Les dégâts faits dans l’enfance sont irrémédiables. On peut trouver des stratégies pour les contourner avec énormément de temps, mais au final c’est même le corps qui est atteint, plus de fragilités aux maladies, etc.
Quand pendant toute l’enfance et jusqu’à plus de 20 ans personne ne vous a donné la moindre marque d’affection, fait le moindre compliment, ne vous a jamais montré qu’on avait besoin de vous et qu’on manquait, qu’on ne vous a jamais dit quoi que ce soit de gentil, mais c’est toute votre vie que votre cerveau est programmé en profondeur pour ne pas pouvoir imaginer une seule seconde que vous puissiez être apprécié par qui que ce soit.
Quand jamais à la réussite d’un examen on ne vous a montré le moindre intérêt, alors le cerveau se forge définitivement l’idée que vous ne servez à rien et que rien de ce que vous faites ne peut intéresser qui que ce soit.
Coup de massue final de destruction du cerveau quand on vous annonce « de toute manière t’étais pas voulu on a fait avec ». Alors là définitivement le cerveau se grave en profondeur dans l’idée que vous ne servez à rien sur cette planète.
Et c’est irrémédiable. Une psychothérapie et des médicaments n’y font rien.
Quelqu’un qui vous aime on ne le voit pas et quand on vous le dit on ne peut pas y croire, on ne l’imagine même pas, et c’est trop tard. Et on a pas appris à y faire face.
Le corps même est atteint et est plus fragile à toutes les maladies.
On a beau le savoir, le découvrir avec le temps qui passe, mais le mal est fait, si profondément que l’on ne peut plus se changer.
Même quand au bout de 20 ans de carrière on est très bien noté avec des 18/20, c’est trop tard, le mal est fait, cela ne fait plus rien tellement on est programmé pour être sans interet.
Henri Joel, les dégâts neurologiques causés par la carence affective sont trop profonds, trop graves et trop importants pour être réparés par vos méthodes.
Ca peut aider dans certaines situations simples, c’est tout, mais en aucun cas ne peuvent réparer les dégats physiologiques du cerveau.