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Il n’y a rien de pire que des gestionnaires à la tête d’un hôpital, technocrates, ils ignorent tout du fonctionnement d’un service médical et prennent les pires décisions.
Supprimer le self pour le personnel ça ne le pose aucun problème. Que leurs agents n’aient pas le temps et les moyens de se restaurer le midi, du moment qu’ils rabiotent sur le budget.
Faire tourner les gens au nombre des effectifs minimum de sécurité, c’est à dire au nombre minimum qu’exige la sécurité d’un service en cas de grève ou problème de transport, 365 jour sur 365, ils trouvent cela tellement commode.
C’est sur ces chiffres là qu’ils fonctionnent pour justifier que le personnel n’est pas en sous effectif et suffisant.
Des cadres de services qui mettent présents sur la planning des agents qu’ils savent parfaitement bien être en arrêt maladie, en congé maternité ou en formation, mais où est le problème puisqu’ils rendent ainsi au service du personnel un effectif complet présent alors que sur 16 aides soigantes normalement présentes il en manque 4 !!!
Et après on s’étonne de la fatigue qui provoque problèmes de santé et arrêts de travail, infarctus et dépressions, déchirements musculaires et hernies discales. Mais comme l’administration rechigne à les faire passer en maladies professionnelle, c’est autant d’argent économisé.
Faire travailler jusqu’à plus de 60 ans des agents cardiaques ou avec un cancer en services de soins, mais ils ne voient pas le problème.
Diminuer d’année en année le budget du personnel intérimaire au point que les embauches d’infirmières intérimaires de remplacement soient impossibles dès le milieu de l’année, ils sont contents cela leur évite des dépenses et y voient une amélioration du fonctionnement de l’hôpital puisque l’on demande moins d’intérimaires.
C’est ça leur raisonnement aux gestionnaires.
Faire des économies sur le personnel, sur le matériel de soins, sur les marchés de nourriture pour les patients, mais embauchant des dieteticiennes par régiments pour justifier de rations "au plus juste", ça ils comprennent. Mais faire des économies sur des projets purement de prestige et politiques, cela ne risque pas d’être leur priorité.
Dépenser en brochures, en articles de journaux où seuls le clinquant et les vernis sont montrés, sponsoriser des troupes d’artistes, des sculpteurs qui exposent dans l’hôpital et se faire photographier par des journalistes avec le message clair : vous voyez bien que l’hôpital est vivant et qu’il s’y passe des choses. Ne comprennant pas qu’en agissant ainsi en hauts lieux ils se disent "alors comme ça il peuvent faire ce genre de conneries, et bien on va encore faire des économies sur cet hôpital et hop du personnel en moins !"
Les directeurs sont notés eux aussi au résultat. Et le resultat qu’on leur demande est de dépenser le moins possible du budget. Plus ils ont d’excédents de budgets sur une année comptable qui ne sera pas réintegrée dans le budget de l’année suivante, mieux ils sont vus et plus vite ils changent de catégorie pour monter plus haut.
Un gestionnaire qui veut se mêler de réorganiser les services de soins ?
Mais comment peut on réorganiser quelque chose quand déjà on est largement en sous effectif ?
Comment peut on s’imaginer pouvoir organiser, planifier, gérer les surprises quotidiennes, les dizaines d’imprévus quotidiens : les patients de gériatrie qui fuguent, celui qui arrache sa perfusion ou sa sonde 10 fois par jour, qui décide qu’aujourd’hui il n’ira pas à sa séance de kiné parce qu’il est trop fatigué reportant ainsi ses séances et rallongeant d’autant son hospitalisation donc libérant un lit plus tard, qui décident malgré les traitements de faire leur petite crise de ceci ou cela qui demande du personnel pour sa sécurité alors qu’il y a 25 autres patients dont on doit aussi s’occuper ?
S’imaginer pouvoir réglementer ce genre d’évennements, les standardiser, les organiser est du pure délire de pauvre fou utopiste qui ne vit pas sur Terre.
On nous réorganise en pools d’hôpitaux, en regroupements.
Alors des services informatiques des petits hôpitaux se retrouvent rattachés à ceux des gros, les agents déjà en sous effectifs et ayant abandonné depuis longtemps de pouvoir assurer toutes les interventions ; obligés de détacher 80 % leurs activité à l’autre hôpital. Perdant du temps en transport de surplus, temps qui ne sera pas effectué à réparer le matériel.
Décision de gestionnaire !!!!
Décisions prises par des fonctionnaires eux mêmes, occupés avec zèle à appliquer les ordres du gouvernement, détruisant consciencieusement leur propre administration.
