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hurlevent

Ingénieur informaticien à la SNCF.
 

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  • hurlevent 24 juillet 2008 19:09

    "Tout d’abord, si vous êtes comme vous l’écrivez « cheminot à la SNCF » et que vous trouvez que « beaucoup de cheminots ne travaillent pas assez, se laissent vivre, et ont une productivité lamentables vis à vis de ce qui se passent dans le privé (sic) », je vous conseille de démissionner. Faites un effort, soyez en accord avec votre conscience."

    Je comprends parfaitement votre remarque. Cependant, vous devez comprendre que j’aime le transport ferroviaire. C’est là où je veux travailler, et j’ai pu y entrer. Le problème, c’est qu’il n’y a que deux compagnies ferroviaires là où j’habite : RATP et SNCF. Je ne peux donc pas travailler dans chez un opérateur de transport ferroviaire privé. J’aime beaucoup travailler à la SNCF. Mon travail me plait. Je préfèrerais que la SNCF devienne plus professionnelle et adopte plus de méthodes de gestion du privé, mais rien n’est parfait.

    "Quittez la SNCF et fondez une entreprise de chemin de fer puisque cela est facile dans un système idéal de libre-concurrence qui, selon vous, existe. "

    Ce serait mon rêve. Mais je n’ai aucune des qualités d’un chef d’entreprise.

    "Mais quel poste occupez-vous donc à la SNCF pour passer votre temps à « visiter » des installations ? "

    J’ai des déplacements de temps à autres dans des installations dans le cadre de mon travail. Et je peux vous affirmer qu’il y a des surreffectifs énormes.

    "Et vous voulez être crédible après une telle caricature hargneuse ? "

    C’est pas une caricature. C’est la vérité, désolé.

    "Même les postes « en bureau » ont des obligations liées à la productivité. Il suffit de regarder les données. C’est un fait, peut-être relativement récent, mais indiscutable. "

    Bof. J’ai un travail en majorité "de bureau", et mes horaires du vendredi c’est 8h-13h05. Et je suis à temps complet.

     

    " Mais de quel complot financier parlez-vous donc ? "

    Vous tenez comme acquis une privatisation de la SNCF par morceau, afin de dresser le lecteur contre les "financiers privés". Or, la réalité est toute autre. Vous pouvez bien sûr supposer que la SNCF soit privatisée (ce que je souhaite) mais vous ne pouvez pas faire comme si c’était sûr et certain. Pour ma part, tous mes espoirs en une privatisation sont vains. Je ne vois rien de tangible pour étayer votre suggestion.

    "Dans le téléphone, vous soutenez l’idée qu’un marché occupé à la quasi totalité par trois opérateurs (Orange, SFR, Bouygues) est sain ? "

    Il y a environ 15 opérateurs. J’ai LeclercMobile personnellement. Et même si certains ont des tarifs similaires, d’autres ont des tarifs complètement différents.

    "Mon article ne porte pas sur la libéralisation de l’aérien. Je ne propose aucune comparaison à ce sujet (cf. plus bas au sujet des infrastructures). "

    OK mais c’est dommage car c’est à ce domaine que le transport ferroviaire ressemble le plus.

    "Est-ce être « malhonnête » que de prévoir dans les prochaines années la privatisation de la SNCF ? "

    La supposer, non. Mais ma tenir pour acquise, oui.


    "Pour reprendre votre expression, le trafic voyageur national EST du service public. "

    Non, ça ne l’est pas. si vous allez sur Wikipedia :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_public#Les_services_publics_en_France

    "Transports : transports urbains, transports ferroviaires régionaux (TER), ramassage scolaire, services portuaires, services aéroportuaires… ; "

    Il y a effectivement quelques subventions, mais elles sont marginales.

     

    "Je n’ai jamais écrit qu’une entreprise privée ne pouvait pas assurer une mission de service public. "

    Vous avez dit "Sa conséquence est l’abandon des services publics et la multiplication des prestataires privés de services et des offres. " comme si la multiplication des prestataires privés indiquaient un abandon du service public.


    "L’objectif n’est pas de comparer là où il y a le plus de morts. "

    OK mais souvent l’exemple de l’Angleterre est pris pour indiquer une mauvaise sécurité. Or, le réseau Anglais privatisé n’était pas plus dangereux que les autres réseaux.

