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Georges Yang

Le plaisir d'énerver les autres est une satisfaction sans borne !
Rien ni personne n'est respectable a priori
Citoyen français vivant de moins en moins en France.
Entre Nairobi Kampala et Paris, mais me tenant au courant de l'actualité !
Médecin vivant dans le monde arabe et en Afrique centrale et de l'est depuis 1976, actuellement le plus souvent à Kampala.
Iconoclaste aimant la peinture, l'art, la Littérature et la controverse, attaché à la défense des libertés individuelles, adepte de Nietszche, Machiavel et Jean-Marc Reiser.
Esprit libre, provocateur ironique et cynique dans le sens de Diogène, nostalgique de la liberté individuelle de plus en plus bafouée de nos jours. Hostile à toute pensée commune , car penser en commun n'est pas penser.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 24/05/2007
  • Modérateur depuis le 11/06/2007
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Derniers commentaires



  • Georges Yang 31 mars 2010 18:01

    Il ne faut pas vous méprendre , j’adore Paris, mais je ne recherche pas la ville musée, mais la ville festive qui hélas a tendance à disparaitre
    Quant à la saleté, elle est toute relative, mais je n’aimerais pas vivre dans une ville où il n’y aurait pas le moindre papier gras ou mégot au sol, de poubelles qui débordent, la disparition des taudis est salutaire pour ceux qui y vivaient, mais le côté interlope de certains quartiers avait du bon, j’aime bien Chateau Rouge, la Goutte d’or, la Butte aux Cailles bien plus intéressants que l’Oberkampf des branchés d’aujourd’hui ou le Pigalle pour touristes et provinciaux
    Les bobos qui s’insurgent contre le tapage nocturne, contre les terrasses ouvertes la nuit, sont les mêmes qui se veulent de gauche, mais refusent un centre pour toxicomanes dans leur rue et qui équipent leur cour privée de digicodes

    Alors, c’est certain que votre Japonaise n’était pas préparé à l’indifférence, à l’impolitesse de certains, à l’incivisme viscéral des Parisiens, mais la ville a encore de l’attrait, même si elle devient de plus en plus consensuelle. Et puis, elle a du aussi rencontrer des abrutis, car il y en a aussi à Paris , comme ailleurs
    Paris demande à une certaine adaptation à sa rudesse apparente, passé le premier obstacle, une étranger peut très bien s’y plaire à condition de tout oublier ce qu’il a entendu ou lu avant d’y arriver



  • Georges Yang 31 mars 2010 16:09

    Un de mes meilleurs amis est Américain, il parle parfaitement français, adore Paris, mais il considère que la plus part des Américains qui viennent en France se comportent comme des cons qui parlent trop fort dans le métro ( ce que j’ai aussi constaté)
    Quand aux immigrés, je n’ai pas dit qu’ils étaient bien accueillis, mais qu’ils s’adaptent bien plus rapidement à la ville que les bourgeois étrangers qui souvent rêvent d’un Paris qui n’existent pas ou n’existe plus

    Je suis né à Paris, y vit de moins en moins , mais j’en reconnait le charme et la difficulté d’y vivre



  • Georges Yang 31 mars 2010 15:13

    Article érudit et très intéressant, cependant je me permettrai un bémol
    L’arabe parlé dans les cités n’a rien à voir avec celui des chaines de télévision ou des feuilletons égyptiens et si tous les arabophones disent qu’il n’y a qu’une langue arabe, ils devraient reconnaitre que cette langue abâtardie de l’immigration est avant tout due à une acculturation de classes sociales ne maitrisant ni le français ni l’arabe

    Vous n’abordez pas non plus l’apprentissage de l’arabe par les écoles coraniques qui n’a rien à voir avec celui des rares lycées laics qui l’enseigne ni avec l’arabe à l’université.
    Quant à l’opposition avec le français, les deux langues devraient être complémentaires et non concurrentes en particulier face à l’hégémonie de l’anglais (anglais véhiculaire sabir, loin de l’anglais littérraire)



  • Georges Yang 31 mars 2010 14:49

    Le Paris de la Bohême de Charles Aznavour n’existe que dans les dépliants touristiques, vous avez raison, avant de s’expatrier, il faut s’informer de l’endroit où l’on va vivre
    Quant aux Japonais, il en existe heureusement un petit nombre qui a compris la ville, mais ce sont déjà des esprits libres et anticonformistes
    Fujita fréquentait et peignait les bistro parisien et Kitano, le déjanté serait surement très à l’aise à Paris



  • Georges Yang 31 mars 2010 14:42

    Vous décrivez un choc culturel survenant chez une jeune bourgeoise japonaise, mal préparée à la dureté apparente de Paris, mais à un degré moindre, le malaise est ressenti aussi par d’autres étrangers nantis. Les Américains, à de rares exceptions sont aussi perdus, mais s’en tirent par leur arrogance , leur inculture et leur complexe de supériorité. Ce qui est étonnant, c’est que les étrangers peu cultivés, ceux qui viennent des basses classes sociales et les clandestins s’adaptent beaucoup plus vite et certains arrivent même à vivre mieux à Paris que chez eux. Paris n’est pas une ville pour midinette, c’est une ville dure, intolérante, pressée, indifférente, mais aussi passionnante et paradoxale. La crasse en fait son charme et pisser dans la rue peut choquer une japonaise ou un américain, mais pas un Parisien.
    Paris se mérite malgré tous ses défauts, mais il faut reconnaitre que depuis une bonne dizaine d’années, le côté festif a disparu, ville de spéculation immobilière, il ne reste que des gens aisé tristounets, des bobos consensuels qui prennent des brunchs et des tomates à la mozzarella sur du pain Poilane , quelques vieux en loyer 48 et des ghettos d’immigrés
    Le Parisien râleur, goilleur, pas très propre a tendance à disparaitre et Paris oscille désormais entre Zurich et la Courneuve

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