Après des études en histoire médiévale à la Sorbonne, j’ai achevé mon cursus par un master ressources humaines et responsabilités sociale (IAE-Paris I).
Passionné par les bouleversements qui touchent nos sociétés, je suis fondateur avec deux associés de la société Vodeclic qui propose plus de 1000 vidéos-formations informatiques gratuites au grand public.
Je suis d’accord avec vous, on ne peut pas étudier un génocide en soit en oubliant le contexte (comme je vous l’avais déjà précisé). Le contexte ne doit pourtant pas prendre forcement le pas sur le sujet étudié. Sinon, on ne parle jamais des campagnes parce que l’on pas le temps de parler du système urbain... Je caricature mais à peine, la deuxième guerre mondiale étant souvent le prétexte pour ne pas étudier la destruction des juifs d’Europe. De plus contrairement à ce que vous dites la comparaison entre les génocides est utile (dans une deuxième temps, après avoir étudié une série de phénomène précis). En effet, elle permet de mieux saisir les constantes et les variantes du phénomène. Il ne s’agit pas d’oublier le contexte mais de permettre aux élèves de mieux comprendre les actions et les réactions des acteurs de ce phénomène. Comparer permet d’éviter des simplifications.
« 5- Enseigner de façon spécifique les génocides ? ils font partie de l’Histoire , les en extraire pour en faire des objets particuliers risqueraient de eut ôter leur sens, et de conduire à une incompréhension globale de l’histoire. »
Cela ne veut pas dire grand chose il me semble. Si tout objet d’étude historique n’est valable que dans une analyse globale alors aucune étude historique n’a de sens. Il est une chose de prôner comme moi qu’il faut faire et enseigner une histoire des génocides mais celà n’induit pas de ne pas étudier le contexte.
En ce qui concerne votre développement sur les génocides, j’adhère pleinement à votre définition par contre vous oubliez le génocide Khmer rouge qui répond aussi à vos critères
Le message plus jamais çà n’est évidemment pas contestable mais il ne sert à mon avis pas à grand chose. (le cambodge et le rwanda n’en sont-ils pas les meilleurs preuves ?)
Concernant le livre que vous me conseillez, je vais le lire
Je suis parfaitement d’accord avec vous (je vous invite à lire le premier article que j’ai publié sur agoravox voir note 1 de mon article).
Je ne demande pas un enseignement mémoriel mais historique. Celà non au nom du plus jamais çà (plein de bonnes intentions mais très crédule) mais parce que le génocide est à mon avis le meilleur révélateur de la diversité des réactions individuelles et de groupes dans nos sociétés. Comprendre les génocides c’est comprendre de manière directe un grand nombre de mécanismes de nos sociétés modernes.