    "Dans un milieu concurrentiel, où vont pouvoir se faire les économies ? C’est une question légitime. "

    Oui bien sûr. Mais il n’y a aucune raison que les compagnies privées soient moins sûres qu’une compagnie publique. Il suffit de faire respecter certaines normes. Ca marche comme ça dans l’aérien.


    "Vous ne voyez pas le problème puisque cela est en adéquation avec votre vision de la société. En fait, vous dites que c’est exact simplement parce que cela va dans votre sens. "

    Non je me base uniquement sur des faits. Les aéroports n’appartiennent pas aux compagnies aériennes. C’est un fait. Donc je ne vois pas pourquoi les rails devraient appartenir à une compagnie ferroviaire.

    "Le contribuable se retrouve avec la dette du RFF... .... Les autoroutes ont déjà été privatisées alors qu’elles étaient florissantes. "

    Là vous vous contredisez. Vous dites d’un coté que les autoroutes sont florissantes, et de l’autre que RFF ne l’est pas. Or, l’un et l’autre sont financés par les péages. Pourquoi ce qui est vrai pour l’un ne l’est pas pour l’autre ?

    "A propos « des régions qui n’ont jamais subventionné le TGV », voici le financement apporté par la région Alsace lors de la construction de la Ligne à Grande Vitesse Est-européenne : « Son coût global est évalué à environ 4,2 milliars € courants dont 3,9 milliards € actualisés au titre de la convention de financement du 20 novembre 2000, dont près de 350 M€ à la charge de l’Alsace. La participation de la Région Alsace à cette 1ère phase s’élève à environ de 175 M€. (Source : Conseil Régional Alsace) » "

    Tss tss tss. La région Alsace a financé la LGV, pas le TGV. Et cette ligne a également été financée par l’Allemagne et le Luxembourg. Je ne vois pas pourquoi une LGV devrait être utilisée par une seule compagnie ferroviaire. Toutes les compagnies ferroviaires, privées, publiques, françaises ou étrangères ont le droit d’utiliser cette LGV, à partir du moment où elles payent le péage.


    "Quant aux Régions qui financeraient des TGV, j’attends avec impatience que la Région PACA fasse rouler des TGV jusqu’en Bretagne. Cela risque d’être cher pour le budget des régions. Surtout après la décentralisation récente par l’Etat de nombreuses charges. "

    C’est leur décision. En tous cas, elles sont libres.
     


    "Non, pour des usagers du service public. Pour que certains départements ne continuent pas à se désertifier. "

    C’est une idée préconçue courante. Les lignes qui vont en pleine campagne sont le plus souvent à voie unique non électrifiée. C’est donc un TER diesel qui roule dessus. Et comme c’est une voie unique, il est préférable de ne faire rouler qu’un seul train à la fois dessus. Or, un train diesel n’est pas plus écologique qu’un bus. Et sur la route, on peut faire circuler plusieurs bus à la fois.

    "Aucune entreprise privée ne fera rouler des trains dans le Centre France, ce n’est pas rentable. "

    Sauf si la région subventionne la ligne.

    "Pas de jackpot ? Par conséquent, aucune entreprise privée ne sera jamais intéressée à l’idée faire rouler des TGV sur la ligne Paris-Marseille ? "

    Si surement. Mais de là à parler de "jackpot". Dans un monde concurrentiel, il n’y a pas de jackpot.

     

    "Connaissez-vous le coût de construction au kilomètre de l’ancienne ligne Paris-Lyon-Marseille ? La seule chose que je sais à son sujet, c’est qu’elle était non électrifiée. Et que le temps de trajet sur une ligne classique est - jusqu’à aujourd’hui - toujours de 10 heures. Tout cela n’a donc rien à voir. Nous parlons de l’infrastructure du TGV Mediterranée. Quelle entreprise privée aurait pris le risque de la financer ? "

    Je ne connais pas le coût, mais en 1840, sans tous les engins de terrassement et les techniques d’aujourd’hui, le cout devait beaucoup, beaucoup plus important que les LGV d’aujourd’hui. Et l’électrification n’est qu’un cout marginal.

     



  • hurlevent 24 juillet 2008 18:35

    " il n’a plus sa tête à lui, c’est un pion de direction. "
    Ce n’est pas parce que quelqu’un ne partage pas vos idées qu’il est un "pion de la direction". C’est comme si je vous traitais de "pion des syndicats".