Ce n’est pas depuis Sarkozy cette situation, mais Chirac a bien lancé le système. Cela fait 10 ans qu’on ne remplace qu’une infirmière sur 2 ou sur 3 selon les directives ministérielles du moment.
Cette inconsciente utopiste de Aubry qui nous plante le couteau dans le dos avec ses 35 heures. Avant les 35 heures les plannings étaient simples, on savait 2 ans à l’avance qui travaillait tel jour à tel horaire.
Pas de stress de ce coté là.
Hors depuis les 35 heures c’est un tel casse tête ingérable au jour le jour que même avec des logiciels c’est ingérable. D’un jour à l’autre, d’une heure à l’autre on ne sait pas où on va travailler. Impossible de suivre l’évolution de son patient, de faire sa plannification de soins jusqu’à sa guérison et sa sortie.
Même en pleine journée une cadre arrive pour nous demander d’aller dans tel service parce que telle collègue n’a pas pu venir, est en rtt, en maladie, etc.
Un gestionnaire qui s’imagine pouvoir trouver des sollutions pour organiser ça a surtout besoin d’un bon psychiatre !
Tout le personnel soignant est conscient de cette situation et de plus en plus s’organisent un départ en retraite avancé ou une reconversion.
De plus en plus vont travailler à l’étranger ou changent de métier.
Cela fait une bonne dizaine d’années que tout est à l’évidence fait pour détuire l’hôpital public à tous les niveaux, des services informatiques aux services de soins, en passant par les restaurants du personnels et bibiolthèques médicales.
Tout est consciencieusement détruit, brique par brique, afin d’ouvrir une voie royale pour le privé, avec son personnel contractuel plus préoccupé par son salaire, sa carrière, ses contrats, que par le suivi des soins.
Tout le monde le sait et en parle, mais en haut lieu qu’est ce qu’ils s’en foutent.
Il y a 10 ans on nous a donné à saisir quotidiennement des documents : les siips. Nous devions à chaque acte, que ce soit relationnel, de soin, d’hygiene ou de confort, noter le niveau de dépendance du patient, le temps passé à chaque acte en minutes, par combien d’agents, etc.
Données qui ont servi à coder chaque acte, résultat on nous demande de faire telle toillette au lit en tant de minutes, un petit déjeuner en tant de minutes, une piqure en tant de temps, une pose de perf idem.
Impossible bien évidemment, chaque patient étant totalement différent.
Et de se baser sur des soins codifiés à l’acte et à la durée pour gérer l’hôpital.
Décision de pur dément !
Surya, vous auriez vous même passé des années à jouer même à Doom, Duke Nuken ou Half Life, vous ne parleriez pas comme ça.
Les jeux vidéos ne rendent pas violent.
Ils exacerbent la violence chez les gens qui sont déjà violents naturellement.
Ils permettent aux autres de libérer leurs instincts sur des personnages virtuels au lieu de taper sur leur patron.
Moi même quelques fois en rentrant du travail bien énervé, une bonne séance de Half Life, et une heure après, c’est calme et serein que j’ai terminé ma soirée.
Quant aux quelques personnes qui ne font pas la différence entre la réalité et la virtualité du jeu, ils sont rares et vite dépistés par des psychiatres.
Les qualités bénéfiques que j’ai relevées à force d’y jouer : développer un sens de l’orientation d’une rare efficacité à force de mémoriser des trajets dans des lieux d’une complexité incroyable. Et developper des réflexes certains qui sont bien utiles dans certaines circonstances d’urgence dans la vraie vie.
Sens de l’orientation qui m’a souvent permis de m’y retrouver sans plan dans des endroits, disons, très rustiques et paumés là où d’autres essayaient de s’y retrouver avec leur gps, pour l’anecdote.
Tout à fait Yvance, le télétravail est encore considéré comme une charge, une contrainte pour handicapés.
Ils sont encore méfiants et y voient plus une occasion pour certains de flemarder à la maison.
Il faut une véritable campagne pour se battre contre les idées préconçues.
Combien de gens aveugles, en fauteuil ou tetraplegiques à la maison pourraient assurer une compétence certaine par le télétravail comme la rédaction de documents, la traduction, la correction ortographique ou grammaticale, sans parler des vidéo conférences.
Je suis en train de me battre pour que mon administration achète un logiciel et du matériel pour mal voyants, car nous avons des mal voyants qui ont de graves problèmes pour utiliser un clavier et voir l’écran.
Mais c’est lourd, lourd, lourd.
Le logiciel ne fait pas partie du groupement d’achats, alors on ne commande pas.
Et il faut passer par des commissions, par le médecin du travail, par la drh qui est une jeune obtuse.
Le télétravail dans l’administration, ce n’est pas gagné.
