Après des études en histoire médiévale à la Sorbonne, j’ai achevé mon cursus par un master ressources humaines et responsabilités sociale (IAE-Paris I).
Passionné par les bouleversements qui touchent nos sociétés, je suis fondateur avec deux associés de la société Vodeclic qui propose plus de 1000 vidéos-formations informatiques gratuites au grand public.
Je remets ma réponse après la votre pour plus de clarté
Lorsque vous dites « ’L’histoire le prouve et reprouve , et puisque vous parlez de la Shoah , ne vous etes vous jamais demandé comment des millions d’allemands ont pu adherer à une pareille boucherie ? Comment tout un peuple a pu suivre , même si il n’était pas totalement »informé« , comment même , cette stigmatisation des juifs a pu s’étendre et commencer à gagner les pays voisins dont le notre, à la maniere d’une maladie virale ? N’y a t il pas au jour d’aujourd’hui , d’autres réponses à trouver aux sempiternelles répetitions de l’histoire ? »
Ne pensez pas que je préconise une histoire événementielle. Je m’interroge souvent sur les problèmes que vous évoquez (des réponses se trouvent d’ailleurs dans la destruction des juifs d’Europe par Hildberg).
Sinon Je suis parfaitement d’accord avec vous. L’histoire n’a pas à être la seule matière à s’intéresser aux génocides (vous oubliez d’ailleurs la philosophie). Cependant il est difficile d’affirmer que l’échelle temporelle empêche la compréhension. En effet le risque d’une telle analyse est d’en oublier les faits.
Je finirai sur le fait qu’à mon avis l’histoire n’a pas vocation a empêché les futurs génocides (se serait très prétentieux) mais à essayer de dégager des éléments de compréhensions
C’est la raison pour laquelle, je parle de l’histoire des génocides et non l’histoire de la shoa. La compréhension des génocides ne peut se faire que par l’étude des différents événements qui ont eu lieu. Mais aussi essayer de définir si il s’agit réellement d’un génocide. Je ne défends pas la Corée du nord mais cette dernière ne pratique pas à ma connaissance une extermination systématique d’une partie de sa population. Parler de génocide dans ce contexte ne fait donc que diluer le concept
Cependant, il ne s’agit pas forcement d’un manque de réflexion. J’ai souvent donné des leçons d’informatique à des personnages agées et elles ont du mal à saisir les dangers du comparateur de prix.
Je pense que pour des publics non avertis au nouvelle technologie, il est nécessaire de réguler ou au moins d’informer les gens.
« A vrai dire, il semble déjà acquis les connaissances historiques sur la Shoah dès lors qu’on entre en fac d’Histoire. »
C’est un point sur lequel j’ai oublié de réagir. Je crois malheureusement que ce constat est trop optimiste. Oui les étudiants savent en général que des millions de juifs sont morts dans des camps de concentration. Mais combien connaissent les opérations mobiles de tuerie dans l’est ? Combien sont capables d’expliquer l’exclusion progressive des juifs de la société allemande et les raisons de cette exclusion ? Combien sont capables de comprendre la négociation tentée par les juifs (en grande partie) face aux nazis à cause de 1000 ans de négociation réussie pour vivre face aux chrétiens ?
Personnellement je n’ai appris à comprendre cela qu’en lisant nombreux historiens comme Hildberg