peu exploitées, voire même pas exploitées du tout, car l’ancienne Union Soviétique, qui en était la maitresse, n’avait pas la puissance démographique, ou économique, pour le faire. L’Europe devra profiter de cette situation unique dans le monde, avant que d’autres n’en profitent à sa place.
Voilà ce que le réalisme nous dictera, ou dictera aux décisionnaires, loin de tous les préjugés idéologiques qui encombrent les esprits de ceux qui pensent que la politique est dictée par les émotions.
Il y a d’autres forces que l’opinion publique qui gouvernent l’Histoire, et l’entrée, ou l’association sous une forme quelconque, de la Turquie à l’Europe est de ce fait inévitable.
Par exemple, les associations à l’Europe de la Turquie et de l’Asie centrale turque, ou de la Russie et de la Sibérie, à l’Europe seront dictées :
1) Par l’intérêt politique. L’Europe aura intérêt à occuper tout l’espace disponible à l’Est dans la parspective de la montée en puissance de la Chine et de l’Asie. Après tout l’Europe de l’Ouest n’est que le bout d’une petite péninsule du continent Eurasiatique.
2) Ou par intérêt économique. L’Asie Centrale et la Sibérie regorgent de matières premières qui sont encore miraculeusement sous-exploitées, et même souvent inexploitées, une situation tout à fait extraordinaire dans le monde, dont nous devons profiter avant que d’autres en profitent à notre place.
Cete situation extraordinaire et unique au monde provient du fait que l’Union Soviétique, ancienne maitresse de ces régions n’avait pas la puissance économique et démographique pour occuper convenablement et mettre ces régions en exploitation.
Voilà pourquoi l’opinion de ma concierge comptera finalement pour du beurre, et nous dirons simplement que ma concierge, qui est par ailleurs une fort honorable personne, n’avait pas conscience de son intérêt et que d’autres ont pris les décisions qui s’imposaient à sa place pour son propre bien.
Il y a des tas de gens sur cette planète qui n’ont jamais tenu compte de l’opinion de ma concierge et qui s’en sont fort bien portés.
Pardonnez-moi de vous parler de tout celà de façon réaliste, en dehors de tous les préjugés idéologiques.