Tous les pronostics s’accordent pour dire que le « Non » va l’emporter, je serais curieux de savoir ce que l’auteur en pense.
Mais compte tenu des efforts qui sont fait pour faire capoter cette initiative, si le « Oui » l’emportait ce serait un coup de tonnerre dans un ciel clair !
Le referendum d’initiative populaire retire à la classe politique la maîtrise de l’agenda politique et il fait que des questions gènantes sont parfois posées, et que des problèmes qu’on aurait préféré voir repoussés sous le tapis apparaissent tout à coup en pleine lumière !
La question d’une immigration incontrolée de populations musulmanes incapables de se plier aux lois et aux moeurs de leurs pays d’accueil est une question qu’on ne peut plus étouffer.
Peu importe finalement le résultat de la consultation en cours, l’affaire est trop grave et ressortira désormais au moindre incident, qui ne manquera pas de se produire.
Elle fait de la mousse tout autour : Elle insulte le Chef de l’Etat, convoque le Ministre de la Culture, et rameute tous les médias, compris Agoravox qui ne lui apportera pourtant que douze ou treize lecteurs supplémentaires. A tout casser.
Et alors, où est le problème ??
Dans quinze jours on ne parlera plus d’elle, elle aura disparu corps et biens dans l’océan de médiocrité de la littérature française contemporaine. Avec Bernard Dugué et Michel Villach.
Mais tout ceci n’a aucune importance, ce qui est amusant ce sont tous les apprentis-écrivains qui s’associent à sa campagne de pub pour pas un rond : Vous, moi.
Le débat sur l’identité française débouche naturellement sur la question des conditions d’acquisition de la nationalité française.
En ce sens Fouad a parfaitement raison.
Il y a trois façon d’acquérir la nationalité française :
- en naissant on acquiert la nationalité de ses parents (droit du sang), c’est la façon la plus naturelle, celle qui a toujours existé et qui pose le moins de questions. Sauf en cas de parents de nationalité différentes, mais en général on admet que l’on peut acquérir indifféremment la nationalité de son père, ou celle de sa mère.
- par naturalisation, la question est de savoir si cette naturalisation doit être automatique.
- en naissant sur le territoire, même si vos parents sont des étrangers, (droit du sol) et cette façon d’acquérir la nationalité est la plus problématique.
Pour schématiser la question on pourrait dire qu’un enfant né dans la zone de transit à l’aéroport de Roissy d’une mère Chinoise partie de Pekin pour aller en Angleterre, pourrait être français !
Ou qu’une touriste en vacances en France pourrait y donner naissance à un petit français !
De même qu’une immigrée clandestine en situation parfaitement illégale !
On voit bien que c’est cette dernière façon d’acquérir la nationalité qui pose le plus de problèmes.
Enfin il y a le problème des ressortissants de pays qui interdisent le renoncement à la nationalité acquise par droit du sang, donner en sus la nationalité française à ceux-là c’est fabriquer des double-nationaux.
Il faut souligner que la question de l’acquisition de la nationalité ne peut pas être indifférente aux citoyens, car ne pas donner la nationalité à n’importe qui c’est protéger les droits de ceux qui sont déja des citoyens. Que vaudrait un passeport que l’on distribuerait à tout le monde ?
Il est certain que ceux qui ont assouplie les conditions d’acquisition de la nationalité française dans les années 90, avaient des motivations qui mériteraient d’être expliquées.
Pourquoi voulaient-ils fabriquer des français à la pelle ?