Vous savez, il y a des gens qui font bien mieux que nos athlètes des JO sans dopage, avec juste un peu d’entrainement et une physiologie naturellement hors norme et qui n’en ont rien à foutre de courir après une médaille. Qui ont autre chose à foutre dans la vie que de se prendre la tête à des compétitions.
Beaucoup d’ergothérapeutes, de psychologues, de psychomotriciens utilisent déjà des méthodes de ce genres, conçues par eux mêmes bien souvent.
Souvent des patients trouvent eux mêmes leur thérapie, en se remettant au violon de leur jeunesse ou à la pétanque. Souvant point besoin de mettre en branle toute une équipe de spécialistes. Leur remettre le pied dans leurs anciennes activitées préférées est la meilleure des thérapies.
En toute discrétion.
En concertation avec l’équipe soignante, les neurologues, les gériatres.
A l’étape suivante il y a des médicaments, qui, selon les patients, font peu ou beaucoup d’effet, avec effets secondaires ou pas d’effets secondaires, chaque patient réagissant différement pour un même médicament.
Il est fou de vouloir généraliser.
Mais les médicaments et l’hôspitalisation ne sont qu’une béquille. En réalité c’est le patient lui même qui décide de se remettrer sur pied, de lutter contrer la maladie ou pas.
Des patients luttent jusqu’au bout, d’autres se laissent partir sans la moindre volonté, choqués, traumatisés par le comportement de leurs familles, tombant en grave dépresssion, malgré les médicaments, les psychologues, les psychomotriciennes, les activités, etc. Ils se laissent "chuter", à un tel point que même les médicaments et l’alimentation par sonde ne servent à rien.
Refusant de lutter alors que son état aurait pu s’améliorer jusqu’à un possible retour au domicile en un mois ou deux.
Ces familles qui, dans la chambre du patient, le croyant débile et incapable de comprendre la moindre discussion parce que "sénile", "grabataire", ou même simplement tétraplégique, s’imaginent pouvoir parler de leurs petites affaires devant leur mère, leur père qui, malgré sa soi disant sénilité réalise qu’il a une famille qui complote son héritage devant lui, tranquillement, cyniquement.
Daignant de temps en temps leur parler infantilisant : "Elle était bonne la soupe hein mémé ? " La pire des erreurs à ne pas faire. Leurs propres enfants qui parlent à leurs parents comme à des enfants attardés. La patiente malgré son Alzheimer qui s’en rend comte évidemment, et la famille de ne pas comprendre pourquoi elle ne leur parle plus. Donc de s’imaginer des histoires de perte de facultés cognitives...
Organisent même ses funérailles devant le patient qui n’est qu’aparamment inconscient.
Etat de choc de la patiente qui découvre le vrai visage de ses enfants et petits enfants.
Dépression de la patiente.
Malgré les médicaments et toutes les thérapies possibles refuse de lutter et décide de se laisser glisser vers la fin. Perte de poids, infections, et toute la suite logique.
Et les familles de nous dire "On vous l’avait bien dit qu’elle était incurable".