  • hurlevent 23 juillet 2008 23:12

    Je suis cheminot à la SNCF et je peux vous affirmer que cet article est un tissu de conneries. Il joue en plus sur la théorie du complot financier pour se vendre. Plutot minable.

    "En fait, l’augmentation tarifaire était prévisible pour correspondre à la libéralisation du marché des transports."
     
    Première imbécilité. Si on compare les tarifs dans l’avion et dans le téléphone, l’ouverture a la concurrence s’est traduite par une bataille des prix qui a permis de voyager MOINS CHER.

    "Elle durera jusqu’en 2011-2012, jusqu’à la privatisation complète de la SNCF. Si cette dernière l’est d’ailleurs déjà dans les faits (organisation de l’entreprise),"
     
    Deuxième imbécilité. J’aimerais beaucoup que la SNCF soit privatisée. Je préfère mille fois mieux que la SNCF suive l’exemple d’Air France (bien gérée, en bénéfices, une des premières compagnies au monde) plutot que l’exemple d’Alitalia (mal gérée, aux mains des syndicats, au bord du gouffre). Malheureusement, rien ne permet d’espèrer une quelconque privatisation. Le supposer dans l’article est tout simplement malhonnête.

    "les tarifs doivent quant à eux quitter la sphère du service public pour répercuter le coût réel du transport en train. Ce qui n’était pas le cas : l’Etat subventionnait largement. « L’usager » devient peu à peu « le client ». "

    Troisième imbécilité. Le trafic voyageur national n’est PAS du service public. C’est le trafic régional qui est service public. Pas le trafic national. Il n’est pas subventionné. Donc oui, c’est évident pour quiconque a des notions basiques en économie, le cout réel doit être supporté par les clients. C’est vrai également pour l’avion, les bus, etc...

     

    "On peut s’étonner de l’augmentation des prix, de la multiplication des « périodes blanches », mais la problématique n’est pas là : au niveau européen, la libéralisation des transports a été décidée il y a déjà de nombreuses années. Sa conséquence est l’abandon des services publics et la multiplication des prestataires privés de services et des offres. "

    Là l’auteur perd les pédales. Il mélange le service public et le monopole public. Or, on peut très bien bien avoir un service public assuré par des entreprises privées. C’est le cas en banlieue parisienne par exemple, où certaines lignes de bus sont exploitées par Veolia ou d’autres. En ce qui concerne le transport ferroviaire régional, il est du ressort des régions. Ce sont les régions qui décident des tarifs, des horaires, du matériel roulant ... et également de l’entreprise chargée de l’exploitation ! Et oui, depuis 2006, les régions sont libres de choisir quelles entreprises exploitent le réseau ferroviaire régional. pour des raisons idéologiques (quasiment toutes les régions sont socialistes) elles ont gardé la SNCF, mais rien ne leur interdit de choisir un autre prestataire. Notons qu’en Allemagne, une filiale de la SNCF, Keolis, gère les trains régionaux d’une région allemande.

     

    "Ceux qui affirment « une fois que le monopole de la SNCF sera achevé, les prix baisseront » ne doivent pas avoir à payer de facture de téléphone portable (cf. l’évolution du prix du coût des télécommunications)... "

    Heu si j’en paye une. LeclercMobile, 65 Euros/an. Et oui, je suis très content de ne pas avoir à payer France Telecom. Mais le transport ferroviaire se compare plus facilement au transport aérien. Et là, c’est sans appel. La libéralisation a provoqué une baisse énorme des prix. Et j’espère que la SNCF évoluera suffisament pour être compétitive.

    "- Le second cas de figure, quant à lui, est-il compatible avec les exigences du transport ferroviaire (sécurité, entretien, ponctualité) ? L’exemple anglais est à ce titre significatif. Hausse exponentielle des prix, sécurité douteuse, confort faible. "

    Notons toutefois que dans la période 1994-2001, le pays qui a eu le plus de mort par accident ferroviaire est ... l’Allemagne. Mais chaque fois qu’un accident survenait en Angleterre, les gauchistes hurlaient.

     

    "Mais ils en conserveront la dette : la réorganisation en vue de la privatisation a préalablement divisé la SNCF en deux. D’un côté, le Réseau Ferré de France (RFF), qui récupère la dette ; de l’autre la SNCF qui s’occupe du transport,"
     
    Là, c’est exact. Mais je ne vois pas où est le problème. Les compagnies aériennes ne possèdent pas les aéroports. Les compagnies de car ne possèdent pas les autoroutes. RFF s’occupe des infrastructures, comme Aéroport de Paris les aéroports d’Orly & CDG.

