Vous avez parfaitement raison, tant sur le fait qu’on ne peut pas savoir se qui se passe dans la tête des victimes. D’où mon énervement lorsque certains ont l’outrecuidance de se substituer à elles pour parler à leur place.
Mais quel que soit leur traumatisme, qui comme vous le dite est immense et - malheureusement - parfois irreversible, je maintiens mon propos : déclarer l’agresseur irresponsable pénalement ne devrait aucunement concerner la victime.
J’écris « devrait » parce que je suis bien conscient de l’incompréhension que peut susciter un tel prononcé. Charge au juge et à l’avocat de la victime de montrer de suffisamment de pédagogie pour expliquer que ce n’est pas une négation de l’agression subie.
J’imagine une victime de viol qui passe en ces lieux et qui lit sous votre plume que sa vie est « foutue en l’air ». En sus de toutes les horreurs qu’elle a vécu vous lui rajoutez le poids de savoir qu’il n’y a aucun espoir qu’elle se reconstruise. Autant qu’elle se tire une balle, quoi...
J’ai une bonne nouvelle pour ce lecteur imaginaire : vous avez tort. La plupart de ces victimes arrivent, avec le temps et de l’aide, à se reconstruire. C’est inimaginablement (par nouzautres les épargnés) douloureux, long, et ça ne marche malheureusement pas toujours. Mais il y a de l’espoir de vivre un jour une vie normale, y compris sentimentale et sexuelle.
Je sais que l’outrance dans le propos est quasiment obligatoire sur Avox. Il ne faudrait pas que ce travers nuisent trop à la pertinence d’iceux et vous fasse dire ce que vous ne voulez pas dire.
Même si votre mise en page m’hérisse le poil de la rétine, je me joins à vos remerciements pour ce témoignage de première main venant d’un univers, par définition, clos.
Quant aux réactions négatives, je crains que vous ne vous heurtiez à ce que Badinter appelait la « Loi d’Airain », qui est qu’il y aura toujours une forte réaction de rejet du fait que des prisonniers puissent vivre dans des conditions parfois plus décentes que des citoyens libres.
Merci bien de prendre la peine d’inviter les gens à lire mes interventions, ça fait toujours plaisir.
Le plaisir est même accentué par le fait que vous ne pouvez me sortir aucun argument rationnel sur aucun des points que je soulève. Tout juste un risible procès en diabolisation (facho-bolchévique nazi, supporter de l’autre allumé en Syrie. Méoué...) qui aurait ruiné, si vous en aviez, votre crédibilité.
Désolé alors de vous reposer cette question ignominieuse et infamante, mais pour "déceler et neutraliser ceux de ses membres étant capables
de souiller, violer et tuer un enfant", dans la pratique, on fait comment ? Je sais que je bouscule les plus extrême limites de la décence, mais je rappelle que les boules de cristal sont dans la réalité un moyen douteux d’arriver à cette fin.