Avec les problèmes de santé et mon temps de transport, j’ai proposé le télétravail à mon hôpital.
La réponse a été un non catégorique en argumentant le fait que les données et documents professionnels ne devaient en aucun cas sortir de l’hôpital, risque de confidentialité, que quelqu’un se serve de mes données sur mon ordinateur et s’en serve mal intentionnellement ; qu’on ne pourrait pas vérifier mes horaires ; que sortir voir du monde fait le plus grand bien.
Et j’en oublie.
Je retiens surtout un manque total d’ouverture d’esprit, une incapacité à s’adapter à une nouvelle sollution possible.
Le télétravail permet d’économiser des charges et achats de lieux de travail, de bureaux, ainsi l’entreprise et l’administration font une économie plus que certaine.
Il permet moins de monde dans les transports, donc moins de pollution, de fatigue, d’embouteillages, de retards, d’arrets de travail, etc.
Créer un profil informatique à l’agent pour que par Internet il ait accès directement aux documents et logiciels professionnels sur le serveur de l’entreprise, (donc innaccessibles par des proches mal intentionnés) avec compteur chronologique est très facile techniquement, mais c’est la volonté qui manque.
Hors, curieusement, c’est fait pour les médecins qui le demandent, mais on le refuse aux agents ayant des problèmes de santé.
Hors, paradoxalement, on a la possibilité d’avoir accès aux postes de tout l’hôpital à partir de sa propre session. En interne c’est accepté, mais pas en externe, sauf pour les médecins.
De là à penser qu’on considère, inconsciemment ou non, un agent administratif comme moins "fiable" qu’un médecin, jugement de valeur qui théoriquement est interdit dans les hôpitaux.
Si cela est instauré à l’hôpital, ce sont encore les cadres qui vont en bénéficier, mais les agents malades devront quand même s’épuiser dans les transports.
Autant je suis d’accord sur Attali, cet enfonceur de portes ouvertes qui ne fait que nous expliquer ce que nous vivons en ce moment et qui n’a de futurologue que son bagout et ce que lui racontent ses pseudos spécialistes de son entourage.
Mais si l’histoire de l’aviation c’est ce que vous en décrivez sur votre lien, alors passez votre chemin.
Non le stato réacteur n’en est pas resté à l’état de prototype. Utilisé depuis le Griffon et les Leduc dans les années 1950, au Concorde dans son moteur Olympus, en passant par les missiles de croisière ou longue portée air air.
Si vous connaissiez vraiment l’histoire de l’aviation, vous sauriez qu’elle n’est faite que de pionniers, aussi bien aviateurs qui défrichent des domaines inconnus pour la sécurité des passagers, que d’ingénieurs qui inventent des systèmes, des moteurs, des matériaux, des ailes nouvelles pour aller plus haut, plus vite, plus loin, jusque dans l’espace.
Vous oubliez le principal, ce n’est pas l’aviation qui manque à ses promesses de furutologies, mais les politiques et les utilisateurs.
Typique en France. Donnez leur un avion de tourisme en matériaux composites dans les années 70, les Wassmer pour ne pas les citer, et le pilote club lambda préférera se contenter aujourd’hui encore de Robin avec sa technologie bois et toile qui date d’un siècle.
Mais la réalité les ratrappe. Le groupe Robin Cap Mudry vient de couler, par pur entêtement à construire des avions avec une technologie d’il y a un siècle.
Donnez au gouvernement des prototypes comme le Super Mirage 4000 qui dans tous les domaines était supérieur au F15 à l’époque, et comme à son habitude notre armée d’enarques répondra à Dassault : "Trop cher mon fils".
Ainsi il en est de tous les prototypes, du Trident au Mirage F2. Ainsi le "spécialiste" d’en conclure que ces prototypes ne sont pas si performants que ça, syndrome de dénigrement franco français courant et typique.
Le Concorde avait des dizaines de commandes de pays qui allaient de la Norvège à l’Inde en passant par l’Iran. Mais le chroniqueur futurologue d’oublier que sans l’intervention des américains durant un certain salon du Bourget, toutes ces commandes n’auraient pas été anulées et le Concorde aurait eu un vrai succès commercial, et par conséquent n’aurait pas couté si cher.
Mais le futurologue de salon d’oublier cet épisode et de qualifier le Concorde de faillite.
Ca les arrange tellement bien pour ne pas avoir le courage de remettre leus connaissances à jour afin de pouvoir continuer à cracher leur venin de mauvais esprit.
L’utilisateur lambda aussi, c’est quelque chose.
Donnez leur l’ordinateur et la souris, ils mettront 20 ans avant de commencer à le maitriser.
