Il faut être de gauche pour croire qu’on peut décréter un sens à l’existence, ou plusieurs. Hors des sens unanimement partagés, il n’en existe aucun de viable.
Pour l’immense majorité des gens - tous ceux qui sont épargnés par l’onanisme cérébral -, le seul sens désormais de jouir le plus possible et tout de suite.
En fait, cette perte de sens - prévisible - lié au discrédit du sacré, signifie la fin d’une civilisation, la nôtre. Ce sera, in fine, l’ultime victime des aberrantes Lumières !
Pourquoi, M. Roman, ne dites-vous rien des élections législatives de mars 1973, perdues par Allende, aspirant dictateur marxiste, mis hors d’état de nuire au moment opportun ?
Parce que, voyez-vous, le Golpe a une toute autre signification, quand on sait que l’Unité populaire était désormais minoritaire dans le pays.
Je sais bien qu’à gauche la règle est de faire l’impasse sur ce « détail », mais j’attire votre attention sur le fait que la propagande « progressiste » ne dispose pas du monopole de l’expression, sur le web.
Castro a pris le pouvoir en renversant un dictateur, Pinochet a lui renversé un régime démocratique. LA plus grande victime de Pinochet est la (fragile) démocratie chilienne., écrit un certain écho.
En fait, la démocratie chilienne était tellement fragile qu’au moment du coup d’état (septembre 1973), l’« opposition » était majoritaire (59 % des voix lors des élections de mars 1973) dans les deux chambres et qu’Allende gouvernait contre elles par des décrets d’insistance que les élus n’auraient pu contrer qu’en disposant des deux tiers des sièges.
Si la démocratie était victime de quelqu’un, c’était du stalinien Allende, qui affirmait alors : « Si la révolution ne peut passer en souplesse, elle passera en force. »
Presque tout le monde sait cela, presque tout le monde - à gauche - fait semblant de l’ignorer parce que ça ne les arrange pas.
Au Chili même, des millions de personnes savent que Pinochet a évité au pays une dictature marxiste qui aurait fait des dizaines de milliers de morts...
C’est ça l’essentiel. Que des hyènes et des chacals s’efforcent de salir la mémoire du vieux général ne changera rien au cours de l’histoire.
Il a fait ce qu’il fallait au moment où il fallait le faire, alors laissons les unes et les autres japper et hurler, il ne leur reste que leurs cris pour noyer leur désespérance...
Ajoutons que le général Pinochet, le Chili sauvé, a quitté le pouvoir de son plein gré, après un référendum démocratique où il n’a recueilli le soutien que de 46 % des électeurs chiliens.
Cela signifie que les gens ont pu voter tout à fait librement, que le dépouillement a été honnête et que le « tyran » en a tiré les conclusions en s’en allant.
Tu parles d’un dictateur et d’une dictature... Hein dis, Echo ?
Le problème, pour Mme Royal, c’est de s’assurer un maximum de voix au sein de la communauté juive en perdant un minimum de voix au sein de la communauté musulmane. Et inversément
A partir de là, la « sincérité » de sa position est une pure vue de l’esprit. La politique en France n’est plus désormais qu’une addition de petits calculs mesquins tendant au succès électoral et à rien d’autre.
Le miracle, c’est qu’il y ait encore des naïfs pour légitimer cette comédie au moyen d’un bulletin de vote. Cela dit, il est intéressant d’observer les vicissitudes d’un pays où la démocratie a atteint sa pleine capacité de nuisance :
- radicalisation des discours, division de l’opinion en deux blocs irréconciliables de force équivalente, dictature larvée du politiquement correct, paralysie renouvelée à l’approche des échéances électorales, discontinuité permanente imputables aux alternances... Le tout sur fond de poudrière multiethnique.
P.S. - Ce commentaire, qui sera peut-être condamné parce que non-constructif, est pourtant conforme à la réalité française de notre temps. Je comprends qu’elle puisse gêner ceux qui croient encore aux « valeurs » de la République.