    "elle-même divisée en une multitude d’entités prêtes à être privatisées (VFE, voyages-sncf.com, IDTGV, etc.)."
     
    On ne peut pas gérer la SNCF en un seul morceau. Toutes les entreprises, quelqu’elles soient, divisent leur activités en branches. Si l’auteur avait un minimum de connaissances en économie, il le saurait.

    "Seuls les transports régionaux resteront sous la direction des régions, qui devront payer pour s’équiper sans plus pouvoir profiter de quelque manière de la manne financière des TGV. "

    Là, c’est du grand n’importe quoi. Les régions gèrent bien les transports régionaux, mais vu qu’ils n’ont jamais subventionné le TGV, je ne comprends pas pourquoi ils devraient profiter de la "manne financière". Si une région veut profiter de cette "manne financière", elle peut très bien créer une compagnie ferroviaire et faire rouler ses propres TGV. Ce sera possible à partir de 2010.

    "De la logique d’un « nous », avec compensation des pertes sur les lignes en campagne parfois désertes grâce aux lignes à succès, on passe au principe du « je », avec individualisation des profits. "

    Je vois difficilement l’intérêt de maintenir une ligne déserte. Pour avoir une belle carte postale peut-être ?

    " Il faudra de toute façon expliquer comment l’Etat compte rembourser la dette du RFF avec des péages (droit de passage des trains privés sur les voies) sans imposer des prix prohibitifs (qui se répercuteront donc sur le client) ou diminuer les coûts d’entretiens (ce qui se répercutera sur la qualité des voies)."
     
    Les péages sont payés par toutes les compagnies, pas seulement les trains privés. Ils compensent l’entretient des voies ( 3 M Euros de péages et autant d’entretient).

    "Ce qui est sûr, pour le moment, c’est que l’Etat garde la dette. Pas le jackpot. "

    Il n’y a pas de jackpot.

    "La ligne Paris-Marseille, hyper rentable, servira donc des intérêts privés et rapportera de l’argent au privé."
     
    N’importe quoi. Cette lignes servira la SNCF et les autres compagnies. Et rapportera de l’argent à RFF via les péages. Comment l’auteur a-t-il réussit à écrire de pareilles bêtises, juste après avoir écrit que les péages allaient être élevés ? C’est à n’y rien comprendre.

    "Pourtant, quelle entreprise privée aurait pris le risque financier de construire cette ligne ? Quelle entreprise privée aurait soutenu ce projet ? Aucune. "

    Pour votre information, la ligne originale Paris-Marseille (pas la LGV) a été financée et construite entièrement par des fonds PRIVES dans les années 1840-60. Pareil pour les autres lignes. Et plus récemment, Eurotunnel.

    "Aujourd’hui, alors que le risque a été collectivement supporté, alors que la ligne rapporte, elle sera privatisée. "

    C’est vraiment n’importe quoi. Cette ligne appartient à RFF, et il n’a jamais été question de privatiser RFF (ni la SNCF d’ailleurs). Et chaque fois qu’un train emprunte cette ligne, c’est de l’argent pour RFF (environ 6 Euros par train et par km parcouru).

     

    "Que signifie « le service public » ? "

    Malheureusement il y a beaucoup à faire à la SNCF. Beaucoup de cheminots ne travaillent pas assez, se laissent vivre, et ont une productivité lamentables vis à vis de ce qui se passent dans le privé. J’ai visité plusieurs installations avec des gens qui ont les pieds sur le bureau et résolvent les mots croisés. Et vers 16h, les bureaux se vident. Le vendredi après midi, si vous voyez quelqu’un travailler dans un bureau, il y a de fortes chances que ce soit un prestataire de services. J’espère que Pepy va secouer tout ça. Je suis sûr que l’on peut faire bouger les choses. Si elles restent telles quelles, c’est démotivant.

     



  • hurlevent 26 juin 2008 18:24

     

    "PRIVEES avec ou sans subvention ? "

    Sans subvention. Comme Eurotunnel en 1986. Les LGV, par contre, ont bien été créées avec de l’argent public.

