Vous remarquerez que mon commentaire qui commence par « Eh oui » a été plussé, tandis que les vôtres qui récusent la vision « bisounours » ont été moinsé.
Pourtant nous affirmons la même chose... Bien la preuve de l’état pitoyable de certains lecteurs : je vote et ensuite de cherche à savoir de quoi ça parle...
Un bon point pour l’article, c’est la première fois qu’un article pro-palestinien reconnait que les membres de la flottille n’était pas pacifistes...
Pour le reste, Israël savait que des gens qui veulent sa destruction se pointaient à Gaza. Il était de leur devoir de vérifier que le bateau ne contenait pas d’armes. Point. Effectivement, il aurait été plus judicieux d’emmener des tazers, je le concède. Mon avis c’est qu’ils n’étaient pas préparé, en effet, à se faire fracasser par des « pacifistes ». Y voir encore un complot... je ne sais pas, ça me parait un peu paranoïaque. Une enquête internationale devrait y répondre.
Israël a aussi rendu une partie de son territoire à Gaza. Ce qui est plutôt un bon point dans une politique foireuse de colonisation. Malheureusement, quand on voit ce qu’il en a été fait... :\
Aller, tout en cœur avec l’UOIF et Ramadan (sources de l’article), « Israël satan ! Allah akbar ! »
Si j’ai bien compris le texte Non ce n’est pas du second degré, j’ai d’ailleurs voté (-)
Je suis bien désolé de la société policière que l’on est en train de créer... Mais je suis aussi conscient du dénie de la réalité réalisé par certains, et notamment par le monde diplo dont j’ai été abonné un an...
Il est totalement criminel de dénier la violence à laquelle est confronté le corps enseignant et de prétendre qu’il s’agit d’une propagande orchestrée par le pouvoir. Il n’y a pas de propagande, au contraire, les faits sont passés sous silence pour ne pas « stigmatiser » une population de plus en plus agressive. Je me méfie de plus en plus de ce qui dénient la réalité. Le nombre de profs ayant tirés la sonnette d’alarme est pléthore. (exemple1exemple2)
Ce que beaucoup n’ont pas compris (ou feignent ne pas comprendre) c’est que prétendre qu’il y a de la violence, s’il n’y en a pas... ça fait feu de paille. C’est comme crier au loup, ça ne sert à rien.
Évidemment, on est d’accord sur un point : l’objectif c’est l’instauration d’un état policier. Mais pour y parvenir, la violence ne doit pas être fantasmée mais être orchestrée. Ceux qui prétendent qu’elle n’existe pas, font en quelque sorte le jeu de l’engrenage dans lequel nous sommes, ils en voient la finalité mais ne voient pas (ou prétendent ne pas voir) le chemin qui y mène.
Serge Halimi, à la direction du diplo depuis 2008, en est l’exemple type. Je partage ses idées, je suis d’accord avec tout ce qu’il dit. C’est ce qu’il ne dit pas qui me dérange, c’est ce qu’il ne dénonce pas qui me dérange. Ses silences sont plus parlant que ses écrits.
Ce qui me dérange, c’est la constance avec laquelle il pointe du doigt l’autorité et fait de tous les agents du désordre des victimes. Lorsque l’on confond liberté et licence, qu’il n’y a plus aucun respect
pour l’autorité, c’est le désordre total. Face à ce désordre, les
tensions s’exacerbent et la moindre tentative pour restaurer l’ordre est
ressentie comme insupportable.
Parallèlement, un tel climat d’insécurité impose à la population de
chercher un chef qui leur promette le retour à l’ordre. Et ORDRE devient
le mot à la mode sur les lèvres de tous les démagogues. « Méfiez-vous
de celui qui vient mettre de l’ordre » disait Diderot. Ce
nouveau sauveur endossera sa mission à condition d’avoir tous les
pouvoirs. C’est le tyran.
Nos gouvernants connaissent bien ces théories. Ils ne l’emploient pas
tant qu’ils se soucient du bien être de la population et non leur
propre intérêt. Est-ce toujours valable alors que la société de
consommation – qu’ils subissent au moins autant que nous – incite chaque
jour davantage à l’égoïsme ? La position du tyran est la seule qui
puisse véritablement assouvir leur soif de pouvoir et nous y allons tout
droit.
Le plus drôle, ou le plus triste, c’est que ceux qui prétendent « lutter
contre le système » en refusant toute forme d’autorité, rejetée en tant que puissance oppressante, hypocrite et malfaisante, en sont, au
contraire, les promoteurs. C’est l’héritage de mai 68. Si demain nous vivons dans un état policier, nous pourrons, en partie,
les en remercier.
Eh oui, la violence est voulue et rien n’est fait pour l’endiguée au contraire... jusqu’à ce que la population menacée dans son intégrité se jette dans les bras du répressif.
Le but du jeu c’est de nous placer dans l’étau entre le flicage carcérale intempestif ou la délinquance nihiliste décérabralisée.
Faites vos jeux, rien ne va plus.
« Lorsqu’un peuple assoiffé de liberté se trouve des échansons qui
lui en verse autant qu’il souhaite, jusqu’à l’enivrer, il arrive qu’on
appelle des despotes les gouvernements empressés de satisfaire les
exigences de leurs sujets toujours plus exigeants. Il arrive que celui
qui se montre discipliné soit décrit en terme d’homme sans caractère et
de serviteur. Il arrive que le père effrayé finisse par traité ses fils
comme des pairs et qu’il ne soit plus respecté, que le maître n’ose plus
réprimander ses élèves et qu’ils se moquent de lui, que les jeunes
revendiquent les mêmes droits que les vieux, et que les vieux acceptent
de les leur accorder pour ne pas paraître trop sévères. Sous un tel
climat de liberté, au nom de celle-ci, il n’y a plus de respect ni
d’égard pour personne. Et au sein de cette licence pousse et se
développe une mauvaise herbe : la tyrannie« . République de Platon – livre
VIII.