Donnez leur des pc avec un langage de programmation gratuit capable de concevoir des logiciels d’astronomie aussi bien que des logiciels de comptabilité ou d’intelligence artificielle de base.
Ils en feront des jeux et des gadgets pour imprimer des étiquettes de bouteilles de pinard.
Au moment de la sortie des premiers lecteurs de cd rom pour ordinateur, il y avait les premiers disques magnéto optiques. Le but était de remplacer les pauvres petites disquettes de 1,44 mo.
Hors, le lecteur de cd rom de l’époque était incapable de graver, c’est à dire d’enregistrer.
Il lui fallait installer des drivers spécifiques.
Il lui devait être connecté à une carte son car il n’était pas au format ide à l’époque malgré le format de sa nappe de connection.
Il avait un format fiché de 640 mo, impossible d’aller au delà.
Mais le magnéto optique n’avait rien de ces défauts, il était ide, il suffisait de le connecter sur les nappes ide des disques dur et c’était gagné. De plus il permettait d’enregistrer aussi bien que sur disque dur ou disquette.
Et oui, vous le savez, parce que dans les médias on leur a fait miroiter le joli cd rom brillant, ils se sont tous précipités sur cette chose de cd rom.
Nous étions un certains nombre à l’époque à être sidérés de ce choix, tellement l’option du magnéto optique était la sollution parfaite.
Et le futurologue analyste des technologies d’en tirer des conclusions sur cette technologie qui ne tient pas ses promesses.
Je le vois au quotidien, le touchpad on me dit que ça ne marche pas alors qu’en fait l’utilisateur a tout simplement la flemme de s’y mettre.
Les technologies prévues par les anciens futurologues sont là, mais c’est l’utilisateur qui décide de son devenir.
Ce sont les médias, par la voix de journalistes spécialisés à la Bonaldi (qui avoue lui même que ce sont ses copains qui doivent lui installer son propre ordinateur à la maison), par les plumes de journalistes de revues informatiques sortis du collège, par les articles de mensuels scientifiques qui se tirent la bourre commerciale à coups de titres et articles à sensations qui décident du devenir d’une nouvelle technologie.
On a des systèmes d’exploitations et des langages de programmation qui permettent de créer des logiciels mdi, multi display, multi fenetres, qui permettent l’exploitation sans restriction de la souris, du copier coller, du glisser déposé, etc.
Mais comment sont les logiciels "professionnels" qu’on vous installe ?
Tous en sdi, simple display, mono écrans, plein écran avec encore des menus déroulants, tout comme au temps du ms.dos !
Demandés par qui ? Par l’utilisateur lui même lorsque les programmeurs viennent demander aux futurs utilisateurs les détails du logiciel afin d’en dresser le cahier des charges.
C’est du vécu.
Les exemples sont infinis. L’histoire de l’informatique et de l’aviation regorgent de ces exemples.
Donnez leur des planeurs ultra modernes avec des nouvelles ailes en carbonne, etc, un temps magnifique, ils n’ont que 100 mètres à pieds à faire pour se bréler dans le cockpit, mais non, ils préfèrent se bronzer au soleil et organiser des tournois de ping pong.
Et après ils expliqueront que "bof le vol à voile on se fait chier".
Alors avec des réactions comme ça, quelle image se donne t’ils des nouvelles technologies ?
"C’est nul, c’est pas terrible."
Donnez aux pilotes de ligne les nouveaux A320 à commandes de vol électriques, affichages par écrans.
Et c’est la série de catastrophes. Et ils prétextent que l’affichage n’est pas au point, qu’ils confondent vitesse verticale(variomètre) et altimètre alors qu’avec ce même affichage les pilotes de Mirage 2000 et les pilotes d’essais n’ont pas le moindre problème. Et en apparté entre nous, ils nous disent qu’en réalité ils refusent que ce soit un ordinateur qui leur dise ce qu’il faut faire et qui fixe lui même les limites de manoeuvres et de domaines de vol. Et il leur faut des procès qui durent 20 ans pour se prendre au visage ce que n’importe quel pilote sait : que que ce soit dans un planeur à commandes classiques ou dans un A320 à commandes gérées par informatique piloter c’est toujours piloter.
Et des articles théorisant catastrophisants sur la sécurité aérienne, tout à fait du genre des futurologues qui se trompent.
Ce n’est pas la technologie et les scientiques qui se plantent, mais l’utilisateur et ce qu’en analysent les journalistes, amplifiant le catastrophisme dénigrant dont se repais le bon peuple et son soi disant bon sens.
Le syndrome bien français : critiquer et en tirer des conclusions dénigrantes. Vous ne faites pas ça, vous n’êtes pas écouté ni integré dans un groupe.
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