    "les rails sont la. et pourissent. sncF rfF. bizarre ca ressemble a gdF edF.........

    un bus qui fait 85km avec une personne et un train qui fait 85 km avec en plus des colis c’est quoi le mieux......... "

    Vous parlez là des lignes désaffectées ou faiblement desservies, ce qui n’est pas le cas de l’article. Les villes concernées par l’article sont bel et bien desservies par les TER, et la ligne est bien entretenue.

    Pour les voies qui sont faiblement ou plus du tout utilisées, il faut bien comprendre que même desservies, le trafic serait très faible. Depuis 100 ans, il y a eu une explosion de l’équipement en automobile, et un exode rural. Ce qui fait que des rails ayant une utilité il y a 100 ans ont désormais une utilité beaucoup plus faible.

    D’un point de vue pollution, un train diesel transportant 5 personnes pollue autant qu’un bus transportant 5 personnes (les rails peu utilisés ne sont pas electrifiés). Et coute beaucoup plus cher.

    En tout état de cause, ce sont les régions qui décident si oui ou non tel ou tel arrêt doit être desservi. Il est bien évident que ce n’est possible que s’il y a un minimum de trafic. Mais n’oublions pas que les régions peuvent très bien décider d’attribuer une desserte à une entreprise privée, qui, avec des couts moindre que la SNCF, peut peut être rentabiliser une ligne.

     



  • hurlevent 26 juin 2008 18:15

    "La SNCF est un établissement public, Monsieur, financé en partie par nos impôts. "

    C’est un Etablissement Public à caractère Industriel Commercial. Il n’a pas à obéir aux moindres désirs des habitants de Caussade, Souillac, ou Gourdon. Les arrêts des TEOZ sont décidés par la SNCF, et uniquement par elle.

    "Je vous conseille de profiter du temps où vous êtes encore cheminot, il va y en avoir beaucoup moins. "

    C’est normal il y a beaucoup de sureffectifs à la SNCF. La SNCF a le soucis de rationaliser son service et d’éviter les méthodes de travail obsolètes. Comme dans TOUTES les entreprises.

    "Vous ne comprenez pas pourquoi les trains devraient perdre du temps à s’arrêter dans les communes rurales ?

    Et bien parce que 1 Français sur 3 vit dans des communes de moins de 5000 habitants."

    Vous démontrez une ignorance complète du problème.

    Tout d’abord, les trains régionaux s’arrêtent bel et bien dans les communes rurales. Ces trains étant déficitaires, ils sont subventionnés par les régions. En fait, ce sont même les régions qui décident des dessertes, du matériel roulant à employer etc... Les régions sont même libres, depuis 2006, de choisir leur opérateur de transport ferroviaire (elles peuvent donc choisir une autre entreprise que la SNCF).

    "Nous ne serions bons que à payer des impôts et n’aurions aucun droit à des services publics ? Pourquoi payer, alors ? "

    Vos impots couvrent UNIQUEMENT les trains TER. Qui s’arrêtent à Souillac, Gourdon et Caussade. Quand aux trains grande lignes, ils ne sont pas subventionnés par vos impots. Et là, ce n’est pas à vous de décider quelles villes doivent être desservies. C’est à la SNCF. Sur un Paris-Toulouse, si toutes les gares devaient être desservies, le temps de trajet serait multiplié par deux. Le résultat ? Les quelques voyageurs en plus ne compenseraient pas les voyageurs en moins qui, dégoutés de la lenteur du train, se reporteraient sur d’autres moyens de transports.

    Vous prenez un train grande ligne pour un train régional. C’est votre erreur.

    "Dans le cas de Gourdon, nous avons perdu la maternité, le tribunal, le centre social, le chantier d’insertion, une partie du service de chirurgie, la météo, 4 emplois et quinze arrêts par semaine à la gare, et ce n’est pas fini... Regardez les offres d’emploi à Gourdon (46300) Il n’y en a presque plus. Que nous proposez vous ? Crever de misère en regardant passer les trains ? "

    Je ne vois pas pourquoi vous reportez vos problèmes égoïstes sur les voyageurs de la ligne Paris-Toulouse.

    "Croyez vous que nous soyons un cas particulier, pas du tout, des milliers de communes sont concernées. Des millions de personnes... "

    Des milliers de communes n’ont jamais eu de train et se portent très bien. Gourdon, Souillac et Caussade ont la chance d’avoir une desserte TER, en plus de quelques desserte TEOZ (car, contrairement à ce laisserait penser l’article, toutes les dessertes TEOZ n’ont pas été supprimées).

