Jacques-Robert SIMON : Chimiste, Chercheur au CNRS, Professeur à l'Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la ville de Paris (ESPCI). Devenu auto-entrepreneur afin d'éditer des textes scientifiques en Français et des commentaires politiques sans a priori militant.
Par « religion comme une autre », je ne parlais pas de la pratique mais des propositions faites par les textes. Les « fondements » ont énormément de choses en commun avec toutes les autres religions. Je ne pense pas une seule seconde que les adeptes de l’Islam soient plus rigoureux que les occidentaux, je souhaitais seulement mettre en évidence les raisons d’un refus et essayer de cerner les traits de ceux qui refusent avec le plus de véhémence. Par système démocratique, j’entendais un système régi par des élections. Ce système est maintenant proche de la « société du spectacle » décrite par Guy Debord : tout est fait pour être élu, pas pour diriger la Nation !
Etant moi même chercheur, je n’ai rien contre la recherche même (et surtout) fondamentale. Cependant, ceci ne justifie pas que l’on triche avec l’utilité immédiate pour les citoyens. Dans le nucléaire ancien, le démantèlement « intelligent » des centrales reste à démontrer. Pour le nucléaire « futur », il n’y a pas à ma connaissance de piste fiable.
La proposition a deux volets : l’énergie solaire et la sobriété. Cette dernière ne consiste pas à se priver de fast foods ou de produits de basse qualité issus de Chine, elle tend à se tourner vers une consommation raisonnée de produits de bonne qualité, si possible issus de l’artisanat. Dans ce cadre, le prix n’est plus le facteur décisif : la sobriété alliée à la qualité représente une alternative réelle. Quant à la production d’énergie au Sahara, c’est une chance pour les pays du Maghreb, donc aussi pour nous car nos destins sont liés qu’on le veuille ou non.