Rouxel, il y a une infinité de manières de rester humain sans devenir comme ça. Je suis très fier de n’avoir jamais eu besoin de porter un costard cravate. Et j’ai pourtant fait des métiers tellement passionnants et tellement humains et tellement enrichissants humainement.
Rester humain cela ne veut pas dire le cliché se mettre en recul de la société en ressassant les vieux clichés à courtes vues des philosophies alternatives. Il y a tellement d’autres solutions.
Pourquoi toujours réagir en ne pensant que OU entre deux solutions. Le Et et le autrement existent aussi.
Je sais très bien que c’est l’âge du Etre ou ne pas Etre, du je rentre dans le rang ou je reste debout, etc. Mais la solution ne se limite pas à ce choix binaire et à se mettre à l’écart et à vouloir saboter ce qui existe et ce qu’on ne comprend pas. Le gag c’est que lorsqu’ils arrivent à un certain âge ils reconstruisent souvent sans s’en rendre compte ce qu’ils ont détruit à 15 / 20 ans.
A cet âge là je n’ai pas détruit, j’ai pris ce qui existait déjà et j’en ai fait quelque chose de meilleur et de différent. Il y avait des potentiels fascinants alors au lieu de les détruire j’en ai fait autre chose. Les casse cous me méprisaient parce que je ne faisais pas le con en me cassant régulièrement tous les os en ulm qui en était à ses débuts à l’époque. Au lieu de ça, méthodiquement et petit à petit, j’ai fait partie de ceux qui inventaient la voltige en planeur, les premiers logiciels pour la météo et le vol à voile, essayer les nouveaux planeurs avec leurs nouvelles technologie et quand même se faire des frayeurs avec des engins mal foutus, etc. Sans faire le fou, sans risquer de me tuer à chaque vol. Et mes successeurs s’en servent encore. Malgré à l’époque mon genre Pink Floyd, cheveux longs, barbe, et vétu seulement d’un blue jeans moulant. Surtout ne pas devenir un costard cravate !
Sans éprouver le besoin de tout saccager je suis resté plus humain que les artistes alternatifs et les rebelles de squatts et de boites de nuits. Les solutions existent il suffit d’ouvrir les yeux et d’être un tout petit peu logique.
J’ai pris mon pied infiniment plus souvent et plus fort que ceux qui ont besoin de s’avaler des chimies de merde qui détruisent les neurones.
Etre jeune et rebelle ne signifie pas risquer sa vie à chaque instant, cela signifie faire et découvrir des tas de choses fascinantes.
Des ados attardés rebelles comme on se le doit parait il à cet âge.
Des étudiants et des artistes réfractaires à la société et bien entendu à tout ce qui est scientifique (chez les artistes, le cliché débile scientifique = bombe atomique apprentis sorcier) donc n’ayant pas la moindre formation en physique chimie.
Une nana à épater alors on se la joue au plus burné et on joue à des jeux dangereux avec des produits chimiques.
Pour finir de déconnecter le la réalité un peu de pétards et autres produits douteux à fumer ou à s’injecter.
On est jeune alors on est surtout pas froussard planqué comme les vieux schnoques de parents dans les bureaux trop bien intégrés à une société de vioques. Alors on joue aux cons.
Artistes / étudiants qui se mettent en marge de cette société de vieux schnoques. On est jeune alors on est des rebelles, c’est normal.
Des artistes réfractaires à tout ce qui est scientifique, donc connaissances en physique chimie totalement nulles. Mais forcement à cet âge là et dans ces milieux là on est plus fort, plus malin et on sait tout mieux que tout le monde.
Forcement des joints ou pire qui circulent et déconnectent encore plus de la réalité.
Une nana à épater alors on joue au gros malin à grosses burnes avec des produits qu’on ne connait pas.
Et boum.
Tous ces gros malins qui se prennent pour Rambo dès qu’on leur met une arme ou de quoi tout faire sauter dans les mains.
On est trop crevé pour sortir, pour aller les voir.
Quand on nous invite on doit se planquer pour prendre ses médicaments, se faire sa petite piqure de glycémie, sa piqure d’insuline, parce que ça fait malade, ça fait dépressif, ça impressionne, ça gâche l’ambiance et pas devant les enfants non plus.
Et on ne vous invite plus parce que vous ne rigolez plus comme avant parce que vous restez dans votre coin, trop crevé pour dire quoi que ce soit.