    "Quand à bloquer les voies, nous arrêtons les trains 3 minutes, pas plus, le temps que les voyageurs puissent monter et descendre. Pourquoi ? Parce que la SNCF refuse de négocier, refuse des concertations, des enquêtes publiques. "

    Je ne vois pas pourquoi la SNCF devrait négocier quoi que ce soit. En ce qui concerne TEOZ, la SNCF a pour responsabilité d’offrir un service performant et de qualité. Si supprimer les arrêts est dans l’interêt du service, je ne vois pas pourquoi on s’en priverait.

    Quand au blocage des voies, vous ne comprenez pas tous les enjeux.

    Quand une ou plusieurs personnes sont sur les voies, il s’agit d’une brèche dans la sécurité. Et ça ne prend PAS 3 minutes. Cela nécessite d’envoyer des agents sur place, de déloger les connards qui bloquent les voies, puis de faire une inspection minutieuse en amont et en aval pour vérifier qu’aucun abruti ne soit dans l’emprise RFF. Il ne s’agit pas d’une décision de la SNCF de procéder ainsi, mais de l’application du règlement. Au bas mot, c’est 30 minutes de blocage.

    Tous les jours nous avons des incidents de ce genre. Cela se traduit par des trains supprimés, des trains bloqués, ou des transbordements dans des bus.

    "Alors que la suppréssion des arrêts complique beaucoup le fait d’aller travailler dans les communes environnantes, augmente la pollution, bafoue les populations, nos élus, et parlementaires, qui ne sont pas respecté(e)s, et freine considérablement notre développement économique. "

    La SNCF n’est pas responsable du développement économique de ces communes. Elle n’a pas à tenir compte des décisions des élus.

    Si vous voulez des Paris-Toulouse qui s’arrêtent dans les 3 villes citées, rien ne vous empêchera de créer votre propre entreprise ferroviaire et de faire rouler des Paris-Toulouse à partir de 2010. Si vous arrivez à faire financer le matériel roulant par les pouvoirs publics, c’est réalisable avec une mise de fond raisonnable. On verra bien après si vous arriverez à rendre l’entreprise rentable.

    "Transporter les voyageurs par bus n’autorise pas la SNCF à faire voyager les passagers dans des bus bondés, avec des gens debout, à leur faire perdre 2h, tout cela pour éviter trois minutes d’arrêts. "

    Si. C’est la seule solution. La cause en est les crétins qui bloquent les voies. Et plus ces crétins bloqueront les voies, et plus les voyageurs se détourneront du train. Et moins la ligne sera rentable. Et un jour, elle fermera. Merci, Caussade, Gourdon et Souillac pour votre attitude de merde.

    "C’est égoïste de vouloir vivre, alors oui, nous sommes égoïstes, nous voulons vivre ici, et que nos enfants ait du travail. "

    Ca c’est pas égoïste. Mais ce qui est égoïste, c’est de faire payer vos petits problèmes aux autres. Et les autres ont eux aussi leurs problèmes.

    "Vous dites que nous sommes le problème, 1 Français sur 3 vit dans des communes de moins de 5000 habitants, et je ne parle pas des communes de 10 ou 20 000 habitants. "

    Vous êtes le problème car vous bloquez les voies, ce qui peut entrainer une désaffection du train. Des millions de communes de moins de 20 000 hab vivent très bien sans bloquer les trains qui passent. Mais à Caussade, Gourdon et Souillac, manifestement, ce n’est pas poossible.

    "Pour le moment, les économies de l’état sont faites sur notre dos. "

    En ce qui concerne TEOZ, l’Etat ne finance pas ce train, donc ce n’est pas une économie.

    "Regardez les communes qui perdent leurs services publics, il y en a des milliers,
    des millions de personnes sont concernées. "

    Les Trains Grande Lignes (comme TEOZ donc) ne sont pas du service public.

    "1 Français sur 3 est le problème ? Nous avons le droit de vivre de notre travail. "

    Non, vous prenez votre problème pour une généralité. 1 Français sur 3 vit dans les communes de taille modeste, ok. Mais ils vivent très bien sans bloquer les trains. Le problème, c’est les gens comme vous qui bloquent les trains.

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